{"id":18704,"date":"2024-04-28T02:47:54","date_gmt":"2024-04-28T00:47:54","guid":{"rendered":"https:\/\/absi.ch\/new\/?p=18704"},"modified":"2024-04-28T02:52:52","modified_gmt":"2024-04-28T00:52:52","slug":"eucharistie-28-avril-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/absi.ch\/new\/2024\/04\/eucharistie-28-avril-2024\/","title":{"rendered":"Eucharistie : 28 avril 2024"},"content":{"rendered":"<div id=\"themify_builder_content-18704\" data-postid=\"18704\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-18704 themify_builder\">\n    \t<!-- module_row -->\n\t<div  class=\"themify_builder_row module_row clearfix module_row_1 themify_builder_18704_row module_row_18704-1 tb_xjce672\">\n\t    \t    <div class=\"row_inner col_align_top\" >\n\t\t\t<div  class=\"module_column tb-column col-full first tb_18704_column module_column_0 module_column_18704-1-0 tb_utp7673\">\n\t    \t    \t        <div class=\"tb-column-inner\">\n\t\t    <!-- module text -->\n<div  class=\"module module-text tb_0afx683    \">\n            <div  class=\"tb_text_wrap\">\n    <p>5<sup>\u00e8me<\/sup> dimanche de P\u00e2ques \u2014 Ann\u00e9e B<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3><strong>Celui qui demeure en moi porte un fruit abondant (<em>Jean<\/em> 15,5)<\/strong><\/h3>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Premi\u00e8re lecture<\/h5>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Dans les Actes des ap\u00f4tres, Luc nous parle du changement v\u00e9cu par Paul, dont le vrai nom \u00e9tait Saul<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>. Pers\u00e9cuteur des chr\u00e9tiens, Saul devient, lui aussi, un chr\u00e9tien. C\u2019est un changement impr\u00e9vu, incroyable pour les ap\u00f4tres \u00e0 J\u00e9rusalem. Mais Barnabas, un croyant de l\u2019\u00eele de Chypre, fr\u00e9quente quand m\u00eame Saul et arrive \u00e0 l\u2019introduire aupr\u00e8s des ap\u00f4tres.<\/em><\/p>\n<p><em>La pr\u00e9sentation que Barnabas fait de Saul aux ap\u00f4tres est tr\u00e8s simple. Il mentionne trois \u00e9l\u00e9ments\u00a0: Saul a vu le Seigneur, le Seigneur lui a parl\u00e9, et Saul a pu s\u2019exprimer avec assurance au nom de J\u00e9sus. Le fait central c\u2019est que le Seigneur, le Christ ressuscit\u00e9, <strong>a parl\u00e9<\/strong> \u00e0 Saul, l\u2019a interpell\u00e9 d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s personnelle. Quant au premier \u00e9l\u00e9ment &#8211; le fait d\u2019avoir vu le Seigneur &#8211; il nous \u00e9chappe enti\u00e8rement. Au contraire, le troisi\u00e8me fait est tr\u00e8s concret\u00a0: s\u2019exprimer avec assurance. Saul l\u2019a fait avant d\u2019arriver \u00e0 J\u00e9rusalem (v. 27) et il le fera aussi \u00e0 J\u00e9rusalem (v. 28). <\/em><\/p>\n<p><em>Avec l\u2019expression \u00ab\u00a0parler avec assurance\u00a0\u00bb, le narrateur \u00e9voque la libert\u00e9 pour annoncer la Parole, au nom de J\u00e9sus, sans rien ajouter ou retrancher. C\u2019est la Parole nue, dans toute sa force, enracin\u00e9e dans le pass\u00e9 d\u2019Isra\u00ebl et rejoignant l\u2019aujourd\u2019hui de tout homme, par la puissance du Souffle saint<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>. Mais cette annonce de la Parole comporte aussi des risques tr\u00e8s graves\u00a0: \u00ab\u00a0eux cherchaient \u00e0 le supprimer\u00a0\u00bb (v. 29).<\/em><\/p>\n<p><em>Enfin, une note sur le dernier verset de ce r\u00e9cit. Luc parle de la communaut\u00e9\u00a0: elle vivait en paix, la paix que J\u00e9sus donne le jour de P\u00e2ques (Lc 24,36). La communaut\u00e9 \u00e9tait soutenue par \u00ab\u00a0l\u2019encouragement du Souffle saint\u00a0\u00bb, donc un Souffle surprenant et inimaginable. Mais le narrateur nous pr\u00e9sente aussi un dernier trait\u00a0: une communaut\u00e9 qui se multiplie, qui s\u2019ouvre aux non-croyants. Et il s\u2019agit d\u2019une communaut\u00e9 qui ne se fixe pas dans ses convictions et ses structures. C\u2019est, nous dit le narrateur, une communaut\u00e9 qui \u00ab\u00a0faisait route\u00a0\u00bb, une communaut\u00e9 en chemin.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lecture des Actes des ap\u00f4tres (9,26-31)<\/strong><\/p>\n<p><sup>26<\/sup> Arriv\u00e9 \u00e0 J\u00e9rusalem, Saul cherchait \u00e0 se joindre aux disciples. Mais tous avaient peur de lui, car ils ne croyaient pas qu\u2019il \u00e9tait vraiment un disciple. <sup>27<\/sup> Barnabas le prit alors avec lui, le pr\u00e9senta aux ap\u00f4tres. Il leur raconta comment, sur la route, Saul avait vu le Seigneur et comment le Seigneur lui avait parl\u00e9. Il leur dit aussi comment Saul, \u00e0 Damas, <strong>avait parl\u00e9 avec assurance au nom<\/strong> de J\u00e9sus. <sup>28<\/sup> D\u00e8s lors, Saul \u00e9tait avec eux, il allait et venait dans J\u00e9rusalem, <strong>parlant avec assurance au nom<\/strong> du Seigneur. <sup>29<\/sup> Et il parlait avec les Juifs de langue grecque et discutait avec eux ; mais eux cherchaient \u00e0 le supprimer. <sup>30<\/sup> Alors les fr\u00e8res, l\u2019ayant appris, l\u2019ont fait descendre \u00e0 C\u00e9sar\u00e9e et, de l\u00e0, l\u2019ont fait partir vers Tarse.<\/p>\n<p><sup>31<\/sup> Quant \u00e0 la communaut\u00e9, sur toute l\u2019\u00e9tendue de la Jud\u00e9e, de la Galil\u00e9e et de la Samarie, elle vivait en paix, elle s\u2019\u00e9difiait et faisait route dans le profond respect du Seigneur et, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019encouragement du Souffle saint, elle se multipliait.<\/p>\n<p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Psaume<br \/><br \/><\/h5>\n<p><em>Le psaume 22 est certainement un des psaumes les plus connus. C\u2019est le psaume dans lequel J\u00e9sus crucifi\u00e9 trouve son identit\u00e9 en criant\u00a0: \u00ab\u00a0Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m\u2019as-tu abandonn\u00e9\u00a0?\u00a0\u00bb (Mc 15,34\u00a0; Mt 27,46). Ce psaume, d\u2019un homme qui se sent abandonn\u00e9 par Dieu, injuri\u00e9, refus\u00e9 et maltrait\u00e9 par son peuple, terminait quand m\u00eame par une surprise\u00a0: un seul mot\u00a0adress\u00e9 \u00e0 Dieu\u00a0: \u00ab\u00a0\u2019anitani\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire\u00a0\u00ab\u00a0tu m\u2019as r\u00e9pondu\u00a0\u00bb (v. 22). Et cette r\u00e9ponse de Dieu fait jaillir la r\u00e9action du po\u00e8te\u00a0: \u00ab\u00a0Je veux raconter ton nom \u00e0 mes fr\u00e8res, au milieu de l\u2019assembl\u00e9e je chanterai ta louange\u00a0\u00bb (v. 23).