{"id":18096,"date":"2023-07-15T21:23:00","date_gmt":"2023-07-15T19:23:00","guid":{"rendered":"https:\/\/absi.ch\/new\/?p=18096"},"modified":"2023-07-19T21:35:01","modified_gmt":"2023-07-19T19:35:01","slug":"eucharistie-16-juillet-2023","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/absi.ch\/new\/2023\/07\/eucharistie-16-juillet-2023\/","title":{"rendered":"Eucharistie: 16 juillet 2023"},"content":{"rendered":"<div id=\"themify_builder_content-18096\" data-postid=\"18096\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-18096 themify_builder\">\n    \t<!-- module_row -->\n\t<div  class=\"themify_builder_row module_row clearfix module_row_1 themify_builder_18096_row module_row_18096-1 tb_jgg5251\">\n\t    \t    <div class=\"row_inner col_align_top\" >\n\t\t\t<div  class=\"module_column tb-column col-full first tb_18096_column module_column_0 module_column_18096-1-0 tb_y5ze252\">\n\t    \t    \t        <div class=\"tb-column-inner\">\n\t\t    <!-- module text -->\n<div  class=\"module module-text tb_n0wk257    \">\n            <div  class=\"tb_text_wrap\">\n    <p>15<sup>\u00e8me<\/sup> dimanche du Temps Ordinaire \u2014 Ann\u00e9e A<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>La parole de Dieu\u00a0: une parole qui nous fait vivre<\/h3>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Premi\u00e8re lecture<\/h5>\n<p><em>\u00a0<br \/><\/em><em>Avec la premi\u00e8re lecture, nous sommes au sixi\u00e8me si\u00e8cle avant la naissance de J\u00e9sus. Une partie importante des habitants de J\u00e9rusalem est exil\u00e9e \u00e0 Babylone. Mais un proph\u00e8te sans nom, dont les po\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9s dans le livre d\u2019Isa\u00efe, ose annoncer la fin de l\u2019exil. Ce sera le fruit de l\u2019intervention de Dieu dans l\u2019histoire humaine<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>A cette manifestation de Dieu, il faut se pr\u00e9parer en se mettant \u00e0 la recherche du Seigneur (v. 6).\u00a0Que l\u2019homme m\u00e9chant abandonne son chemin, et qu\u2019il s\u2019ouvre aux chemins de Dieu, un Dieu plein de tendresse (v. 7). Que l\u2019homme mette sa confiance dans les chemins de Dieu, dans ses projets et ses pens\u00e9es. En effet, les chemins de Dieu ne peuvent que nous surprendre\u00a0: ils sont toujours diff\u00e9rents et tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s par rapport aux n\u00f4tres. Ils sont loin des n\u00f4tres comme le ciel est loin de la terre (v. 8)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Oui, les projets de Dieu se r\u00e9alisent, et sa parole obtient toujours des r\u00e9sultats. C\u2019est ce que le proph\u00e8te nous dit dans la petite page que nous allons lire ce matin. Et, pour nous en parler, le po\u00e8te \u00e9voque la pluie. L\u2019efficacit\u00e9 de la parole de Dieu est comparable \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 de la pluie<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a>. Elle descend des cieux, elle arrose la terre, elle\u00a0f\u00e9conde\u00a0la terre, elle la fait germer\u00a0: c\u2019est ainsi que Dieu donne \u00ab\u00a0semence au semeur et pain \u00e0 celui qui mange\u00a0\u00bb. Et comme la pluie qui donne la nourriture et la vie, ainsi la parole de Dieu\u00a0: une parole qui nourrit, qui nous fait vivre et nous pr\u00e9pare un avenir nouveau<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a>. Mettons donc toute notre confiance dans cette parole.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Du livre du proph\u00e8te Isa\u00efe (55,10-11)<\/strong><\/p>\n<p>Ainsi parle le Seigneur :<\/p>\n<p><sup>10<\/sup> \u00ab La pluie et la neige descendent des cieux<\/p>\n<p>et ne retournent pas l\u00e0-haut sans avoir arros\u00e9 la terre,<\/p>\n<p>sans l\u2019avoir f\u00e9cond\u00e9e et l\u2019avoir fait germer,<\/p>\n<p>sans avoir donn\u00e9 semence au semeur<\/p>\n<p>et pain \u00e0 celui qui mange\u00a0;<\/p>\n<p><sup>11<\/sup> pareillement se comporte ma parole<\/p>\n<p>qui sort de ma bouche :<\/p>\n<p>elle ne retournera pas vers moi sans r\u00e9sultat,<\/p>\n<p>sans avoir fait ce que je d\u00e9sire<\/p>\n<p>et sans avoir r\u00e9alis\u00e9 ce pour quoi je l\u2019ai envoy\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Psaume<\/h5>\n<p><em>Le psaume 65 est un hymne, un po\u00e8me qui veut c\u00e9l\u00e9brer Dieu, Dieu qui prend soin de notre condition humaine et aussi de l\u2019existence d\u2019Isra\u00ebl dans la cr\u00e9ation et dans l\u2019histoire<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Le po\u00e8me s\u2019ouvre avec une louange \u00e0 Dieu qui \u00e9coute nos silences et nos pri\u00e8res. Cette louange est suivie d\u2019une demande de pardon et d\u2019une b\u00e9atitude pour celles et ceux qui se pr\u00e9sentent au temple (vv. 1-5).<\/em><\/p>\n<p><em>La deuxi\u00e8me partie du po\u00e8me est compos\u00e9e des versets 6-9. Ici, Dieu est pr\u00e9sent\u00e9 comme celui qui, r\u00e9pondant \u00e0 nos pri\u00e8res, intervient\u00a0: \u00ab\u00a0Avec justice, tu nous r\u00e9ponds par des merveilles\u00a0\u00bb, dit le po\u00e8te au verset 6<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><strong>[6]<\/strong><\/a>. Et, en poursuivant cette deuxi\u00e8me section, le po\u00e8te nous pr\u00e9sente le salut dans sa dimension universelle, jusqu\u2019aux extr\u00e9mit\u00e9s de la terre. Le Dieu cr\u00e9ateur continue son action\u00a0: il a mis de l\u2019ordre dans la cr\u00e9ation et il maintient cet ordre<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><strong>[7]<\/strong><\/a>. Voil\u00e0 pourquoi la strophe peut terminer par ces mots\u00a0: \u00ab\u00a0Tu fais crier de joie les portes du matin et du soir\u00a0\u00bb (v. 9).<\/em><\/p>\n<p><em>Enfin, la troisi\u00e8me, la derni\u00e8re partie (vv. 10-14), celle que nous allons lire dans un instant. Ici, le po\u00e8te \u00e9voque, avec enthousiasme, les \u00e9l\u00e9ments les plus communs et quotidiens de la puissance de Dieu\u00a0: Dieu qui visite la terre, Dieu qui donne la pluie \u00e0 la terre et, \u00e0 travers la pluie, il pr\u00e9pare le bl\u00e9 pour les humains et les pr\u00e9s pour le b\u00e9tail. C\u2019est ainsi que les collines \u00ab\u00a0prennent une ceinture de joie\u00a0\u00bb (v. 13) et les vall\u00e9es \u00ab poussent des cris de joie, bien plus, elles chantent\u00a0\u00bb (v. 14). Ici, plus que de la puissance de Dieu, le po\u00e8te parle de la tendresse de Dieu qui b\u00e9nit la terre pour la joie de nous qui sommes ses enfants. <\/em><\/p>\n<p><em>Et \u00e0 travers les paroles du psaume nous pouvons reconna\u00eetre l\u2019\u00e9tonnement du po\u00e8te<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><strong>[8]<\/strong><\/a>, un \u00e9tonnement qui nous r\u00e9veille de notre tristesse et aussi de notre aridit\u00e9, de notre fermeture en nous-m\u00eames. Je vous propose donc d\u2019intervenir, \u00e0 la fin de chaque strophe, et d\u2019exprimer notre \u00e9tonnement devant le fait que Dieu visite la terre et qui, b\u00e9nissant les graines qui poussent, nourrit notre espoir.<\/em><\/p>\n<p><em>En reprenant les mots des versets 10a et 11c, voici donc notre refrain\u00a0:<\/em><\/p>\n<p><strong>Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Psaume 65 (versets 10abcd. 10e-11. 12-13. 14)<\/strong><\/p>\n<p><sup>10abcd<\/sup> Seigneur, tu visites la terre et tu lui donnes l\u2019abondance,<\/p>\n<p>g\u00e9n\u00e9reusement tu l\u2019enrichis.<\/p>\n<p>\u00d4 Dieu, ta rivi\u00e8re est pleine d\u2019eau,<\/p>\n<p>c\u2019est ainsi que tu pr\u00e9pares le bl\u00e9 pour les humains.<\/p>\n<p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0:<strong>\u00a0 Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>10e<\/sup> Ainsi, tu pr\u00e9pares la terre :<\/p>\n<p><sup>11<\/sup> tu donnes de l\u2019eau aux sillons,<\/p>\n<p>tu aplanis le sol, tu rends la terre humide de pluie,<\/p>\n<p>tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/p>\n<p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0:<strong>\u00a0 Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>12<\/sup> Tu couronnes l\u2019ann\u00e9e de tes biens,<\/p>\n<p>et sur ton passage l\u2019abondance ruisselle.<\/p>\n<p><sup>13<\/sup> Au d\u00e9sert, les p\u00e2turages ruissellent,<\/p>\n<p>et les collines prennent une ceinture de joie.<\/p>\n<p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0:<strong>\u00a0 Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>14<\/sup> Les pr\u00e9s se sont rev\u00eatus de petit b\u00e9tail,<\/p>\n<p>et les vall\u00e9es sont couvertes de bl\u00e9,<\/p>\n<p>elles poussent des cris de joie,<\/p>\n<p>bien plus, elles chantent.<\/p>\n<p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0:<strong>\u00a0 Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Deuxi\u00e8me lecture<\/h5>\n<p><em>Comme la semaine pass\u00e9e, la deuxi\u00e8me lecture est une page de la lettre aux Romains. Et, dans la page de ce matin, le regard de Paul se tourne vers l\u2019avenir. Paul le souligne d\u00e9j\u00e0 dans la premi\u00e8re phrase, \u00e0 travers le contraste entre le \u00ab\u00a0temps pr\u00e9sent\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0la gloire \u00e0 venir qui sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9e pour nous\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p>\n<p><em>Le temps pr\u00e9sent, nous dit Paul dans sa lettre, est caract\u00e9ris\u00e9 par \u00ab\u00a0les souffrances\u00a0\u00bb\u00a0: les souffrances de la cr\u00e9ation tout enti\u00e8re, \u00ab\u00a0\u00e0 une seule voix\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><strong>[10]<\/strong><\/a>, et nos souffrances personnelles. Et ces souffrances sont comparables au travail de l\u2019accouchement (v. 22) En \u00e9voquant ces souffrances, Paul utilise le verbe \u00ab\u00a0g\u00e9mir\u00a0\u00bb (vv. 22.23). Et ce verbe \u00e9voque une situation dans laquelle la souffrance prend totalement une personne, au point qu\u2019elle ne trouve m\u00eame plus les mots pour dire sa douleur. Mais le verbe grec contient aussi l\u2019id\u00e9e de \u00ab\u00a0soupirer\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a>, de regarder vers un avenir qu\u2019elle est incapable d\u2019atteindre toute seule. C\u2019est ainsi que, \u00e0 la fin de sa page, Paul unit deux verbes\u00a0: \u00ab\u00a0nous g\u00e9missons, nous attendons que Dieu\u2026\u00a0\u00bb (v. 23).<\/em><\/p>\n<p><em>Quant \u00e0 l\u2019avenir, Paul le mentionne avec le terme \u00ab\u00a0gloire\u00a0\u00bb (v. 18). Ce mot, qui d\u2019habitude \u00e9voque la gloire propre de Dieu, ici est utilis\u00e9 avec une signification diff\u00e9rente\u00a0: il \u00e9voque la dignit\u00e9, l\u2019honneur, la pleine r\u00e9ussite et la pleine r\u00e9alisation de nos espoirs<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><strong>[12]<\/strong><\/a> en tant que filles et fils de Dieu. En effet, d\u00e8s maintenant, nous sommes les enfants de Dieu\u00a0; mais, pour l\u2019avenir la cr\u00e9ation attend \u00ab\u00a0<\/em><em>la r\u00e9v\u00e9lation de la pleine identit\u00e9 des fils de Dieu\u00a0\u00bb (v. 19)<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><strong>[13]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em> Sur cette condition, Paul va revenir dans la suite de sa page, d\u2019abord au v. 21, lorsqu\u2019il mentionne \u00ab la glorieuse libert\u00e9 des enfants de Dieu\u00a0\u00bb, et aussi au v. 23\u00a0en \u00e9voquant une lib\u00e9ration qui caract\u00e9risera aussi notre corps. En effet, Paul \u00e9crit\u00a0: \u00ab nous attendons que Dieu fasse de nous ses enfants et qu\u2019il nous accorde une d\u00e9livrance totale, m\u00eame pour notre corps\u00a0\u00bb. <\/em><\/p>\n<p><em>Enfin, une derni\u00e8re remarque\u00a0: dans nos souffrances, dans nos g\u00e9missements, dans nos soupirs en attendant cette nouvelle condition que nous ne pouvons m\u00eame pas imaginer, nous ne sommes pas seul(e)s. Nous sommes soutenu(e)s par l\u2019Esprit. C\u2019est dans cette condition que nous, \u00ab\u00a0qui avons d\u00e9j\u00e0 l\u2019Esprit Saint comme premi\u00e8re part des dons de Dieu, nous g\u00e9missons\u00a0\u00bb (v. 23). Voil\u00e0 d\u2019o\u00f9 vient notre force dans les souffrances et notre regard &#8211; en toute confiance &#8211; vers l\u2019avenir que Dieu nous pr\u00e9pare.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lecture de la lettre de saint Paul ap\u00f4tre aux Romains (8,18-23)<\/strong><\/p>\n<p>Fr\u00e8res, <sup>18<\/sup> j\u2019estime qu\u2019il n\u2019y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps pr\u00e9sent et la gloire \u00e0 venir qui sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9e pour nous. <sup>19<\/sup> En effet, la cr\u00e9ation (enti\u00e8re) attend avec impatience la r\u00e9v\u00e9lation de la pleine identit\u00e9 des fils de Dieu.<\/p>\n<p><sup>20<\/sup> Car la cr\u00e9ation a \u00e9t\u00e9 soumise au pouvoir de forces qui ne m\u00e8nent \u00e0 rien<em>. <\/em>Ce n\u2019est pas la cr\u00e9ation qui a voulu cela, mais c\u2019est (Dieu) qui l\u2019a mise sous ce pouvoir. Il y a toutefois une esp\u00e9rance : <sup>21<\/sup> c\u2019est que la cr\u00e9ation elle-m\u00eame sera lib\u00e9r\u00e9e un jour du pouvoir destructeur qui la tient en esclavage et qu\u2019elle aura part \u00e0 la glorieuse libert\u00e9 des enfants de Dieu.<\/p>\n<p><sup>22<\/sup> En effet, nous savons que, jusqu\u2019\u00e0 ce jour, la cr\u00e9ation enti\u00e8re <strong>g\u00e9mit<\/strong> \u00e0 une seule voix et, \u00e0 une seule voix, elle souffre comme une femme qui accouche. <sup>23<\/sup> Mais pas seulement la cr\u00e9ation : nous qui avons d\u00e9j\u00e0 l\u2019Esprit Saint comme premi\u00e8re part des dons de Dieu, nous aussi, en nous-m\u00eames, nous <strong>g\u00e9missons<\/strong>. En effet, nous attendons que Dieu fasse de nous ses enfants et qu\u2019il nous accorde une d\u00e9livrance totale, m\u00eame pour notre corps.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>All\u00e9luia. All\u00e9luia. <\/strong><\/p>\n<p><em>La semence est la parole de Dieu ;<\/em><\/p>\n<p><em>le semeur est le Christ ;<\/em><\/p>\n<p><em>celui qui le trouve demeure pour toujours.<\/em><\/p>\n<p><strong>All\u00e9luia.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>\u00c9vangile<\/h5>\n<p><em>La page de l\u2019\u00c9vangile de ce matin est structur\u00e9e en trois sections.<\/em><\/p>\n<p><em>Dans la premi\u00e8re (vv. 1-9), J\u00e9sus sort de la maison et, \u00e0 la foule qui se r\u00e9unit au bord de la mer, il raconte la parabole du semeur. En grec, le mot \u00ab\u00a0parabole\u00a0\u00bb signifie rapprochement, comparaison, similitude, exemple. Dans cette page de l\u2019\u00c9vangile, nous avons donc un r\u00e9cit qui, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sa signification imm\u00e9diate, en sugg\u00e8re une autre.<\/em><\/p>\n<p><em>Le r\u00e9cit parle d\u2019un semeur qui sort<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><strong>[14]<\/strong><\/a> pour aller semer. Dans la suite du r\u00e9cit, le semeur n\u2019est plus mentionn\u00e9 et tout se concentre sur les graines. En effet, des graines tombent au bord du chemin (v. 4), d\u2019autres dans les pierres (v. 5), d\u2019autres parmi des plantes \u00e9pineuses (v. 7), d\u2019autres &#8211; enfin &#8211; dans la belle terre (v. 8). A une premi\u00e8re lecture, en pensant surtout aux trois premiers endroits, on pourrait penser \u00e0 un semeur superficiel, qui ne fait pas attention \u00e0 ce qu\u2019il fait. Mais, \u00e0 travers ce r\u00e9cit, J\u00e9sus veut \u00e9voquer le comportement de Dieu qui s\u00e8me partout et ne refuse sa parole \u00e0 personne<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><strong>[15]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Encore une remarque sur le r\u00e9cit en tant que tel. Dans les trois premiers lieux, le narrateur nous parle des r\u00e9sultats diff\u00e9rents. Les graines tomb\u00e9es sur le chemin n\u2019ont m\u00eame pas le temps pour pousser\u00a0: tout de suite elles sont mang\u00e9es par les oiseaux. Quant aux graines tomb\u00e9es dans les pierres, elles poussent, mais ensuite elles meurent par manque de terre. Quant aux graines tomb\u00e9es parmi les plantes \u00e9pineuses, elles arrivent m\u00eame \u00e0 grandir, mais ensuite elles sont \u00e9touff\u00e9es. Enfin, quant aux graines tomb\u00e9es sur la belle terre, elles donnent trois r\u00e9sultats diff\u00e9rents, cent graines, soixante graines et trente graines, qui font un joli contraste par rapport aux trois r\u00e9sultats n\u00e9gatifs.<\/em><\/p>\n<p><em>Et le r\u00e9cit se termine avec J\u00e9sus qui invite les foules \u00e0 \u00e9couter, \u00e0 prendre soin de son message.<\/em><\/p>\n<p><em>La deuxi\u00e8me section de notre texte (vv. 10-17) s\u2019ouvre avec les disciples qui s\u2019approchent de J\u00e9sus, qui est sur la barque, et l\u2019interrogent. Ici, le verbe s\u2019approcher nous montre les disciples dans leur rapport intime avec J\u00e9sus, tandis que la foule est loin, sur la rive de la mer.