<\/em><\/p>\n<p><em>Plus tard, \u00e0 ce psaume on a ajout\u00e9 deux strophes, les versets 24-27. Ici, on nous pr\u00e9sente l\u2019assembl\u00e9e r\u00e9unie pour c\u00e9l\u00e9brer les louanges de Yahv\u00e9h. Il y a d\u2019abord l\u2019invitation \u00e0 la louange. Elle na\u00eet du regard sur ce qui s\u2019est pass\u00e9 : l\u2019homme &#8211; m\u00e9pris\u00e9 et refus\u00e9, vou\u00e9 \u00e0 la mort par ses ennemis mais sauv\u00e9 par Dieu &#8211; devient le symbole du sort des pauvres\u00a0: \u00ab\u00a0Yahv\u00e9h n\u2019a pas m\u00e9pris\u00e9 ni refus\u00e9 le pauvre dans sa pauvret\u00e9, il a \u00e9cout\u00e9 quand il criait vers lui\u00a0\u00bb (v. 25). <\/em><\/p>\n<p><em>Dans la seconde strophe (vv. 26b-27), celle que nous allons lire dans un instant, le soliste prend la parole. Dieu a \u00e9cout\u00e9 sa demande d\u2019\u00eatre sauv\u00e9 de la souffrance, sa demande accompagn\u00e9e d\u2019une promesse. Voil\u00e0 pourquoi, r\u00e9pondant \u00e0 l\u2019intervention de Dieu, l\u2019homme lib\u00e9r\u00e9 s\u2019engage \u00e0 respecter les promesses qu\u2019il a faites \u00e0 Dieu. En plus, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de cette liturgie dans laquelle on offre \u00e0 Dieu des sacrifices, le soliste invite les pauvres \u00e0 se nourrir des viandes pr\u00e9sent\u00e9es comme offrande. Les personnes qui participent \u00e0 ce sacrifice, il les consid\u00e8re comme ses fr\u00e8res. En effet, les souffrances qu\u2019il a v\u00e9cues le rendent sensible aux souffrances des autres<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a>. A ces personnes, il exprime son r\u00eave : \u00ab Les pauvres mangeront et n\u2019auront plus faim \u00bb (v. 27). Et il termine en leur exprimant son v\u0153u et sa certitude. Leur c\u0153ur sera fortifi\u00e9 par l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un Dieu qui sauve<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a>\u00a0: \u00ab\u00a0Vive votre c\u0153ur, pour jamais\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><em>Enfin, dans un troisi\u00e8me moment<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>, au psaume on a ajout\u00e9 encore deux strophes. Dans la premi\u00e8re (vv. 28-29), le salut que Dieu donne aux pauvres devient un signe de la royaut\u00e9 de Yahv\u00e9h. Il s\u2019agit d\u2019une royaut\u00e9 qui fait tomber les barri\u00e8res et qui atteint \u00ab\u00a0toutes les extr\u00e9mit\u00e9s de la terre\u00a0\u00bb. C\u2019est lui, et lui seul, le roi\u00a0: \u00ab\u00a0Car \u00e0 Yahv\u00e9h est la royaut\u00e9, et c\u2019est lui celui qui gouverne les peuples \u00bb (v. 29). <\/em><\/p>\n<p><em>La derni\u00e8re strophe (vv. 31-32) <a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><strong>[6]<\/strong><\/a> revient sur la royaut\u00e9 de Yahv\u00e9h et jette un regard sur l\u2019avenir. Le royaume de Dieu ne conna\u00eet pas de limites. Il s\u2019\u00e9tend sur tous les peuples, il englobe aussi les g\u00e9n\u00e9rations du pass\u00e9. Morts et vivants rendront hommage au roi de l\u2019univers et annonceront les \u0153uvres du grand roi Yahv\u00e9h \u00e0 une humanit\u00e9 nouvelle<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><strong>[7]<\/strong><\/a>, \u00ab\u00a0au peuple qui va na\u00eetre\u00a0\u00bb (v. 32). Voil\u00e0 l\u2019\u0153uvre de ce Roi.<\/em><\/p>\n<p><em>En \u00e9coutant ces strophes du psaume, je vous invite \u00e0 reprendre les premiers mots du verset 26, l\u00e0 o\u00f9 le po\u00e8te prend la parole au commencement de l\u2019assembl\u00e9e liturgique au temple. Notre refrain sera\u00a0:<\/em><\/p>\n<p><strong>Tu fais na\u00eetre ma louange, Seigneur,<br \/><\/strong><strong>dans la grande assembl\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Psaume 22 (versets 26b-27. 28-29. 31-32)<\/strong><\/p>\n<p><sup>26b<\/sup> Devant ceux qui te respectent, je tiendrai mes promesses.<\/p>\n<p><sup>27<\/sup> Les pauvres mangeront et n\u2019auront plus faim.<\/p>\n<p>Ceux qui cherchent Yahv\u00e9h chanteront sa louange.<\/p>\n<p>\u00ab Vive votre c\u0153ur, pour jamais\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0: <strong>Tu fais na\u00eetre ma louange, Seigneur,<\/strong><\/p>\n<p><strong>dans la grande assembl\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>28<\/sup> Se souviendront et retourneront vers Yahv\u00e9h toutes les extr\u00e9mit\u00e9s de la terre<\/p>\n<p>et se prosterneront devant ton visage toutes les familles des peuples.<\/p>\n<p><sup>29<\/sup> Car \u00e0 Yahv\u00e9h est la royaut\u00e9,<\/p>\n<p>et c\u2019est lui celui qui gouverne les peuples.<\/p>\n<p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0: <strong>Tu fais na\u00eetre ma louange, Seigneur,<\/strong><\/p>\n<p><strong>dans la grande assembl\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>31<\/sup> Une post\u00e9rit\u00e9 le servira\u00a0;<\/p>\n<p>on parlera du Seigneur \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<p><sup>32<\/sup> On viendra et on annoncera sa justice<\/p>\n<p>au peuple qui va na\u00eetre, car [Yahv\u00e9h] a agi\u00a0!<\/p>\n<p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0: <strong>Tu fais na\u00eetre ma louange, Seigneur,<\/strong><\/p>\n<p><strong>dans la grande assembl\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Deuxi\u00e8me lecture<\/h5>\n<p><em>Ce matin, nous avons une nouvelle page de la Premi\u00e8re lettre de Jean. Elle s\u2019ouvre avec une nouvelle invitation \u00e0 l\u2019amour, un amour qui doit se traduire dans des actions concr\u00e8tes. L\u2019auteur nous le dit d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s claire\u00a0: \u00ab\u00a0Mes petits enfants, n\u2019aimons pas avec des paroles et avec de beaux discours, mais avec des actes\u00a0\u00bb (v. 18). C\u2019est ainsi que notre amour sera vrai et que \u00ab\u00a0nous pourrons savoir que nous venons de la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb (v. 19). Et ici le mot \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Dieu, la \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb comme r\u00e9v\u00e9lation de Dieu qui habite dans les croyants et qui est la source d\u2019o\u00f9 jaillissent nos \u0153uvres