<\/em><\/p>\n<p><em>Et \u00e0 partir de cette diff\u00e9rence locale entre les disciples et la foule, J\u00e9sus explique les cons\u00e9quences diff\u00e9rentes de son discours en paraboles\u00a0: \u00ab A vous, Dieu a donn\u00e9 de conna\u00eetre les myst\u00e8res du Royaume des cieux, mais \u00e0 eux cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9\u00a0\u00bb (v. 11). Aux disciples, Dieu a donn\u00e9 de comprendre et de vivre intimement les myst\u00e8res du Royaume. Quant aux autres, aux Juifs, ils refusent J\u00e9sus et sa parole\u00a0; et &#8211; d\u2019apr\u00e8s Matthieu &#8211; ce refus appara\u00eet incompr\u00e9hensible \u00e0 J\u00e9sus, voil\u00e0 pourquoi il l\u2019attribue \u00e0 un choix myst\u00e9rieux op\u00e9r\u00e9 par Dieu<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><strong>[16]<\/strong><\/a>. Aux Juifs qui refusent, \u00ab\u00a0cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9\u00a0\u00bb. Et le verset suivant revient sur ce contraste\u00a0: au disciple qui d\u00e9sire \u00e9couter la parole de J\u00e9sus, on donnera \u00ab\u00a0encore plus\u00a0\u00bb. Au contraire, \u00e0 celui qui n\u2019a pas ce d\u00e9sir, \u00e0 celui en qui la parole ne porte pas de fruit, on enl\u00e8vera \u00ab\u00a0m\u00eame ce qu\u2019il a\u00a0\u00bb, par exemple le fait d\u2019appartenir au peuple \u00e9lu<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><strong>[17]<\/strong><\/a>. Et, pour terminer, J\u00e9sus revient sur son discours en paraboles. Le choix de ce langage est li\u00e9 au fait que J\u00e9sus a constat\u00e9 la surdit\u00e9 et la c\u00e9cit\u00e9 des Juifs\u00a0: \u00ab\u00a0parce qu\u2019ils regardent sans regarder et qu\u2019ils \u00e9coutent sans \u00e9couter ni comprendre\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi que se r\u00e9alise ce que le proph\u00e8te Isa\u00efe avait annonc\u00e9 d\u2019apr\u00e8s la traduction grecque\u00a0: \u00ab\u00a0En \u00e9coutant, vous \u00e9couterez mais vous ne comprendrez pas\u00a0; en regardant, vous regarderez, mais vous ne verrez pas. En effet, le c\u0153ur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont \u00e9cout\u00e9, mais avec des oreilles bouch\u00e9es, et leurs yeux ils les ont ferm\u00e9s. Tout cela pour ne pas voir de leurs yeux, ne pas \u00e9couter de leurs oreilles, ne pas comprendre avec leur c\u0153ur, et pour ne pas changer leur vie\u00a0\u00bb (vv. 14-15\u00a0; cf. Is 6,9-10). Et pourtant, malgr\u00e9 cette c\u00e9cit\u00e9, cette surdit\u00e9, ce c\u0153ur ferm\u00e9, la traduction grecque d\u2019Isa\u00efe et J\u00e9sus dans l\u2019\u00c9vangile pr\u00e9sentent Dieu qui intervient quand m\u00eame. En effet, Dieu affirme\u00a0: \u00ab\u00a0Et pourtant je les gu\u00e9rirai\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><em>Cette intervention de Dieu qui sauve, Dieu l\u2019accomplit \u00e0 travers J\u00e9sus<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><strong>[18]<\/strong><\/a>. Voil\u00e0 pourquoi J\u00e9sus peut dire aux disciples\u00a0: \u00ab heureux sont vos yeux, parce qu\u2019ils voient, et vos oreilles, parce qu\u2019elles \u00e9coutent\u00a0\u00bb (v. 16). Oui, les disciples peuvent voir et \u00e9couter J\u00e9sus, celui que les proph\u00e8tes et les justes ont d\u00e9sir\u00e9 et attendu.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><em>Enfin, dans la troisi\u00e8me partie de la lecture (vv. 18-23), J\u00e9sus invite ses disciples \u00e0 \u00e9couter\u00a0: \u00ab\u00a0Vous donc, \u00e9coutez ce que signifie la parabole du semeur\u00a0\u00bb (v. 18). Et le verbe \u00ab\u00a0\u00e9couter\u00a0\u00bb va retentir plusieurs fois dans l\u2019explication de la parabole, en particulier avec le compl\u00e9ment \u00ab\u00a0\u00e9couter la parole\u00a0\u00bb (vv. 19.20.22.23). Mais dans son explication, J\u00e9sus \u00e9voque deux possibilit\u00e9s\u00a0: \u00e9couter la parole et ne pas la comprendre (v. 19), ou bien l\u2019\u00e9couter et la comprendre (v. 23). Et ici le fait de comprendre ce n\u2019est pas seulement un acte d\u2019intelligence\u00a0: il s\u2019agit d\u2019une compr\u00e9hension profonde, spirituelle, intime<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><strong>[19]<\/strong><\/a>. Sans cette compr\u00e9hension profonde, la parole n\u2019entre pas en nous en profondeur, et \u00ab\u00a0le Mauvais arrive et arrache ce qui a \u00e9t\u00e9 sem\u00e9\u00a0\u00bb (v. 19) dans notre c\u0153ur.<\/em><\/p>\n<p><em>Il ne suffit pas non plus de recevoir la parole avec joie (v. 20), il faut qu\u2019elle s\u2019enracine en nous-m\u00eames et fasse de nous des personnes de constance, des personnes qui savent \u00eatre fid\u00e8les m\u00eame dans les moments difficiles et aussi dans les pers\u00e9cutions. Il faut aussi que \u00ab\u00a0les soucis du monde et la s\u00e9duction des richesses\u00a0\u00bb ne s\u2019imposent pas sur nous et n\u2019\u00e9touffent pas la parole. Autrement elle reste sans fruit. Essayons, au contraire, d\u2019\u00eatre ceux et celles qui re\u00e7oivent la semence dans la belle terre. C\u2019est seulement ainsi que nous pourrons \u00ab\u00a0porter du fruit\u00a0\u00bb. (v. 23).<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u00c9vangile de J\u00e9sus Christ selon saint Matthieu (13,1-23)<\/strong><\/p>\n<p><sup>1<\/sup> Ce jour-l\u00e0, J\u00e9sus \u00e9tait sorti de la maison, et il \u00e9tait assis au bord de la mer. <sup>2<\/sup> Et des foules nombreuses se rassembl\u00e8rent autour de lui\u00a0; c\u2019est pourquoi il monta dans une barque et il s\u2019assit. Et toute la foule se tenait sur le rivage. <sup>3<\/sup> Il leur dit beaucoup de choses en paraboles.<br \/>\u00ab Voici que le semeur est sorti pour semer. <sup>4<\/sup> Comme il semait, des graines sont tomb\u00e9es au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. <sup>5<\/sup> D\u2019autres graines sont tomb\u00e9es dans les pierres, l\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y a pas beaucoup de terre. L\u00e0, elles ont pouss\u00e9 tout de suite, parce que la (couche de) terre n\u2019\u00e9tait pas profonde. <sup>6<\/sup> Quand le soleil se leva, il br\u00fbla les jeunes plantes : elles se dess\u00e9ch\u00e8rent parce qu\u2019elles n\u2019avaient pas suffisamment de racines. <sup>7<\/sup> Une autre partie des graines est tomb\u00e9e parmi des plantes \u00e9pineuses. Celles-ci grandirent et \u00e9touff\u00e8rent les bonnes pousses. <sup>8<\/sup> Mais d\u2019autres graines sont tomb\u00e9es dans la belle terre et elles donnaient du fruit, un (grain) cent, un autre soixante, un autre trente\u00a0\u00bb.<br \/><sup>9<\/sup> Et J\u00e9sus ajouta : \u00ab Celui qui a des oreilles, qu\u2019il \u00e9coute ! \u00bb.<br \/><sup>10<\/sup> Les disciples s\u2019approch\u00e8rent de J\u00e9sus et lui dirent : \u00ab Pourquoi leur parles-tu en utilisant des paraboles ? \u00bb <sup>11<\/sup> Et, en r\u00e9pondant, J\u00e9sus leur dit : \u00ab A vous, Dieu a donn\u00e9 de conna\u00eetre les myst\u00e8res du Royaume des cieux, mais \u00e0 eux cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9. <sup>12<\/sup> En effet, celui qui a quelque chose, on lui donnera encore plus et il sera dans l\u2019abondance. Mais celui qui n\u2019a pas, on lui enl\u00e8vera m\u00eame ce qu\u2019il a. <sup>13<\/sup> Voici pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu\u2019ils regardent sans regarder et qu\u2019ils \u00e9coutent sans \u00e9couter ni comprendre. <sup>14<\/sup> Ainsi s\u2019accomplit pour eux la proph\u00e9tie exprim\u00e9e par Isa\u00efe en ces termes : \u201cEn \u00e9coutant, vous \u00e9couterez mais vous ne comprendrez pas ; en regardant, vous regarderez, mais vous ne verrez pas. <sup>15<\/sup> En effet, le c\u0153ur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont \u00e9cout\u00e9, mais avec des oreilles bouch\u00e9es, et leurs yeux ils les ont ferm\u00e9s. Tout cela pour ne pas voir de leurs yeux, ne pas \u00e9couter de leurs oreilles, ne pas comprendre avec leur c\u0153ur, et pour ne pas changer leur vie. Et pourtant je les gu\u00e9rirai\u201d.<br \/><sup>16<\/sup> Mais heureux sont vos yeux, parce qu\u2019ils voient, et vos oreilles, parce qu\u2019elles \u00e9coutent. <sup>17<\/sup> En v\u00e9rit\u00e9 je vous le dis\u00a0: beaucoup de proph\u00e8tes et de justes ont d\u00e9sir\u00e9 voir ce que vous regardez, et ne l\u2019ont pas vu\u00a0; ils ont d\u00e9sir\u00e9 \u00e9couter ce que vous \u00e9coutez, et ne l\u2019ont pas entendu.<br \/><sup>18<\/sup> Vous donc, \u00e9coutez ce que signifie la parabole du semeur.<br \/><sup>19<\/sup> Chaque fois qu\u2019une personne <strong>\u00e9coute la parole<\/strong> du Royaume <strong>et ne la comprend pas<\/strong>, le Mauvais arrive et arrache ce qui a \u00e9t\u00e9 sem\u00e9 dans leur c\u0153ur. Voil\u00e0 celui qui a re\u00e7u la semence au bord du chemin. <sup>20<\/sup> Celui qui a re\u00e7u la semence sur un sol plein de pierres, c\u2019est celui qui <strong>\u00e9coute la parole<\/strong> et la re\u00e7oit aussit\u00f4t avec joie, <sup>21<\/sup> mais il n\u2019a pas de racine en lui-m\u00eame, il est l\u2019homme d\u2019un moment et, d\u00e8s que survient une tribulation ou une pers\u00e9cution \u00e0 cause de la parole, il y trouve aussit\u00f4t une occasion de chute. <sup>22<\/sup> Celui qui a re\u00e7u la semence parmi les plantes \u00e9pineuses, c\u2019est celui qui <strong>\u00e9coute la parole\u00a0<\/strong>; mais en lui les soucis du monde et la s\u00e9duction des richesses \u00e9touffent la parole et elle reste sans fruit.