d\u2019amour<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><strong>[8]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Apr\u00e8s cette r\u00e9f\u00e9rence indirecte \u00e0 Dieu, la lettre parle directement de notre relation avec Dieu. Et il s\u2019agit d\u2019une relation que nous vivons dans notre c\u0153ur, dans notre conscience. C\u2019est notre conscience qui nous dit si nous faisons ou si nous ne faisons pas ce qui est agr\u00e9able \u00e0 Dieu. L\u2019id\u00e9al c\u2019est, \u00e9videmment, de faire ce qui est agr\u00e9able \u00e0 Dieu. Mais, dans le cas contraire, la lettre nous dit\u00a0: \u00ab\u00a0m\u00eame si notre c\u0153ur nous condamnerait, nous savons que Dieu est plus grand que notre c\u0153ur\u00a0\u00bb (v. 20). Cette phrase bouleversante souligne la supr\u00e9matie de la mis\u00e9ricorde de Dieu\u00a0: la mis\u00e9ricorde de Dieu est plus grande que les condamnations venant du c\u0153ur de l\u2019homme<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>D\u2019autre part, la mis\u00e9ricorde de Dieu ne peut que nous pousser \u00e0 changer\u00a0; elle nous permet de \u00ab\u00a0nous adresser \u00e0 Dieu avec assurance\u00a0\u00bb (v. 21), elle nous donne la force de prendre \u00ab\u00a0soin de ses commandements\u00a0\u00bb (v. 22).<\/em><\/p>\n<p><em>Et c\u2019est sur le mot \u00ab\u00a0commandement\u00a0\u00bb que notre page se termine. Ce mot revient deux fois au pluriel (vv. 22 et 24) et deux fois au singulier (v. 23.23). Le pluriel, qui \u00e9voque les commandements de Dieu, encadre le singulier<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><strong>[10]<\/strong><\/a>, le commandement que J\u00e9sus nous a laiss\u00e9, le commandement nouveau. Comment ne pas rappeler l\u2019\u00c9vangile de Jean, l\u00e0 o\u00f9 J\u00e9sus dit aux disciples\u00a0: \u00ab\u00a0Un commandement nouveau je vous donne\u00a0: Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aim\u00e9s, vous aussi, aimez-vous les uns les autres\u00a0\u00bb (Jn 13,34). Bref\u00a0: l\u2019essentiel de la foi chr\u00e9tienne se r\u00e9sume en deux phrases\u00a0: \u00ab\u00a0croire\u00a0\u00bb en J\u00e9sus et \u00ab nous aimer les uns les autres selon le commandement qu\u2019il nous a donn\u00e9\u00a0\u00bb (v. 23)<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>En nous aimant les uns les autres, notre relation avec Dieu se fait tr\u00e8s intime\u00a0: \u00ab\u00a0Et celui qui prend soin de ses commandements vit en Dieu, et Dieu (vit) en lui\u00a0\u00bb (v. 24). Et cette intimit\u00e9 nous permet de d\u00e9couvrir que Dieu, \u00e0 travers son Esprit, nous anime. Oui, notre vie sera anim\u00e9e par \u00ab l\u2019Esprit qu\u2019il nous a donn\u00e9\u00a0\u00bb (v. 24).<\/em><\/p>\n<p><em>\u00c9coutons tr\u00e8s attentivement cette page dans laquelle l\u2019auteur, qui vit en communion d\u2019amour avec ses destinataires<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><strong>[12]<\/strong><\/a>, les interpelle &#8211; et nous interpelle &#8211; tr\u00e8s personnellement avec les mots pleins de tendresse\u00a0: \u00ab petits enfants\u00a0\u00bb (v. 18) et \u00ab\u00a0chers amis\u00a0\u00bb (v. 21).<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lecture de la premi\u00e8re lettre de saint Jean (3,18-24)<\/strong><\/p>\n<p><sup>18<\/sup> Mes petits enfants, n\u2019aimons pas avec des paroles et avec de beaux discours, mais avec des actes. Ces actes montrent que notre amour est vrai. <sup>19<\/sup> Voil\u00e0 comment nous pourrons savoir que nous venons de la v\u00e9rit\u00e9. Voil\u00e0 comment notre c\u0153ur pourra se sentir rassur\u00e9 devant Dieu.<\/p>\n<p><sup>20<\/sup> En effet, m\u00eame si notre c\u0153ur nous condamnerait, nous savons que Dieu est plus grand que notre c\u0153ur et qu\u2019il conna\u00eet tout. <sup>21<\/sup> Et si, mes chers amis, notre c\u0153ur ne nous condamne pas, nous pouvons nous adresser \u00e0 Dieu avec assurance, <sup>22<\/sup> et nous recevons de lui tout ce que nous demandons. Pourquoi\u00a0? Parce que nous prenons soin de ses <u>commandements<\/u> et nous faisons ce qui lui pla\u00eet.<\/p>\n<p><sup>23<\/sup> Or, voici son <u>commandement<\/u> : croire au nom de son Fils J\u00e9sus Christ, et nous aimer les uns les autres selon le <em><u>commandement<\/u><\/em> qu\u2019il nous a donn\u00e9.<\/p>\n<p><sup>24<\/sup> Et celui qui prend soin de ses <u>commandements<\/u> vit en Dieu, et Dieu (vit) en lui ; et voil\u00e0 comment nous reconnaissons qu\u2019il vit en nous, par l\u2019Esprit qu\u2019il nous a donn\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>All\u00e9luia. All\u00e9luia.<\/strong><\/p>\n<p><em>Demeurez en moi, comme moi en vous,<\/em><\/p>\n<p><em>dit le Seigneur ;<\/em><\/p>\n<p><em>celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.<\/em> (<em>Jean<\/em> 15,4a.5b)<\/p>\n<p><strong>All\u00e9luia.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>\u00c9vangile<\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Dans l\u2019\u00c9vangile de Jean, J\u00e9sus pr\u00e9sente soi-m\u00eame \u00e0 travers des images diff\u00e9rentes\u00a0: J\u00e9sus le berger, J\u00e9sus la porte, J\u00e9sus la vigne. Cette derni\u00e8re image nous est propos\u00e9e dans la lecture que nous allons \u00e9couter dans un instant.<\/em><\/p>\n<p><em>La page s\u2019ouvre avec ces mots de J\u00e9sus\u00a0: \u00ab\u00a0Moi, je suis la vigne\u00a0\u00bb (vv. 1.5). Mais J\u00e9sus n\u2019est pas une vigne quelconque, une vigne parmi d\u2019autres. Il est \u00ab\u00a0la vigne, la vraie\u00a0\u00bb. En effet, il est la vigne qui d\u00e9pend totalement de Dieu\u00a0: \u00ab\u00a0je suis la vigne, et mon P\u00e8re est le vigneron\u00a0\u00bb. J\u00e9sus est ce qu\u2019il est parce qu\u2019il parle et agit au nom de Dieu<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><strong>[13]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Apr\u00e8s la mention de la vigne et du vigneron, J\u00e9sus parle des rameaux. Pour la vigne, comme pour tout arbre, l\u2019unit\u00e9 est la composante fondamentale\u00a0: les rameaux sont et doivent rester li\u00e9s entre eux et \u00e0 l\u2019arbre. L\u2019\u00c9vangile souligne cet aspect en utilisant sept fois le verbe \u00ab\u00a0demeurer\u00a0\u00bb (4.4.4.5.6.7.7), demeurer en moi, demeurer en vous.