<br \/><sup>23<\/sup> Celui qui a re\u00e7u la semence dans la belle terre, c\u2019est celui qui <strong>\u00e9coute la parole<\/strong> <strong>et la comprend<\/strong> ; il porte du fruit et un (grain) en donne cent, un autre soixante et un autre trente\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Acclamons la Parole de Dieu.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Pri\u00e8re d\u2019ouverture<br \/><br \/><\/h5>\n<p><strong>La puissance de ta Parole<\/strong><\/p>\n<p>Donne-nous, Seigneur,<\/p>\n<p>d\u2019accueillir dans le c\u0153ur<\/p>\n<p>la puissance de ta Parole\u00a0;<\/p>\n<p>qu\u2019elle porte fruit<\/p>\n<p>dans notre c\u0153ur<\/p>\n<p>et qu\u2019elle puisse vaincre contre toutes les tensions<\/p>\n<p>et les tentations<\/p>\n<p>qui cherchent de la suffoquer en nous<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>.<\/p>\n<p>[Carlo Maria Martini, th\u00e9ologien et cardinal, Italie, 1927-2012]<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Pri\u00e8re des fid\u00e8les<\/h5>\n<p><em>* <\/em>La premi\u00e8re lecture nous parle de ta parole, Seigneur. Tu nous assures\u00a0: \u00ab\u00a0elle ne retournera pas vers moi sans r\u00e9sultat, sans avoir fait ce que je d\u00e9sire et sans avoir r\u00e9alis\u00e9 ce pour quoi je l\u2019ai envoy\u00e9e\u00a0\u00bb. Devant l\u2019efficacit\u00e9 de ta parole, nous n\u2019avons qu\u2019\u00e0 nous ouvrir, \u00e0 l\u2019accueillir et \u00e0 nous laisser guider par elle. C\u2019est ainsi que nous pourrons \u00eatre comme la terre arros\u00e9e, f\u00e9cond\u00e9e et florissante gr\u00e2ce \u00e0 ta parole.<\/p>\n<p>* Le psaume nous pr\u00e9sente la terre aride de la Palestine comme une terre qui, au printemps, na\u00eet \u00e0 nouveau. Et \u00e7a, gr\u00e2ce \u00e0 ton intervention, Seigneur. En effet, \u00ab\u00a0Tu visites la terre et tu lui donnes l\u2019abondance, g\u00e9n\u00e9reusement tu l\u2019enrichis\u00a0\u00bb. Quant aux vall\u00e9es, elles \u00ab\u00a0sont couvertes de bl\u00e9, elles poussent des cris de joie, bien plus, elles chantent\u00a0\u00bb. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 reconna\u00eetre ton action dans la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de la nature et aussi dans notre vie, de jour en jour.<\/p>\n<p>* Dans sa lettre, Paul \u00e9voque les g\u00e9missements de la cr\u00e9ation tout enti\u00e8re et aussi nos g\u00e9missements. Que nous puissions les vivre, nos g\u00e9missements, en regardant vers l\u2019avenir, que nous puissions les vivre comme des exp\u00e9riences qui nous ouvrent \u00e0 la \u00ab\u00a0d\u00e9livrance totale\u00a0\u00bb, \u00e0 \u00ab\u00a0la r\u00e9v\u00e9lation\u00a0\u00bb de notre pleine identit\u00e9 comme fils et filles de Dieu.<\/p>\n<p>* Dans l\u2019\u00c9vangile, J\u00e9sus notre fr\u00e8re, tu nous parles du semeur. Tu es le semeur qui \u00ab\u00a0est sorti pour semer\u00a0\u00bb, et tu s\u00e8mes ta parole, de jour en jour, et d\u2019un dimanche \u00e0 l\u2019autre ici dans le Centre. Fais que nous ne soyons pas comme \u00ab un sol plein de pierres\u00a0\u00bb\u00a0; que nous ne soyons pas des personnes qui \u00e9coutent ta parole et la re\u00e7oivent avec joie, mais qui l\u2019oublient dans des moments de tribulation et de souffrances. Que nous ne soyons pas comme des plantes \u00e9pineuses, que nous ne soyons par des individus qui \u00e9coutent ta parole\u00a0mais qui, pris par les soucis du monde et la s\u00e9duction des richesses, l\u2019\u00e9touffent et la r\u00e9duisent au silence. Au contraire, que nous soyons des femmes et des hommes qui \u00e9coutent la parole et la comprennent et qui portent du fruit.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/16-juillet-2023-CJK-3.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>&gt; testo (pdf)<\/em><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><em>\u00a0<\/em><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cf. P.-E. Bonnard, <em>Le second Isa\u00efe, son disciple et ses lecteurs. <\/em><em>Is 40-66<\/em>, Gabalda, Paris, 1972, p. 298ss.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cf. C. Westermann, <em>Isaia. Capitoli 40-66<\/em>, Paideia, Brescia, 1978, p. 350.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Cf. P.-E. Bonnard, <em>Le second Isa\u00efe, son disciple et ses lecteurs. Is 40-66<\/em>, Gabalda, Paris, 1972, p. 308.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Cet avenir nous sera pr\u00e9sent\u00e9, au verset 12, comme un \u2018sortir\u2019, un nouvel exode, une nouvelle sortie vers la lib\u00e9ration. Cf. H.-W. J\u00fcngling, <em>Il libro di Isaia<\/em>, dans E. Zenger (ed.), <em>Introduzione all\u2019Antico Testamento<\/em>, Queriniana, Brescia, 2008, p. 660.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Cf. F.-L. Hossfeld, <em>Psalm 65<\/em>, dans F.-L. Hossfeld &#8211; E. Zenger, <em>Psalmen 51-100<\/em>, Herder, Freiburg &#8211; Basel &#8211; Wien, 2000, p. 214.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Pour l\u2019interpr\u00e9tation de cette tournure, cf. G. Ravasi, <em>Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. Vol. II (Salmi 51-100)<\/em>, EDB, Bologna, 2015, p. 315.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Ainsi J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 571.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cf. B. Maggioni, <em>Davanti a Dio. I salmi 1-75<\/em>, Vita e pensiero, Milano, 2004, p. 200.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Cf. R. Penna, <em>Lettera ai Romani, II. Rm 6-11. Versione e commento<\/em>, EDB, Bologna, 2006, p. 170.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> En grec, le verbe \u00ab\u00a0su-stenazo\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0g\u00e9mir ensemble\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0g\u00e9mir \u00e0 une seule voix\u00a0\u00bb, est ignor\u00e9 dans la Septante et se lit seulement ici dans le Nouveau Testament. De m\u00eame, le compos\u00e9 \u00ab\u00a0sun-odino\u00a0\u00bb, donc \u00ab\u00a0souffrir ensemble\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0souffrir \u00e0 une seule voix\u00a0\u00bb comme une femme qui accouche. A propos de ces deux verbes, cf. H. Schlier, <em>La lettera ai Romani<\/em>, Paideia, Brescia, 1982, p. 434s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Cf. M. Schoeni, <em>\u00c9p\u00eetre aux Romains<\/em>, dans <em>Le Nouveau Testament comment\u00e9<\/em>, sous la direction de C. Focant et D. Marguerat, Bayard &#8211; Labor et fides, Paris &#8211; Gen\u00e8ve, 2012, p. 676. Cf. aussi H. Balz, <em>St\u00e9nazo<\/em>, dans <em>Dizionario esegetico del Nuovo Testamento<\/em>, a cura di H. Balz e G. Schneider, Paideia, Brescia, 2004, vol. II, col. 1410.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Cf. R. Penna, <em>Lettera ai Romani, II. Rm 6-11. Versione e commento<\/em>, EDB, Bologna, 2006, p. 174.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Pour cette tournure, cf. R. Penna<em>, Op. cit., <\/em>p. 177s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Le semeur se comporte donc comme J\u00e9sus qui est \u00ab\u00a0sorti\u00a0\u00bb (v. 1) de la maison pour \u2018semer\u2019 la parole aux foules.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Cf. S. Grasso, <em>Il Vangelo di Matteo: commento esegetico e teologico<\/em>, Citt\u00e0 Nuova, Roma, 2014, p. 414.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Cf. O. Da Spinetoli, <em>Matteo. Il vangelo della chiesa<\/em>, Cittadella editrice, Assisi, 1983, p. 384.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Ainsi E. Cuvillier, <em>\u00c9vangile selon Matthieu<\/em>, dans <em>Le Nouveau Testament comment\u00e9<\/em>, sous la direction de C. Focant et D. Marguerat, Bayard &#8211; Labor et fides, Paris &#8211; Gen\u00e8ve, 2012, p. 77.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> La fin de la citation, avec l\u2019indicatif futur \u00e0 la premi\u00e8re personne \u00ab\u00a0je les gu\u00e9rirai\u00a0\u00bb, \u00e9voque l\u2019intervention gratuite de Dieu qui, en J\u00e9sus, gu\u00e9rit son peuple. Cf. S. Grasso, <em>Il Vangelo di Matteo: commento esegetico e teologico<\/em>, Citt\u00e0 Nuova, Roma, 2014, p. 422.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Cf. S. Grasso, <em>Il Vangelo di Matteo: commento esegetico e teologico<\/em>, Citt\u00e0 Nuova, Roma, 2014, p. 424.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> C. M. Martini, <em>Invocare il Padre. Preghiere<\/em>, EDB, Bologna, 2012, p. 165.<\/p>    <\/div>\n<\/div>\n<!-- \/module text -->\n\t        <\/div>\n\t    \t<\/div>\n\t\t    <\/div>\n\t    <!-- \/row_inner -->\n\t<\/div>\n\t<!-- \/module_row -->\n\t<\/div>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>15\u00e8me dimanche du Temps Ordinaire \u2014 Ann\u00e9e A \u00a0 La parole de Dieu\u00a0: une parole qui nous fait vivre \u00a0 Premi\u00e8re lecture \u00a0Avec la premi\u00e8re lecture, nous sommes au sixi\u00e8me si\u00e8cle avant la naissance de J\u00e9sus. Une partie importante des habitants de J\u00e9rusalem est exil\u00e9e \u00e0 Babylone. 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Une partie importante des habitants de J\u00e9rusalem est exil\u00e9e \u00e0 Babylone. Mais un proph\u00e8te sans nom, dont les po\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9s dans le livre d\u2019Isa\u00efe, ose annoncer la fin de l\u2019exil. Ce sera le fruit de l\u2019intervention de Dieu dans l\u2019histoire humaine<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>A cette manifestation de Dieu, il faut se pr\u00e9parer en se mettant \u00e0 la recherche du Seigneur (v. 6).\u00a0Que l\u2019homme m\u00e9chant abandonne son chemin, et qu\u2019il s\u2019ouvre aux chemins de Dieu, un Dieu plein de tendresse (v. 7). Que l\u2019homme mette sa confiance dans les chemins de Dieu, dans ses projets et ses pens\u00e9es. En effet, les chemins de Dieu ne peuvent que nous surprendre\u00a0: ils sont toujours diff\u00e9rents et tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s par rapport aux n\u00f4tres. Ils sont loin des n\u00f4tres comme le ciel est loin de la terre (v. 8)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Oui, les projets de Dieu se r\u00e9alisent, et sa parole obtient toujours des r\u00e9sultats. C\u2019est ce que le proph\u00e8te nous dit dans la petite page que nous allons lire ce matin. Et, pour nous en parler, le po\u00e8te \u00e9voque la pluie. L\u2019efficacit\u00e9 de la parole de Dieu est comparable \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 de la pluie<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a>. Elle descend des cieux, elle arrose la terre, elle\u00a0f\u00e9conde\u00a0la terre, elle la fait germer\u00a0: c\u2019est ainsi que Dieu donne \u00ab\u00a0semence au semeur et pain \u00e0 celui qui mange\u00a0\u00bb. Et comme la pluie qui donne la nourriture et la vie, ainsi la parole de Dieu\u00a0: une parole qui nourrit, qui nous fait vivre et nous pr\u00e9pare un avenir nouveau<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a>. Mettons donc toute notre confiance dans cette parole.<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Du livre du proph\u00e8te Isa\u00efe (55,10-11)<\/strong><\/p> <p>Ainsi parle le Seigneur :<\/p> <p><sup>10<\/sup> \u00ab La pluie et la neige descendent des cieux<\/p> <p>et ne retournent pas l\u00e0-haut sans avoir arros\u00e9 la terre,<\/p> <p>sans l\u2019avoir f\u00e9cond\u00e9e et l\u2019avoir fait germer,<\/p> <p>sans avoir donn\u00e9 semence au semeur<\/p> <p>et pain \u00e0 celui qui mange\u00a0;<\/p> <p><sup>11<\/sup> pareillement se comporte ma parole<\/p> <p>qui sort de ma bouche :<\/p> <p>elle ne retournera pas vers moi sans r\u00e9sultat,<\/p> <p>sans avoir fait ce que je d\u00e9sire<\/p> <p>et sans avoir r\u00e9alis\u00e9 ce pour quoi je l\u2019ai envoy\u00e9e.<\/p> <p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Psaume<\/h5> <p><em>Le psaume 65 est un hymne, un po\u00e8me qui veut c\u00e9l\u00e9brer Dieu, Dieu qui prend soin de notre condition humaine et aussi de l\u2019existence d\u2019Isra\u00ebl dans la cr\u00e9ation et dans l\u2019histoire<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Le po\u00e8me s\u2019ouvre avec une louange \u00e0 Dieu qui \u00e9coute nos silences et nos pri\u00e8res. Cette louange est suivie d\u2019une demande de pardon et d\u2019une b\u00e9atitude pour celles et ceux qui se pr\u00e9sentent au temple (vv. 1-5).<\/em><\/p> <p><em>La deuxi\u00e8me partie du po\u00e8me est compos\u00e9e des versets 6-9. Ici, Dieu est pr\u00e9sent\u00e9 comme celui qui, r\u00e9pondant \u00e0 nos pri\u00e8res, intervient\u00a0: \u00ab\u00a0Avec justice, tu nous r\u00e9ponds par des merveilles\u00a0\u00bb, dit le po\u00e8te au verset 6<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><strong>[6]<\/strong><\/a>. Et, en poursuivant cette deuxi\u00e8me section, le po\u00e8te nous pr\u00e9sente le salut dans sa dimension universelle, jusqu\u2019aux extr\u00e9mit\u00e9s de la terre. Le Dieu cr\u00e9ateur continue son action\u00a0: il a mis de l\u2019ordre dans la cr\u00e9ation et il maintient cet ordre<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><strong>[7]<\/strong><\/a>. Voil\u00e0 pourquoi la strophe peut terminer par ces mots\u00a0: \u00ab\u00a0Tu fais crier de joie les portes du matin et du soir\u00a0\u00bb (v. 9).<\/em><\/p> <p><em>Enfin, la troisi\u00e8me, la derni\u00e8re partie (vv. 10-14), celle que nous allons lire dans un instant. Ici, le po\u00e8te \u00e9voque, avec enthousiasme, les \u00e9l\u00e9ments les plus communs et quotidiens de la puissance de Dieu\u00a0: Dieu qui visite la terre, Dieu qui donne la pluie \u00e0 la terre et, \u00e0 travers la pluie, il pr\u00e9pare le bl\u00e9 pour les humains et les pr\u00e9s pour le b\u00e9tail. C\u2019est ainsi que les collines \u00ab\u00a0prennent une ceinture de joie\u00a0\u00bb (v. 13) et les vall\u00e9es \u00ab poussent des cris de joie, bien plus, elles chantent\u00a0\u00bb (v. 14). Ici, plus que de la puissance de Dieu, le po\u00e8te parle de la tendresse de Dieu qui b\u00e9nit la terre pour la joie de nous qui sommes ses enfants. <\/em><\/p> <p><em>Et \u00e0 travers les paroles du psaume nous pouvons reconna\u00eetre l\u2019\u00e9tonnement du po\u00e8te<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><strong>[8]<\/strong><\/a>, un \u00e9tonnement qui nous r\u00e9veille de notre tristesse et aussi de notre aridit\u00e9, de notre fermeture en nous-m\u00eames. Je vous propose donc d\u2019intervenir, \u00e0 la fin de chaque strophe, et d\u2019exprimer notre \u00e9tonnement devant le fait que Dieu visite la terre et qui, b\u00e9nissant les graines qui poussent, nourrit notre espoir.<\/em><\/p> <p><em>En reprenant les mots des versets 10a et 11c, voici donc notre refrain\u00a0:<\/em><\/p> <p><strong>Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p> <p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Psaume 65 (versets 10abcd. 10e-11. 12-13. 14)<\/strong><\/p> <p><sup>10abcd<\/sup> Seigneur, tu visites la terre et tu lui donnes l\u2019abondance,<\/p> <p>g\u00e9n\u00e9reusement tu l\u2019enrichis.<\/p> <p>\u00d4 Dieu, ta rivi\u00e8re est pleine d\u2019eau,<\/p> <p>c\u2019est ainsi que tu pr\u00e9pares le bl\u00e9 pour les humains.<\/p> <p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0:<strong>\u00a0 Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p> <p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>10e<\/sup> Ainsi, tu pr\u00e9pares la terre :<\/p> <p><sup>11<\/sup> tu donnes de l\u2019eau aux sillons,<\/p> <p>tu aplanis le sol, tu rends la terre humide de pluie,<\/p> <p>tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/p> <p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0:<strong>\u00a0 Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p> <p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>12<\/sup> Tu couronnes l\u2019ann\u00e9e de tes biens,<\/p> <p>et sur ton passage l\u2019abondance ruisselle.<\/p> <p><sup>13<\/sup> Au d\u00e9sert, les p\u00e2turages ruissellent,<\/p> <p>et les collines prennent une ceinture de joie.<\/p> <p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0:<strong>\u00a0 Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p> <p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>14<\/sup> Les pr\u00e9s se sont rev\u00eatus de petit b\u00e9tail,<\/p> <p>et les vall\u00e9es sont couvertes de bl\u00e9,<\/p> <p>elles poussent des cris de joie,<\/p> <p>bien plus, elles chantent.<\/p> <p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0:<strong>\u00a0 Tu visites la terre, Seigneur, tu lui donnes de l\u2019eau<\/strong><\/p> <p><strong>et tu b\u00e9nis les graines qui poussent.