<\/em><\/p>\n<p><em>L\u2019unit\u00e9 entre les rameaux et la vigne est la condition indispensable pour que la vigne &#8211; comme tout arbre &#8211; puisse \u00ab\u00a0porter du fruits\u00a0\u00bb (2.2.2.4.5.8). Voil\u00e0 pourquoi \u00ab\u00a0mon P\u00e8re\u00a0\u00bb (v. 1) &#8211; qui est le vigneron &#8211; travaille \u00e0 sa vigne, comme tout cultivateur qui s\u2019occupe d\u2019un arbre et de ses fruits.<\/em><\/p>\n<p><em>Mais dans notre texte le fruit, le fruit abondant de la vigne, est surtout la vie communautaire des disciples, la vie dans l\u2019amour. D\u2019autre part, tout le message de J\u00e9sus se r\u00e9sume dans l\u2019amour\u00a0: \u00ab\u00a0Ceci est mon commandement\u00a0: aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aim\u00e9s\u00a0\u00bb (Jn 15,12).<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lecture de l\u2019\u00c9vangile de Jean (15,1-8)<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em>J\u00e9sus disait \u00e0 ses disciples :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<sup>1<\/sup> Moi, je suis la vigne, la vraie, et mon P\u00e8re est le vigneron. <sup>2 <\/sup>Mon P\u00e8re enl\u00e8ve tout rameau qui en moi ne <em>porte<\/em> pas de<em> fruit<\/em>\u00a0; et tout rameau qui <em>porte <\/em>un<em> fruit<\/em>, mon P\u00e8re le taille et le purifie pour qu\u2019il <em>porte<\/em> un<em> fruit <\/em><em>plus abondant<\/em>.<\/p>\n<p><sup>3 <\/sup>La parole que je vous ai dite vous a d\u00e9j\u00e0 rendus purs. <sup>4<\/sup> <strong>Demeurez<\/strong> en moi comme moi en vous ! Un rameau ne peut pas <em>porter de fruit<\/em> par lui-m\u00eame, s\u2019il ne <strong>demeure<\/strong> pas (uni) dans la vigne ; de m\u00eame, vous non plus, si vous ne <strong>demeurez<\/strong> pas en moi.<\/p>\n<p><sup>5 <\/sup>Moi, je suis la vigne, vous les rameaux. Celui qui <strong>demeure<\/strong> en moi, et moi en lui, celui-l\u00e0 <em>porte<\/em> un<em> fruit <\/em><em>abondant<\/em>, car vous ne pouvez rien faire sans moi. <sup>6 <\/sup>Si quelqu\u2019un ne <strong>demeure<\/strong> pas en moi, il est jet\u00e9 dehors, comme le rameau, et il s\u00e8che\u00a0; les rameaux secs, on les ramasse, on les jette au feu et ils br\u00fblent. <sup>7<\/sup> Si vous <strong>demeurez<\/strong> en moi et que mes paroles <strong>demeurent<\/strong> en vous, demandez ce que vous voulez et cela se r\u00e9alisera pour vous.<\/p>\n<p><sup>8 <\/sup>Voici comment la gloire de mon P\u00e8re se manifeste : quand vous <em>portez<\/em> un<em> fruit abondant<\/em> en \u00e9tant vraiment mes disciples\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Acclamons la Parole de Dieu.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Pri\u00e8re d\u2019ouverture<\/h5>\n<p><br \/>O P\u00e8re, afin que se r\u00e9alise ce que ton Fils a annonc\u00e9 dans l\u2019\u00c9vangile,<\/p>\n<p>fais que nous, qui sommes les rameaux de sa vigne,<\/p>\n<p>puissions porter des fruits plus abondants.<\/p>\n<p>Et, \u00e0 fin que nous arrivions \u00e0 ce r\u00e9sultat,<\/p>\n<p>fais que nous demeurions en lui,<\/p>\n<p>et lui en nous, de jour en jour.<\/p>\n<p>[David Maria Turoldo, pr\u00eatre et po\u00e8te, Italie\u00a0: 1916-1992]<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Pri\u00e8re des fid\u00e8les<\/h5>\n<p>* La premi\u00e8re lecture nous a montr\u00e9 une communaut\u00e9 ouverte, une communaut\u00e9 qui sait accueillir Paul qui, de pers\u00e9cuteur des chr\u00e9tiens, avait accueilli la bonne nouvelle. Et la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne n\u2019\u00e9tait pas fix\u00e9e dans ses structures. Elle \u00e9tait une communaut\u00e9 qui \u00ab\u00a0faisait route dans le profond respect du Seigneur et, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019encouragement du Souffle saint\u00a0\u00bb. Que cet Esprit saint puisse rendre ouverte et mettre en chemin aussi cette communaut\u00e9 du Centre Jeunes Kamenge.<\/p>\n<p>* Le po\u00e8te qui a compos\u00e9 le psaume 22 a v\u00e9cu une situation tr\u00e8s p\u00e9nible\u00a0: il a \u00e9t\u00e9 m\u00e9pris\u00e9 et refus\u00e9, vou\u00e9 \u00e0 la mort par ses ennemis. Mais Dieu est intervenu dans sa vie et l\u2019a sauv\u00e9. Voil\u00e0 pourquoi, gr\u00e2ce \u00e0 cette exp\u00e9rience, maintenant il se sent solidaire des pauvres et il s\u2019engage pour les personnes marginalis\u00e9es. Son r\u00eave est simple\u00a0: \u00ab\u00a0Les pauvres mangeront et n\u2019auront plus faim\u00a0\u00bb. Que le Seigneur, qui est intervenu dans sa vie, puisse intervenir aussi dans notre vie en nous donnant la force de travailler pour ce m\u00eame r\u00eave ici dans nos quartiers.<\/p>\n<p>* Dieu notre P\u00e8re, \u00e0 travers J\u00e9sus, tu nous as r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ton projet. Tu n\u2019as pas voulu une religion sur laquelle p\u00e8sent dix mille pr\u00e9ceptes. Et Jean, dans sa lettre, nous le rappelle en \u00e9crivant\u00a0: \u00ab\u00a0voici son commandement : croire au nom de son Fils J\u00e9sus Christ, et nous aimer les uns les autres selon le commandement qu\u2019il nous a donn\u00e9\u00a0\u00bb. Donne-nous donc, Seigneur, un c\u0153ur qui sache aimer un peu comme notre fr\u00e8re J\u00e9sus a fait dans toute sa vie.<\/p>\n<p>* L\u2019\u00c9vangile nous a montr\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de nous accepter les uns les autres. C\u2019est la seule mani\u00e8re d\u2019\u00eatre vraiment des disciples de J\u00e9sus et de rendre gloire \u00e0 Dieu. Rends-nous conscient(e)s, Seigneur, de l\u2019importance de nos relations interpersonnelles et communautaires.<\/p>\n<p>* Respecter et aimer vraiment les autres n\u2019est pas une t\u00e2che facile. Mais l\u2019\u00c9vangile nous dit que la force pour construire une vraie communaut\u00e9 nous est donn\u00e9e, nous pouvons la retrouver au fond de nous-m\u00eames, dans nos racines, dans la confiance que nous mettons dans le Christ, la vraie vigne. Permets-nous, Seigneur, de conserver cette confiance en toi. De la conserver m\u00eame lorsque la situation est difficile, voire p\u00e9nible.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/28-avril-2024.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>&gt; testo (pdf)<\/em><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Le nom \u00ab\u00a0Paul\u00a0\u00bb est un surnom romain qui a sa racine dans le nom h\u00e9breu \u00ab\u00a0Sha\u2019\u00fbl\u00a0\u00bb qui signifie \u00ab\u00a0demand\u00e9 \u00e0 Dieu\u00a0\u00bb. Cf. O. Odelain et R. S\u00e9guineau, <em>Dictionnaire des noms propres de la Bible<\/em>, Cerf, Paris, 2002, p. 289 (sous la voix \u00ab\u00a0Paul\u00a0\u00bb) et p. 335 (sous la voix \u00ab\u00a0Sa\u00fcl\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Ph. Bossuyt et J. Radermakers, <em>T\u00e9moins de la Parole de la Gr\u00e2ce. Actes des Ap\u00f4tres<\/em>. <em>Vol. 2 : Lecture continue<\/em>, Institut d\u2019\u00c9tudes Th\u00e9ologiques, Bruxelles, 1995, p. 320.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Ainsi L. Alonso Sch\u00f6kel, <em>I Salmi, vol. 1<\/em>, Borla, Roma, 1992, p. 445.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 236.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Pour les versets 24-27 et 28-32 ajout\u00e9s au psaume 22, cf. F.-L. Hossfeld, <em>Psalm 22<\/em>, dans F.-L. Hossfeld. &#8211; E. Zenger, <em>Die Psalmen, Band I<\/em>, Echter Verlag, W\u00fcrzburg, 1993, p. 144ss.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Pour la critique textuelle et pour la traduction de ces deux versets, cf. D. Barth\u00e9lemy, <em>Critique textuelle de l\u2019Ancien Testament. Tome 4. Psaumes<\/em>, Academic Press &#8211; Vandenhoeck &amp; Ruprecht, Fribourg &#8211; G\u00f6ttingen, 2005, p. 139.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Cf. J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 237. Cf. aussi B. Piacentini, <em>I Salmi. Preghiera e poesia<\/em>, Paoline, Milano, 2012, p. 151ss.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cf. R. E. Brown, <em>Le lettere di Giovanni<\/em>, Cittadella, Assisi, 1986, p. 619.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Ainsi M. Morgen, <em>Les \u00e9p\u00eetres de Jean<\/em>, Cerf, Paris, 2005, p. 144.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> <em>Ibib<\/em>, p. 150.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Pour l\u2019importance de ce verset dans ce point de notre lettre, cf. J.-M. Poffet, <em>\u00c9p\u00eetres de Jean<\/em>, dans <em>Le Nouveau Testament comment\u00e9<\/em>, sous la direction de C. Focant et D. Marguerat, Bayard &#8211; Labor et fides, Paris &#8211; Gen\u00e8ve, 2012, p. 1121.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> R. Bultmann, <em>Le lettere di Giovanni, Testo greco, traduzione, commento<\/em>, Paideia, Brescia, 1977, p. 31.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Cf. J. Zumstein, <em>L\u2019\u00c9vangile selon saint Jean (13-21),<\/em> Labor et fides, Gen\u00e8ve, 2007, p. 99.<\/p>    <\/div>\n<\/div>\n<!-- \/module text -->\n\t        <\/div>\n\t    \t<\/div>\n\t\t    <\/div>\n\t    <!-- \/row_inner -->\n\t<\/div>\n\t<!-- \/module_row -->\n\t<\/div>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>5\u00e8me dimanche de P\u00e2ques \u2014 Ann\u00e9e B \u00a0 Celui qui demeure en moi porte un fruit abondant (Jean 15,5) \u00a0 Premi\u00e8re lecture \u00a0 Dans les Actes des ap\u00f4tres, Luc nous parle du changement v\u00e9cu par Paul, dont le vrai nom \u00e9tait Saul[1]. 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Pers\u00e9cuteur des chr\u00e9tiens, Saul devient, lui aussi, un chr\u00e9tien. C\u2019est un changement impr\u00e9vu, incroyable pour les ap\u00f4tres \u00e0 J\u00e9rusalem. Mais Barnabas, un croyant de l\u2019\u00eele de Chypre, fr\u00e9quente quand m\u00eame Saul et arrive \u00e0 l\u2019introduire aupr\u00e8s des ap\u00f4tres.<\/em><\/p> <p><em>La pr\u00e9sentation que Barnabas fait de Saul aux ap\u00f4tres est tr\u00e8s simple. Il mentionne trois \u00e9l\u00e9ments\u00a0: Saul a vu le Seigneur, le Seigneur lui a parl\u00e9, et Saul a pu s\u2019exprimer avec assurance au nom de J\u00e9sus. Le fait central c\u2019est que le Seigneur, le Christ ressuscit\u00e9, <strong>a parl\u00e9<\/strong> \u00e0 Saul, l\u2019a interpell\u00e9 d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s personnelle. Quant au premier \u00e9l\u00e9ment - le fait d\u2019avoir vu le Seigneur - il nous \u00e9chappe enti\u00e8rement. Au contraire, le troisi\u00e8me fait est tr\u00e8s concret\u00a0: s\u2019exprimer avec assurance. Saul l\u2019a fait avant d\u2019arriver \u00e0 J\u00e9rusalem (v. 27) et il le fera aussi \u00e0 J\u00e9rusalem (v. 28). <\/em><\/p> <p><em>Avec l\u2019expression \u00ab\u00a0parler avec assurance\u00a0\u00bb, le narrateur \u00e9voque la libert\u00e9 pour annoncer la Parole, au nom de J\u00e9sus, sans rien ajouter ou retrancher. C\u2019est la Parole nue, dans toute sa force, enracin\u00e9e dans le pass\u00e9 d\u2019Isra\u00ebl et rejoignant l\u2019aujourd\u2019hui de tout homme, par la puissance du Souffle saint<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>. Mais cette annonce de la Parole comporte aussi des risques tr\u00e8s graves\u00a0: \u00ab\u00a0eux cherchaient \u00e0 le supprimer\u00a0\u00bb (v. 29).<\/em><\/p> <p><em>Enfin, une note sur le dernier verset de ce r\u00e9cit. Luc parle de la communaut\u00e9\u00a0: elle vivait en paix, la paix que J\u00e9sus donne le jour de P\u00e2ques (Lc 24,36). La communaut\u00e9 \u00e9tait soutenue par \u00ab\u00a0l\u2019encouragement du Souffle saint\u00a0\u00bb, donc un Souffle surprenant et inimaginable. Mais le narrateur nous pr\u00e9sente aussi un dernier trait\u00a0: une communaut\u00e9 qui se multiplie, qui s\u2019ouvre aux non-croyants. Et il s\u2019agit d\u2019une communaut\u00e9 qui ne se fixe pas dans ses convictions et ses structures. C\u2019est, nous dit le narrateur, une communaut\u00e9 qui \u00ab\u00a0faisait route\u00a0\u00bb, une communaut\u00e9 en chemin.<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Lecture des Actes des ap\u00f4tres (9,26-31)<\/strong><\/p> <p><sup>26<\/sup> Arriv\u00e9 \u00e0 J\u00e9rusalem, Saul cherchait \u00e0 se joindre aux disciples. Mais tous avaient peur de lui, car ils ne croyaient pas qu\u2019il \u00e9tait vraiment un disciple. <sup>27<\/sup> Barnabas le prit alors avec lui, le pr\u00e9senta aux ap\u00f4tres. Il leur raconta comment, sur la route, Saul avait vu le Seigneur et comment le Seigneur lui avait parl\u00e9. Il leur dit aussi comment Saul, \u00e0 Damas, <strong>avait parl\u00e9 avec assurance au nom<\/strong> de J\u00e9sus. <sup>28<\/sup> D\u00e8s lors, Saul \u00e9tait avec eux, il allait et venait dans J\u00e9rusalem, <strong>parlant avec assurance au nom<\/strong> du Seigneur. <sup>29<\/sup> Et il parlait avec les Juifs de langue grecque et discutait avec eux ; mais eux cherchaient \u00e0 le supprimer. <sup>30<\/sup> Alors les fr\u00e8res, l\u2019ayant appris, l\u2019ont fait descendre \u00e0 C\u00e9sar\u00e9e et, de l\u00e0, l\u2019ont fait partir vers Tarse.