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Deuxi\u00e8me lecture<\/h5> <p><em>Comme la semaine pass\u00e9e, la deuxi\u00e8me lecture est une page de la lettre aux Romains. Et, dans la page de ce matin, le regard de Paul se tourne vers l\u2019avenir. Paul le souligne d\u00e9j\u00e0 dans la premi\u00e8re phrase, \u00e0 travers le contraste entre le \u00ab\u00a0temps pr\u00e9sent\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0la gloire \u00e0 venir qui sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9e pour nous\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p> <p><em>Le temps pr\u00e9sent, nous dit Paul dans sa lettre, est caract\u00e9ris\u00e9 par \u00ab\u00a0les souffrances\u00a0\u00bb\u00a0: les souffrances de la cr\u00e9ation tout enti\u00e8re, \u00ab\u00a0\u00e0 une seule voix\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><strong>[10]<\/strong><\/a>, et nos souffrances personnelles. Et ces souffrances sont comparables au travail de l\u2019accouchement (v. 22) En \u00e9voquant ces souffrances, Paul utilise le verbe \u00ab\u00a0g\u00e9mir\u00a0\u00bb (vv. 22.23). Et ce verbe \u00e9voque une situation dans laquelle la souffrance prend totalement une personne, au point qu\u2019elle ne trouve m\u00eame plus les mots pour dire sa douleur. Mais le verbe grec contient aussi l\u2019id\u00e9e de \u00ab\u00a0soupirer\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a>, de regarder vers un avenir qu\u2019elle est incapable d\u2019atteindre toute seule. C\u2019est ainsi que, \u00e0 la fin de sa page, Paul unit deux verbes\u00a0: \u00ab\u00a0nous g\u00e9missons, nous attendons que Dieu\u2026\u00a0\u00bb (v. 23).<\/em><\/p> <p><em>Quant \u00e0 l\u2019avenir, Paul le mentionne avec le terme \u00ab\u00a0gloire\u00a0\u00bb (v. 18). Ce mot, qui d\u2019habitude \u00e9voque la gloire propre de Dieu, ici est utilis\u00e9 avec une signification diff\u00e9rente\u00a0: il \u00e9voque la dignit\u00e9, l\u2019honneur, la pleine r\u00e9ussite et la pleine r\u00e9alisation de nos espoirs<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><strong>[12]<\/strong><\/a> en tant que filles et fils de Dieu. En effet, d\u00e8s maintenant, nous sommes les enfants de Dieu\u00a0; mais, pour l\u2019avenir la cr\u00e9ation attend \u00ab\u00a0<\/em><em>la r\u00e9v\u00e9lation de la pleine identit\u00e9 des fils de Dieu\u00a0\u00bb (v. 19)<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><strong>[13]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em> Sur cette condition, Paul va revenir dans la suite de sa page, d\u2019abord au v. 21, lorsqu\u2019il mentionne \u00ab la glorieuse libert\u00e9 des enfants de Dieu\u00a0\u00bb, et aussi au v. 23\u00a0en \u00e9voquant une lib\u00e9ration qui caract\u00e9risera aussi notre corps. En effet, Paul \u00e9crit\u00a0: \u00ab nous attendons que Dieu fasse de nous ses enfants et qu\u2019il nous accorde une d\u00e9livrance totale, m\u00eame pour notre corps\u00a0\u00bb. <\/em><\/p> <p><em>Enfin, une derni\u00e8re remarque\u00a0: dans nos souffrances, dans nos g\u00e9missements, dans nos soupirs en attendant cette nouvelle condition que nous ne pouvons m\u00eame pas imaginer, nous ne sommes pas seul(e)s. Nous sommes soutenu(e)s par l\u2019Esprit. C\u2019est dans cette condition que nous, \u00ab\u00a0qui avons d\u00e9j\u00e0 l\u2019Esprit Saint comme premi\u00e8re part des dons de Dieu, nous g\u00e9missons\u00a0\u00bb (v. 23). Voil\u00e0 d\u2019o\u00f9 vient notre force dans les souffrances et notre regard - en toute confiance - vers l\u2019avenir que Dieu nous pr\u00e9pare.<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Lecture de la lettre de saint Paul ap\u00f4tre aux Romains (8,18-23)<\/strong><\/p> <p>Fr\u00e8res, <sup>18<\/sup> j\u2019estime qu\u2019il n\u2019y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps pr\u00e9sent et la gloire \u00e0 venir qui sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9e pour nous. <sup>19<\/sup> En effet, la cr\u00e9ation (enti\u00e8re) attend avec impatience la r\u00e9v\u00e9lation de la pleine identit\u00e9 des fils de Dieu.<\/p> <p><sup>20<\/sup> Car la cr\u00e9ation a \u00e9t\u00e9 soumise au pouvoir de forces qui ne m\u00e8nent \u00e0 rien<em>. <\/em>Ce n\u2019est pas la cr\u00e9ation qui a voulu cela, mais c\u2019est (Dieu) qui l\u2019a mise sous ce pouvoir. Il y a toutefois une esp\u00e9rance : <sup>21<\/sup> c\u2019est que la cr\u00e9ation elle-m\u00eame sera lib\u00e9r\u00e9e un jour du pouvoir destructeur qui la tient en esclavage et qu\u2019elle aura part \u00e0 la glorieuse libert\u00e9 des enfants de Dieu.<\/p> <p><sup>22<\/sup> En effet, nous savons que, jusqu\u2019\u00e0 ce jour, la cr\u00e9ation enti\u00e8re <strong>g\u00e9mit<\/strong> \u00e0 une seule voix et, \u00e0 une seule voix, elle souffre comme une femme qui accouche. <sup>23<\/sup> Mais pas seulement la cr\u00e9ation : nous qui avons d\u00e9j\u00e0 l\u2019Esprit Saint comme premi\u00e8re part des dons de Dieu, nous aussi, en nous-m\u00eames, nous <strong>g\u00e9missons<\/strong>. En effet, nous attendons que Dieu fasse de nous ses enfants et qu\u2019il nous accorde une d\u00e9livrance totale, m\u00eame pour notre corps.<\/p> <p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>All\u00e9luia. All\u00e9luia. <\/strong><\/p> <p><em>La semence est la parole de Dieu ;<\/em><\/p> <p><em>le semeur est le Christ ;<\/em><\/p> <p><em>celui qui le trouve demeure pour toujours.<\/em><\/p> <p><strong>All\u00e9luia.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>\u00c9vangile<\/h5> <p><em>La page de l\u2019\u00c9vangile de ce matin est structur\u00e9e en trois sections.<\/em><\/p> <p><em>Dans la premi\u00e8re (vv. 1-9), J\u00e9sus sort de la maison et, \u00e0 la foule qui se r\u00e9unit au bord de la mer, il raconte la parabole du semeur. En grec, le mot \u00ab\u00a0parabole\u00a0\u00bb signifie rapprochement, comparaison, similitude, exemple. Dans cette page de l\u2019\u00c9vangile, nous avons donc un r\u00e9cit qui, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sa signification imm\u00e9diate, en sugg\u00e8re une autre.<\/em><\/p> <p><em>Le r\u00e9cit parle d\u2019un semeur qui sort<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><strong>[14]<\/strong><\/a> pour aller semer. Dans la suite du r\u00e9cit, le semeur n\u2019est plus mentionn\u00e9 et tout se concentre sur les graines. En effet, des graines tombent au bord du chemin (v. 4), d\u2019autres dans les pierres (v. 5), d\u2019autres parmi des plantes \u00e9pineuses (v. 7), d\u2019autres - enfin - dans la belle terre (v. 8). A une premi\u00e8re lecture, en pensant surtout aux trois premiers endroits, on pourrait penser \u00e0 un semeur superficiel, qui ne fait pas attention \u00e0 ce qu\u2019il fait. Mais, \u00e0 travers ce r\u00e9cit, J\u00e9sus veut \u00e9voquer le comportement de Dieu qui s\u00e8me partout et ne refuse sa parole \u00e0 personne<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><strong>[15]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Encore une remarque sur le r\u00e9cit en tant que tel. Dans les trois premiers lieux, le narrateur nous parle des r\u00e9sultats diff\u00e9rents. Les graines tomb\u00e9es sur le chemin n\u2019ont m\u00eame pas le temps pour pousser\u00a0: tout de suite elles sont mang\u00e9es par les oiseaux. Quant aux graines tomb\u00e9es dans les pierres, elles poussent, mais ensuite elles meurent par manque de terre. Quant aux graines tomb\u00e9es parmi les plantes \u00e9pineuses, elles arrivent m\u00eame \u00e0 grandir, mais ensuite elles sont \u00e9touff\u00e9es. Enfin, quant aux graines tomb\u00e9es sur la belle terre, elles donnent trois r\u00e9sultats diff\u00e9rents, cent graines, soixante graines et trente graines, qui font un joli contraste par rapport aux trois r\u00e9sultats n\u00e9gatifs.<\/em><\/p> <p><em>Et le r\u00e9cit se termine avec J\u00e9sus qui invite les foules \u00e0 \u00e9couter, \u00e0 prendre soin de son message.<\/em><\/p> <p><em>La deuxi\u00e8me section de notre texte (vv. 10-17) s\u2019ouvre avec les disciples qui s\u2019approchent de J\u00e9sus, qui est sur la barque, et l\u2019interrogent. Ici, le verbe s\u2019approcher nous montre les disciples dans leur rapport intime avec J\u00e9sus, tandis que la foule est loin, sur la rive de la mer.