<\/p> <p><sup>31<\/sup> Quant \u00e0 la communaut\u00e9, sur toute l\u2019\u00e9tendue de la Jud\u00e9e, de la Galil\u00e9e et de la Samarie, elle vivait en paix, elle s\u2019\u00e9difiait et faisait route dans le profond respect du Seigneur et, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019encouragement du Souffle saint, elle se multipliait.<\/p> <p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Psaume<br \/><br \/><\/h5> <p><em>Le psaume 22 est certainement un des psaumes les plus connus. C\u2019est le psaume dans lequel J\u00e9sus crucifi\u00e9 trouve son identit\u00e9 en criant\u00a0: \u00ab\u00a0Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m\u2019as-tu abandonn\u00e9\u00a0?\u00a0\u00bb (Mc 15,34\u00a0; Mt 27,46). Ce psaume, d\u2019un homme qui se sent abandonn\u00e9 par Dieu, injuri\u00e9, refus\u00e9 et maltrait\u00e9 par son peuple, terminait quand m\u00eame par une surprise\u00a0: un seul mot\u00a0adress\u00e9 \u00e0 Dieu\u00a0: \u00ab\u00a0\u2019anitani\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire\u00a0\u00ab\u00a0tu m\u2019as r\u00e9pondu\u00a0\u00bb (v. 22). Et cette r\u00e9ponse de Dieu fait jaillir la r\u00e9action du po\u00e8te\u00a0: \u00ab\u00a0Je veux raconter ton nom \u00e0 mes fr\u00e8res, au milieu de l\u2019assembl\u00e9e je chanterai ta louange\u00a0\u00bb (v. 23).<\/em><\/p> <p><em>Plus tard, \u00e0 ce psaume on a ajout\u00e9 deux strophes, les versets 24-27. Ici, on nous pr\u00e9sente l\u2019assembl\u00e9e r\u00e9unie pour c\u00e9l\u00e9brer les louanges de Yahv\u00e9h. Il y a d\u2019abord l\u2019invitation \u00e0 la louange. Elle na\u00eet du regard sur ce qui s\u2019est pass\u00e9 : l\u2019homme - m\u00e9pris\u00e9 et refus\u00e9, vou\u00e9 \u00e0 la mort par ses ennemis mais sauv\u00e9 par Dieu - devient le symbole du sort des pauvres\u00a0: \u00ab\u00a0Yahv\u00e9h n\u2019a pas m\u00e9pris\u00e9 ni refus\u00e9 le pauvre dans sa pauvret\u00e9, il a \u00e9cout\u00e9 quand il criait vers lui\u00a0\u00bb (v. 25). <\/em><\/p> <p><em>Dans la seconde strophe (vv. 26b-27), celle que nous allons lire dans un instant, le soliste prend la parole. Dieu a \u00e9cout\u00e9 sa demande d\u2019\u00eatre sauv\u00e9 de la souffrance, sa demande accompagn\u00e9e d\u2019une promesse. Voil\u00e0 pourquoi, r\u00e9pondant \u00e0 l\u2019intervention de Dieu, l\u2019homme lib\u00e9r\u00e9 s\u2019engage \u00e0 respecter les promesses qu\u2019il a faites \u00e0 Dieu. En plus, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de cette liturgie dans laquelle on offre \u00e0 Dieu des sacrifices, le soliste invite les pauvres \u00e0 se nourrir des viandes pr\u00e9sent\u00e9es comme offrande. Les personnes qui participent \u00e0 ce sacrifice, il les consid\u00e8re comme ses fr\u00e8res. En effet, les souffrances qu\u2019il a v\u00e9cues le rendent sensible aux souffrances des autres<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a>. A ces personnes, il exprime son r\u00eave : \u00ab Les pauvres mangeront et n\u2019auront plus faim \u00bb (v. 27). Et il termine en leur exprimant son v\u0153u et sa certitude. Leur c\u0153ur sera fortifi\u00e9 par l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un Dieu qui sauve<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a>\u00a0: \u00ab\u00a0Vive votre c\u0153ur, pour jamais\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/em><\/p> <p><em>Enfin, dans un troisi\u00e8me moment<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>, au psaume on a ajout\u00e9 encore deux strophes. Dans la premi\u00e8re (vv. 28-29), le salut que Dieu donne aux pauvres devient un signe de la royaut\u00e9 de Yahv\u00e9h. Il s\u2019agit d\u2019une royaut\u00e9 qui fait tomber les barri\u00e8res et qui atteint \u00ab\u00a0toutes les extr\u00e9mit\u00e9s de la terre\u00a0\u00bb. C\u2019est lui, et lui seul, le roi\u00a0: \u00ab\u00a0Car \u00e0 Yahv\u00e9h est la royaut\u00e9, et c\u2019est lui celui qui gouverne les peuples \u00bb (v. 29). <\/em><\/p> <p><em>La derni\u00e8re strophe (vv. 31-32) <a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><strong>[6]<\/strong><\/a> revient sur la royaut\u00e9 de Yahv\u00e9h et jette un regard sur l\u2019avenir. Le royaume de Dieu ne conna\u00eet pas de limites. Il s\u2019\u00e9tend sur tous les peuples, il englobe aussi les g\u00e9n\u00e9rations du pass\u00e9. Morts et vivants rendront hommage au roi de l\u2019univers et annonceront les \u0153uvres du grand roi Yahv\u00e9h \u00e0 une humanit\u00e9 nouvelle<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><strong>[7]<\/strong><\/a>, \u00ab\u00a0au peuple qui va na\u00eetre\u00a0\u00bb (v. 32). Voil\u00e0 l\u2019\u0153uvre de ce Roi.<\/em><\/p> <p><em>En \u00e9coutant ces strophes du psaume, je vous invite \u00e0 reprendre les premiers mots du verset 26, l\u00e0 o\u00f9 le po\u00e8te prend la parole au commencement de l\u2019assembl\u00e9e liturgique au temple. Notre refrain sera\u00a0:<\/em><\/p> <p><strong>Tu fais na\u00eetre ma louange, Seigneur,<br \/><\/strong><strong>dans la grande assembl\u00e9e.<\/strong><\/p> <p><strong>\u00a0<\/strong><\/p> <p><strong>Psaume 22 (versets 26b-27. 28-29. 31-32)<\/strong><\/p> <p><sup>26b<\/sup> Devant ceux qui te respectent, je tiendrai mes promesses.<\/p> <p><sup>27<\/sup> Les pauvres mangeront et n\u2019auront plus faim.<\/p> <p>Ceux qui cherchent Yahv\u00e9h chanteront sa louange.<\/p> <p>\u00ab Vive votre c\u0153ur, pour jamais\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p> <p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0: <strong>Tu fais na\u00eetre ma louange, Seigneur,<\/strong><\/p> <p><strong>dans la grande assembl\u00e9e.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>28<\/sup> Se souviendront et retourneront vers Yahv\u00e9h toutes les extr\u00e9mit\u00e9s de la terre<\/p> <p>et se prosterneront devant ton visage toutes les familles des peuples.<\/p> <p><sup>29<\/sup> Car \u00e0 Yahv\u00e9h est la royaut\u00e9,<\/p> <p>et c\u2019est lui celui qui gouverne les peuples.<\/p> <p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0: <strong>Tu fais na\u00eetre ma louange, Seigneur,<\/strong><\/p> <p><strong>dans la grande assembl\u00e9e.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>31<\/sup> Une post\u00e9rit\u00e9 le servira\u00a0;<\/p> <p>on parlera du Seigneur \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration.<\/p> <p><sup>32<\/sup> On viendra et on annoncera sa justice<\/p> <p>au peuple qui va na\u00eetre, car [Yahv\u00e9h] a agi\u00a0!<\/p> <p><em><u>Refr<\/u><\/em>.\u00a0: <strong>Tu fais na\u00eetre ma louange, Seigneur,<\/strong><\/p> <p><strong>dans la grande assembl\u00e9e.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Deuxi\u00e8me lecture<\/h5> <p><em>Ce matin, nous avons une nouvelle page de la Premi\u00e8re lettre de Jean. Elle s\u2019ouvre avec une nouvelle invitation \u00e0 l\u2019amour, un amour qui doit se traduire dans des actions concr\u00e8tes. L\u2019auteur nous le dit d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s claire\u00a0: \u00ab\u00a0Mes petits enfants, n\u2019aimons pas avec des paroles et avec de beaux discours, mais avec des actes\u00a0\u00bb (v. 18). C\u2019est ainsi que notre amour sera vrai et que \u00ab\u00a0nous pourrons savoir que nous venons de la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb (v. 19). Et ici le mot \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Dieu, la \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb comme r\u00e9v\u00e9lation de Dieu qui habite dans les croyants et qui est la source d\u2019o\u00f9 jaillissent nos \u0153uvres d\u2019amour<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><strong>[8]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Apr\u00e8s cette r\u00e9f\u00e9rence indirecte \u00e0 Dieu, la lettre parle directement de notre relation avec Dieu. Et il s\u2019agit d\u2019une relation que nous vivons dans notre c\u0153ur, dans notre conscience. C\u2019est notre conscience qui nous dit si nous faisons ou si nous ne faisons pas ce qui est agr\u00e9able \u00e0 Dieu. L\u2019id\u00e9al c\u2019est, \u00e9videmment, de faire ce qui est agr\u00e9able \u00e0 Dieu. Mais, dans le cas contraire, la lettre nous dit\u00a0: \u00ab\u00a0m\u00eame si notre c\u0153ur nous condamnerait, nous savons que Dieu est plus grand que notre c\u0153ur\u00a0\u00bb (v. 20). Cette phrase bouleversante souligne la supr\u00e9matie de la mis\u00e9ricorde de Dieu\u00a0: la mis\u00e9ricorde de Dieu est plus grande que les condamnations venant du c\u0153ur de l\u2019homme<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>D\u2019autre part, la mis\u00e9ricorde de Dieu ne peut que nous pousser \u00e0 changer\u00a0; elle nous permet de \u00ab\u00a0nous adresser \u00e0 Dieu avec assurance\u00a0\u00bb (v. 21), elle nous donne la force de prendre \u00ab\u00a0soin de ses commandements\u00a0\u00bb (v. 22).<\/em><\/p> <p><em>Et c\u2019est sur le mot \u00ab\u00a0commandement\u00a0\u00bb que notre page se termine. Ce mot revient deux fois au pluriel (vv. 22 et 24) et deux fois au singulier (v. 23.23). Le pluriel, qui \u00e9voque les commandements de Dieu, encadre le singulier<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><strong>[10]<\/strong><\/a>, le commandement que J\u00e9sus nous a laiss\u00e9, le commandement nouveau. Comment ne pas rappeler l\u2019\u00c9vangile de Jean, l\u00e0 o\u00f9 J\u00e9sus dit aux disciples\u00a0: \u00ab\u00a0Un commandement nouveau je vous donne\u00a0: Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aim\u00e9s, vous aussi, aimez-vous les uns les autres\u00a0\u00bb (Jn 13,34). Bref\u00a0: l\u2019essentiel de la foi chr\u00e9tienne se r\u00e9sume en deux phrases\u00a0: \u00ab\u00a0croire\u00a0\u00bb en J\u00e9sus et \u00ab nous aimer les uns les autres selon le commandement qu\u2019il nous a donn\u00e9\u00a0\u00bb (v. 23)<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>En nous aimant les uns les autres, notre relation avec Dieu se fait tr\u00e8s intime\u00a0: \u00ab\u00a0Et celui qui prend soin de ses commandements vit en Dieu, et Dieu (vit) en lui\u00a0\u00bb (v. 24). Et cette intimit\u00e9 nous permet de d\u00e9couvrir que Dieu, \u00e0 travers son Esprit, nous anime. Oui, notre vie sera anim\u00e9e par \u00ab l\u2019Esprit qu\u2019il nous a donn\u00e9\u00a0\u00bb (v. 24).<\/em><\/p> <p><em>\u00c9coutons tr\u00e8s attentivement cette page dans laquelle l\u2019auteur, qui vit en communion d\u2019amour avec ses destinataires<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><strong>[12]<\/strong><\/a>, les interpelle - et nous interpelle - tr\u00e8s personnellement avec les mots pleins de tendresse\u00a0: \u00ab petits enfants\u00a0\u00bb (v. 18) et \u00ab\u00a0chers amis\u00a0\u00bb (v. 21).<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Lecture de la premi\u00e8re lettre de saint Jean (3,18-24)<\/strong><\/p> <p><sup>18<\/sup> Mes petits enfants, n\u2019aimons pas avec des paroles et avec de beaux discours, mais avec des actes. Ces actes montrent que notre amour est vrai. <sup>19<\/sup> Voil\u00e0 comment nous pourrons savoir que nous venons de la v\u00e9rit\u00e9. Voil\u00e0 comment notre c\u0153ur pourra se sentir rassur\u00e9 devant Dieu.<\/p> <p><sup>20<\/sup> En effet, m\u00eame si notre c\u0153ur nous condamnerait, nous savons que Dieu est plus grand que notre c\u0153ur et qu\u2019il conna\u00eet tout. <sup>21<\/sup> Et si, mes chers amis, notre c\u0153ur ne nous condamne pas, nous pouvons nous adresser \u00e0 Dieu avec assurance, <sup>22<\/sup> et nous recevons de lui tout ce que nous demandons. Pourquoi\u00a0? Parce que nous prenons soin de ses <u>commandements<\/u> et nous faisons ce qui lui pla\u00eet.<\/p> <p><sup>23<\/sup> Or, voici son <u>commandement<\/u> : croire au nom de son Fils J\u00e9sus Christ, et nous aimer les uns les autres selon le <em><u>commandement<\/u><\/em> qu\u2019il nous a donn\u00e9.<\/p> <p><sup>24<\/sup> Et celui qui prend soin de ses <u>commandements<\/u> vit en Dieu, et Dieu (vit) en lui ; et voil\u00e0 comment nous reconnaissons qu\u2019il vit en nous, par l\u2019Esprit qu\u2019il nous a donn\u00e9.<\/p> <p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>All\u00e9luia. All\u00e9luia.<\/strong><\/p> <p><em>Demeurez en moi, comme moi en vous,<\/em><\/p> <p><em>dit le Seigneur ;<\/em><\/p> <p><em>celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.<\/em> (<em>Jean<\/em> 15,4a.5b)<\/p> <p><strong>All\u00e9luia.