<\/em><\/p> <p><em>Et \u00e0 partir de cette diff\u00e9rence locale entre les disciples et la foule, J\u00e9sus explique les cons\u00e9quences diff\u00e9rentes de son discours en paraboles\u00a0: \u00ab A vous, Dieu a donn\u00e9 de conna\u00eetre les myst\u00e8res du Royaume des cieux, mais \u00e0 eux cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9\u00a0\u00bb (v. 11). Aux disciples, Dieu a donn\u00e9 de comprendre et de vivre intimement les myst\u00e8res du Royaume. Quant aux autres, aux Juifs, ils refusent J\u00e9sus et sa parole\u00a0; et - d\u2019apr\u00e8s Matthieu - ce refus appara\u00eet incompr\u00e9hensible \u00e0 J\u00e9sus, voil\u00e0 pourquoi il l\u2019attribue \u00e0 un choix myst\u00e9rieux op\u00e9r\u00e9 par Dieu<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><strong>[16]<\/strong><\/a>. Aux Juifs qui refusent, \u00ab\u00a0cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9\u00a0\u00bb. Et le verset suivant revient sur ce contraste\u00a0: au disciple qui d\u00e9sire \u00e9couter la parole de J\u00e9sus, on donnera \u00ab\u00a0encore plus\u00a0\u00bb. Au contraire, \u00e0 celui qui n\u2019a pas ce d\u00e9sir, \u00e0 celui en qui la parole ne porte pas de fruit, on enl\u00e8vera \u00ab\u00a0m\u00eame ce qu\u2019il a\u00a0\u00bb, par exemple le fait d\u2019appartenir au peuple \u00e9lu<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><strong>[17]<\/strong><\/a>. Et, pour terminer, J\u00e9sus revient sur son discours en paraboles. Le choix de ce langage est li\u00e9 au fait que J\u00e9sus a constat\u00e9 la surdit\u00e9 et la c\u00e9cit\u00e9 des Juifs\u00a0: \u00ab\u00a0parce qu\u2019ils regardent sans regarder et qu\u2019ils \u00e9coutent sans \u00e9couter ni comprendre\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi que se r\u00e9alise ce que le proph\u00e8te Isa\u00efe avait annonc\u00e9 d\u2019apr\u00e8s la traduction grecque\u00a0: \u00ab\u00a0En \u00e9coutant, vous \u00e9couterez mais vous ne comprendrez pas\u00a0; en regardant, vous regarderez, mais vous ne verrez pas. En effet, le c\u0153ur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont \u00e9cout\u00e9, mais avec des oreilles bouch\u00e9es, et leurs yeux ils les ont ferm\u00e9s. Tout cela pour ne pas voir de leurs yeux, ne pas \u00e9couter de leurs oreilles, ne pas comprendre avec leur c\u0153ur, et pour ne pas changer leur vie\u00a0\u00bb (vv. 14-15\u00a0; cf. Is 6,9-10). Et pourtant, malgr\u00e9 cette c\u00e9cit\u00e9, cette surdit\u00e9, ce c\u0153ur ferm\u00e9, la traduction grecque d\u2019Isa\u00efe et J\u00e9sus dans l\u2019\u00c9vangile pr\u00e9sentent Dieu qui intervient quand m\u00eame. En effet, Dieu affirme\u00a0: \u00ab\u00a0Et pourtant je les gu\u00e9rirai\u00a0\u00bb.<\/em><\/p> <p><em>Cette intervention de Dieu qui sauve, Dieu l\u2019accomplit \u00e0 travers J\u00e9sus<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><strong>[18]<\/strong><\/a>. Voil\u00e0 pourquoi J\u00e9sus peut dire aux disciples\u00a0: \u00ab heureux sont vos yeux, parce qu\u2019ils voient, et vos oreilles, parce qu\u2019elles \u00e9coutent\u00a0\u00bb (v. 16). Oui, les disciples peuvent voir et \u00e9couter J\u00e9sus, celui que les proph\u00e8tes et les justes ont d\u00e9sir\u00e9 et attendu.<\/em><\/p> <p><em>\u00a0<\/em><em>Enfin, dans la troisi\u00e8me partie de la lecture (vv. 18-23), J\u00e9sus invite ses disciples \u00e0 \u00e9couter\u00a0: \u00ab\u00a0Vous donc, \u00e9coutez ce que signifie la parabole du semeur\u00a0\u00bb (v. 18). Et le verbe \u00ab\u00a0\u00e9couter\u00a0\u00bb va retentir plusieurs fois dans l\u2019explication de la parabole, en particulier avec le compl\u00e9ment \u00ab\u00a0\u00e9couter la parole\u00a0\u00bb (vv. 19.20.22.23). Mais dans son explication, J\u00e9sus \u00e9voque deux possibilit\u00e9s\u00a0: \u00e9couter la parole et ne pas la comprendre (v. 19), ou bien l\u2019\u00e9couter et la comprendre (v. 23). Et ici le fait de comprendre ce n\u2019est pas seulement un acte d\u2019intelligence\u00a0: il s\u2019agit d\u2019une compr\u00e9hension profonde, spirituelle, intime<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><strong>[19]<\/strong><\/a>. Sans cette compr\u00e9hension profonde, la parole n\u2019entre pas en nous en profondeur, et \u00ab\u00a0le Mauvais arrive et arrache ce qui a \u00e9t\u00e9 sem\u00e9\u00a0\u00bb (v. 19) dans notre c\u0153ur.<\/em><\/p> <p><em>Il ne suffit pas non plus de recevoir la parole avec joie (v. 20), il faut qu\u2019elle s\u2019enracine en nous-m\u00eames et fasse de nous des personnes de constance, des personnes qui savent \u00eatre fid\u00e8les m\u00eame dans les moments difficiles et aussi dans les pers\u00e9cutions. Il faut aussi que \u00ab\u00a0les soucis du monde et la s\u00e9duction des richesses\u00a0\u00bb ne s\u2019imposent pas sur nous et n\u2019\u00e9touffent pas la parole. Autrement elle reste sans fruit. Essayons, au contraire, d\u2019\u00eatre ceux et celles qui re\u00e7oivent la semence dans la belle terre. C\u2019est seulement ainsi que nous pourrons \u00ab\u00a0porter du fruit\u00a0\u00bb. (v. 23).<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>\u00c9vangile de J\u00e9sus Christ selon saint Matthieu (13,1-23)<\/strong><\/p> <p><sup>1<\/sup> Ce jour-l\u00e0, J\u00e9sus \u00e9tait sorti de la maison, et il \u00e9tait assis au bord de la mer. <sup>2<\/sup> Et des foules nombreuses se rassembl\u00e8rent autour de lui\u00a0; c\u2019est pourquoi il monta dans une barque et il s\u2019assit. Et toute la foule se tenait sur le rivage. <sup>3<\/sup> Il leur dit beaucoup de choses en paraboles.<br \/>\u00ab Voici que le semeur est sorti pour semer. <sup>4<\/sup> Comme il semait, des graines sont tomb\u00e9es au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. <sup>5<\/sup> D\u2019autres graines sont tomb\u00e9es dans les pierres, l\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y a pas beaucoup de terre. L\u00e0, elles ont pouss\u00e9 tout de suite, parce que la (couche de) terre n\u2019\u00e9tait pas profonde. <sup>6<\/sup> Quand le soleil se leva, il br\u00fbla les jeunes plantes : elles se dess\u00e9ch\u00e8rent parce qu\u2019elles n\u2019avaient pas suffisamment de racines. <sup>7<\/sup> Une autre partie des graines est tomb\u00e9e parmi des plantes \u00e9pineuses. Celles-ci grandirent et \u00e9touff\u00e8rent les bonnes pousses. <sup>8<\/sup> Mais d\u2019autres graines sont tomb\u00e9es dans la belle terre et elles donnaient du fruit, un (grain) cent, un autre soixante, un autre trente\u00a0\u00bb.<br \/><sup>9<\/sup> Et J\u00e9sus ajouta : \u00ab Celui qui a des oreilles, qu\u2019il \u00e9coute ! \u00bb.<br \/><sup>10<\/sup> Les disciples s\u2019approch\u00e8rent de J\u00e9sus et lui dirent : \u00ab Pourquoi leur parles-tu en utilisant des paraboles ? \u00bb <sup>11<\/sup> Et, en r\u00e9pondant, J\u00e9sus leur dit : \u00ab A vous, Dieu a donn\u00e9 de conna\u00eetre les myst\u00e8res du Royaume des cieux, mais \u00e0 eux cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9. <sup>12<\/sup> En effet, celui qui a quelque chose, on lui donnera encore plus et il sera dans l\u2019abondance. Mais celui qui n\u2019a pas, on lui enl\u00e8vera m\u00eame ce qu\u2019il a. <sup>13<\/sup> Voici pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu\u2019ils regardent sans regarder et qu\u2019ils \u00e9coutent sans \u00e9couter ni comprendre. <sup>14<\/sup> Ainsi s\u2019accomplit pour eux la proph\u00e9tie exprim\u00e9e par Isa\u00efe en ces termes : \u201cEn \u00e9coutant, vous \u00e9couterez mais vous ne comprendrez pas ; en regardant, vous regarderez, mais vous ne verrez pas. <sup>15<\/sup> En effet, le c\u0153ur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont \u00e9cout\u00e9, mais avec des oreilles bouch\u00e9es, et leurs yeux ils les ont ferm\u00e9s. Tout cela pour ne pas voir de leurs yeux, ne pas \u00e9couter de leurs oreilles, ne pas comprendre avec leur c\u0153ur, et pour ne pas changer leur vie. Et pourtant je les gu\u00e9rirai\u201d.<br \/><sup>16<\/sup> Mais heureux sont vos yeux, parce qu\u2019ils voient, et vos oreilles, parce qu\u2019elles \u00e9coutent. <sup>17<\/sup> En v\u00e9rit\u00e9 je vous le dis\u00a0: beaucoup de proph\u00e8tes et de justes ont d\u00e9sir\u00e9 voir ce que vous regardez, et ne l\u2019ont pas vu\u00a0; ils ont d\u00e9sir\u00e9 \u00e9couter ce que vous \u00e9coutez, et ne l\u2019ont pas entendu.<br \/><sup>18<\/sup> Vous donc, \u00e9coutez ce que signifie la parabole du semeur.<br \/><sup>19<\/sup> Chaque fois qu\u2019une personne <strong>\u00e9coute la parole<\/strong> du Royaume <strong>et ne la comprend pas<\/strong>, le Mauvais arrive et arrache ce qui a \u00e9t\u00e9 sem\u00e9 dans leur c\u0153ur. Voil\u00e0 celui qui a re\u00e7u la semence au bord du chemin. <sup>20<\/sup> Celui qui a re\u00e7u la semence sur un sol plein de pierres, c\u2019est celui qui <strong>\u00e9coute la parole<\/strong> et la re\u00e7oit aussit\u00f4t avec joie, <sup>21<\/sup> mais il n\u2019a pas de racine en lui-m\u00eame, il est l\u2019homme d\u2019un moment et, d\u00e8s que survient une tribulation ou une pers\u00e9cution \u00e0 cause de la parole, il y trouve aussit\u00f4t une occasion de chute. <sup>22<\/sup> Celui qui a re\u00e7u la semence parmi les plantes \u00e9pineuses, c\u2019est celui qui <strong>\u00e9coute la parole\u00a0<\/strong>; mais en lui les soucis du monde et la s\u00e9duction des richesses \u00e9touffent la parole et elle reste sans fruit.<br \/><sup>23<\/sup> Celui qui a re\u00e7u la semence dans la belle terre, c\u2019est celui qui <strong>\u00e9coute la parole<\/strong> <strong>et la comprend<\/strong> ; il porte du fruit et un (grain) en donne cent, un autre soixante et un autre trente\u00a0\u00bb.<\/p> <p><strong>Acclamons la Parole de Dieu.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Pri\u00e8re d\u2019ouverture<br \/><br \/><\/h5> <p><strong>La puissance de ta Parole<\/strong><\/p> <p>Donne-nous, Seigneur,<\/p> <p>d\u2019accueillir dans le c\u0153ur<\/p> <p>la puissance de ta Parole\u00a0;<\/p> <p>qu\u2019elle porte fruit<\/p> <p>dans notre c\u0153ur<\/p> <p>et qu\u2019elle puisse vaincre contre toutes les tensions<\/p> <p>et les tentations<\/p> <p>qui cherchent de la suffoquer en nous<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>.<\/p> <p>[Carlo Maria Martini, th\u00e9ologien et cardinal, Italie, 1927-2012]<\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Pri\u00e8re des fid\u00e8les<\/h5> <p><em>* <\/em>La premi\u00e8re lecture nous parle de ta parole, Seigneur. Tu nous assures\u00a0: \u00ab\u00a0elle ne retournera pas vers moi sans r\u00e9sultat, sans avoir fait ce que je d\u00e9sire et sans avoir r\u00e9alis\u00e9 ce pour quoi je l\u2019ai envoy\u00e9e\u00a0\u00bb. Devant l\u2019efficacit\u00e9 de ta parole, nous n\u2019avons qu\u2019\u00e0 nous ouvrir, \u00e0 l\u2019accueillir et \u00e0 nous laisser guider par elle. C\u2019est ainsi que nous pourrons \u00eatre comme la terre arros\u00e9e, f\u00e9cond\u00e9e et florissante gr\u00e2ce \u00e0 ta parole.<\/p> <p>* Le psaume nous pr\u00e9sente la terre aride de la Palestine comme une terre qui, au printemps, na\u00eet \u00e0 nouveau. Et \u00e7a, gr\u00e2ce \u00e0 ton intervention, Seigneur. En effet, \u00ab\u00a0Tu visites la terre et tu lui donnes l\u2019abondance, g\u00e9n\u00e9reusement tu l\u2019enrichis\u00a0\u00bb. Quant aux vall\u00e9es, elles \u00ab\u00a0sont couvertes de bl\u00e9, elles poussent des cris de joie, bien plus, elles chantent\u00a0\u00bb. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 reconna\u00eetre ton action dans la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de la nature et aussi dans notre vie, de jour en jour.<\/p> <p>* Dans sa lettre, Paul \u00e9voque les g\u00e9missements de la cr\u00e9ation tout enti\u00e8re et aussi nos g\u00e9missements. Que nous puissions les vivre, nos g\u00e9missements, en regardant vers l\u2019avenir, que nous puissions les vivre comme des exp\u00e9riences qui nous ouvrent \u00e0 la \u00ab\u00a0d\u00e9livrance totale\u00a0\u00bb, \u00e0 \u00ab\u00a0la r\u00e9v\u00e9lation\u00a0\u00bb de notre pleine identit\u00e9 comme fils et filles de Dieu.<\/p> <p>* Dans l\u2019\u00c9vangile, J\u00e9sus notre fr\u00e8re, tu nous parles du semeur. Tu es le semeur qui \u00ab\u00a0est sorti pour semer\u00a0\u00bb, et tu s\u00e8mes ta parole, de jour en jour, et d\u2019un dimanche \u00e0 l\u2019autre ici dans le Centre. Fais que nous ne soyons pas comme \u00ab un sol plein de pierres\u00a0\u00bb\u00a0; que nous ne soyons pas des personnes qui \u00e9coutent ta parole et la re\u00e7oivent avec joie, mais qui l\u2019oublient dans des moments de tribulation et de souffrances. Que nous ne soyons pas comme des plantes \u00e9pineuses, que nous ne soyons par des individus qui \u00e9coutent ta parole\u00a0mais qui, pris par les soucis du monde et la s\u00e9duction des richesses, l\u2019\u00e9touffent et la r\u00e9duisent au silence. Au contraire, que nous soyons des femmes et des hommes qui \u00e9coutent la parole et la comprennent et qui portent du fruit.<\/p> <p><a href=\"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/16-juillet-2023-CJK-3.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>&gt; testo (pdf)<\/em><\/a><\/p> <hr \/> <p><em>\u00a0<\/em><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cf. P.-E. Bonnard, <em>Le second Isa\u00efe, son disciple et ses lecteurs. <\/em><em>Is 40-66<\/em>, Gabalda, Paris, 1972, p. 298ss.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cf. C. Westermann, <em>Isaia. Capitoli 40-66<\/em>, Paideia, Brescia, 1978, p. 350.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Cf. P.-E. Bonnard, <em>Le second Isa\u00efe, son disciple et ses lecteurs. Is 40-66<\/em>, Gabalda, Paris, 1972, p. 308.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Cet avenir nous sera pr\u00e9sent\u00e9, au verset 12, comme un \u2018sortir\u2019, un nouvel exode, une nouvelle sortie vers la lib\u00e9ration. Cf. H.-W. J\u00fcngling, <em>Il libro di Isaia<\/em>, dans E. Zenger (ed.), <em>Introduzione all\u2019Antico Testamento<\/em>, Queriniana, Brescia, 2008, p. 660.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Cf. F.-L. Hossfeld, <em>Psalm 65<\/em>, dans F.-L. Hossfeld - E. Zenger, <em>Psalmen 51-100<\/em>, Herder, Freiburg - Basel - Wien, 2000, p. 214.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Pour l\u2019interpr\u00e9tation de cette tournure, cf. G. Ravasi, <em>Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. Vol. II (Salmi 51-100)<\/em>, EDB, Bologna, 2015, p. 315.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Ainsi J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 571.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cf. B. Maggioni, <em>Davanti a Dio. I salmi 1-75<\/em>, Vita e pensiero, Milano, 2004, p. 200.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Cf. R. Penna, <em>Lettera ai Romani, II. Rm 6-11. Versione e commento<\/em>, EDB, Bologna, 2006, p. 170.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> En grec, le verbe \u00ab\u00a0su-stenazo\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0g\u00e9mir ensemble\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0g\u00e9mir \u00e0 une seule voix\u00a0\u00bb, est ignor\u00e9 dans la Septante et se lit seulement ici dans le Nouveau Testament. De m\u00eame, le compos\u00e9 \u00ab\u00a0sun-odino\u00a0\u00bb, donc \u00ab\u00a0souffrir ensemble\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0souffrir \u00e0 une seule voix\u00a0\u00bb comme une femme qui accouche. A propos de ces deux verbes, cf. H. Schlier, <em>La lettera ai Romani<\/em>, Paideia, Brescia, 1982, p. 434s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Cf. M. Schoeni, <em>\u00c9p\u00eetre aux Romains<\/em>, dans <em>Le Nouveau Testament comment\u00e9<\/em>, sous la direction de C. Focant et D. Marguerat, Bayard - Labor et fides, Paris - Gen\u00e8ve, 2012, p. 676. Cf. aussi H. Balz, <em>St\u00e9nazo<\/em>, dans <em>Dizionario esegetico del Nuovo Testamento<\/em>, a cura di H. Balz e G. Schneider, Paideia, Brescia, 2004, vol. II, col. 1410.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Cf. R. Penna, <em>Lettera ai Romani, II. Rm 6-11. Versione e commento<\/em>, EDB, Bologna, 2006, p. 174.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Pour cette tournure, cf. R. Penna<em>, Op. cit., <\/em>p. 177s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Le semeur se comporte donc comme J\u00e9sus qui est \u00ab\u00a0sorti\u00a0\u00bb (v. 1) de la maison pour \u2018semer\u2019 la parole aux foules.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Cf. S. Grasso, <em>Il Vangelo di Matteo: commento esegetico e teologico<\/em>, Citt\u00e0 Nuova, Roma, 2014, p. 414.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Cf. O. Da Spinetoli, <em>Matteo. Il vangelo della chiesa<\/em>, Cittadella editrice, Assisi, 1983, p. 384.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Ainsi E. Cuvillier, <em>\u00c9vangile selon Matthieu<\/em>, dans <em>Le Nouveau Testament comment\u00e9<\/em>, sous la direction de C. Focant et D. Marguerat, Bayard - Labor et fides, Paris - Gen\u00e8ve, 2012, p. 77.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> La fin de la citation, avec l\u2019indicatif futur \u00e0 la premi\u00e8re personne \u00ab\u00a0je les gu\u00e9rirai\u00a0\u00bb, \u00e9voque l\u2019intervention gratuite de Dieu qui, en J\u00e9sus, gu\u00e9rit son peuple. Cf. S. Grasso, <em>Il Vangelo di Matteo: commento esegetico e teologico<\/em>, Citt\u00e0 Nuova, Roma, 2014, p. 422.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Cf. S. Grasso, <em>Il Vangelo di Matteo: commento esegetico e teologico<\/em>, Citt\u00e0 Nuova, Roma, 2014, p. 424.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> C. M. Martini, <em>Invocare il Padre. Preghiere<\/em>, EDB, Bologna, 2012, p. 165.<\/p>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18096","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18096"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18096\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18100,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18096\/revisions\/18100"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17854"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18096"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18096"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18096"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}