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>\u00c9vangile<\/h5> <p>\u00a0<\/p> <p><em>Dans l\u2019\u00c9vangile de Jean, J\u00e9sus pr\u00e9sente soi-m\u00eame \u00e0 travers des images diff\u00e9rentes\u00a0: J\u00e9sus le berger, J\u00e9sus la porte, J\u00e9sus la vigne. Cette derni\u00e8re image nous est propos\u00e9e dans la lecture que nous allons \u00e9couter dans un instant.<\/em><\/p> <p><em>La page s\u2019ouvre avec ces mots de J\u00e9sus\u00a0: \u00ab\u00a0Moi, je suis la vigne\u00a0\u00bb (vv. 1.5). Mais J\u00e9sus n\u2019est pas une vigne quelconque, une vigne parmi d\u2019autres. Il est \u00ab\u00a0la vigne, la vraie\u00a0\u00bb. En effet, il est la vigne qui d\u00e9pend totalement de Dieu\u00a0: \u00ab\u00a0je suis la vigne, et mon P\u00e8re est le vigneron\u00a0\u00bb. J\u00e9sus est ce qu\u2019il est parce qu\u2019il parle et agit au nom de Dieu<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><strong>[13]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Apr\u00e8s la mention de la vigne et du vigneron, J\u00e9sus parle des rameaux. Pour la vigne, comme pour tout arbre, l\u2019unit\u00e9 est la composante fondamentale\u00a0: les rameaux sont et doivent rester li\u00e9s entre eux et \u00e0 l\u2019arbre. L\u2019\u00c9vangile souligne cet aspect en utilisant sept fois le verbe \u00ab\u00a0demeurer\u00a0\u00bb (4.4.4.5.6.7.7), demeurer en moi, demeurer en vous.<\/em><\/p> <p><em>L\u2019unit\u00e9 entre les rameaux et la vigne est la condition indispensable pour que la vigne - comme tout arbre - puisse \u00ab\u00a0porter du fruits\u00a0\u00bb (2.2.2.4.5.8). Voil\u00e0 pourquoi \u00ab\u00a0mon P\u00e8re\u00a0\u00bb (v. 1) - qui est le vigneron - travaille \u00e0 sa vigne, comme tout cultivateur qui s\u2019occupe d\u2019un arbre et de ses fruits.<\/em><\/p> <p><em>Mais dans notre texte le fruit, le fruit abondant de la vigne, est surtout la vie communautaire des disciples, la vie dans l\u2019amour. D\u2019autre part, tout le message de J\u00e9sus se r\u00e9sume dans l\u2019amour\u00a0: \u00ab\u00a0Ceci est mon commandement\u00a0: aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aim\u00e9s\u00a0\u00bb (Jn 15,12).<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Lecture de l\u2019\u00c9vangile de Jean (15,1-8)<\/strong><\/p> <p><em>\u00a0<\/em>J\u00e9sus disait \u00e0 ses disciples :<\/p> <p>\u00ab\u00a0<sup>1<\/sup> Moi, je suis la vigne, la vraie, et mon P\u00e8re est le vigneron. <sup>2 <\/sup>Mon P\u00e8re enl\u00e8ve tout rameau qui en moi ne <em>porte<\/em> pas de<em> fruit<\/em>\u00a0; et tout rameau qui <em>porte <\/em>un<em> fruit<\/em>, mon P\u00e8re le taille et le purifie pour qu\u2019il <em>porte<\/em> un<em> fruit <\/em><em>plus abondant<\/em>.<\/p> <p><sup>3 <\/sup>La parole que je vous ai dite vous a d\u00e9j\u00e0 rendus purs. <sup>4<\/sup> <strong>Demeurez<\/strong> en moi comme moi en vous ! Un rameau ne peut pas <em>porter de fruit<\/em> par lui-m\u00eame, s\u2019il ne <strong>demeure<\/strong> pas (uni) dans la vigne ; de m\u00eame, vous non plus, si vous ne <strong>demeurez<\/strong> pas en moi.<\/p> <p><sup>5 <\/sup>Moi, je suis la vigne, vous les rameaux. Celui qui <strong>demeure<\/strong> en moi, et moi en lui, celui-l\u00e0 <em>porte<\/em> un<em> fruit <\/em><em>abondant<\/em>, car vous ne pouvez rien faire sans moi. <sup>6 <\/sup>Si quelqu\u2019un ne <strong>demeure<\/strong> pas en moi, il est jet\u00e9 dehors, comme le rameau, et il s\u00e8che\u00a0; les rameaux secs, on les ramasse, on les jette au feu et ils br\u00fblent. <sup>7<\/sup> Si vous <strong>demeurez<\/strong> en moi et que mes paroles <strong>demeurent<\/strong> en vous, demandez ce que vous voulez et cela se r\u00e9alisera pour vous.<\/p> <p><sup>8 <\/sup>Voici comment la gloire de mon P\u00e8re se manifeste : quand vous <em>portez<\/em> un<em> fruit abondant<\/em> en \u00e9tant vraiment mes disciples\u00a0\u00bb.<\/p> <p><strong>Acclamons la Parole de Dieu.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Pri\u00e8re d\u2019ouverture<\/h5> <p><br \/>O P\u00e8re, afin que se r\u00e9alise ce que ton Fils a annonc\u00e9 dans l\u2019\u00c9vangile,<\/p> <p>fais que nous, qui sommes les rameaux de sa vigne,<\/p> <p>puissions porter des fruits plus abondants.<\/p> <p>Et, \u00e0 fin que nous arrivions \u00e0 ce r\u00e9sultat,<\/p> <p>fais que nous demeurions en lui,<\/p> <p>et lui en nous, de jour en jour.<\/p> <p>[David Maria Turoldo, pr\u00eatre et po\u00e8te, Italie\u00a0: 1916-1992]<\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Pri\u00e8re des fid\u00e8les<\/h5> <p>* La premi\u00e8re lecture nous a montr\u00e9 une communaut\u00e9 ouverte, une communaut\u00e9 qui sait accueillir Paul qui, de pers\u00e9cuteur des chr\u00e9tiens, avait accueilli la bonne nouvelle. Et la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne n\u2019\u00e9tait pas fix\u00e9e dans ses structures. Elle \u00e9tait une communaut\u00e9 qui \u00ab\u00a0faisait route dans le profond respect du Seigneur et, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019encouragement du Souffle saint\u00a0\u00bb. Que cet Esprit saint puisse rendre ouverte et mettre en chemin aussi cette communaut\u00e9 du Centre Jeunes Kamenge.<\/p> <p>* Le po\u00e8te qui a compos\u00e9 le psaume 22 a v\u00e9cu une situation tr\u00e8s p\u00e9nible\u00a0: il a \u00e9t\u00e9 m\u00e9pris\u00e9 et refus\u00e9, vou\u00e9 \u00e0 la mort par ses ennemis. Mais Dieu est intervenu dans sa vie et l\u2019a sauv\u00e9. Voil\u00e0 pourquoi, gr\u00e2ce \u00e0 cette exp\u00e9rience, maintenant il se sent solidaire des pauvres et il s\u2019engage pour les personnes marginalis\u00e9es. Son r\u00eave est simple\u00a0: \u00ab\u00a0Les pauvres mangeront et n\u2019auront plus faim\u00a0\u00bb. Que le Seigneur, qui est intervenu dans sa vie, puisse intervenir aussi dans notre vie en nous donnant la force de travailler pour ce m\u00eame r\u00eave ici dans nos quartiers.<\/p> <p>* Dieu notre P\u00e8re, \u00e0 travers J\u00e9sus, tu nous as r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ton projet. Tu n\u2019as pas voulu une religion sur laquelle p\u00e8sent dix mille pr\u00e9ceptes. Et Jean, dans sa lettre, nous le rappelle en \u00e9crivant\u00a0: \u00ab\u00a0voici son commandement : croire au nom de son Fils J\u00e9sus Christ, et nous aimer les uns les autres selon le commandement qu\u2019il nous a donn\u00e9\u00a0\u00bb. Donne-nous donc, Seigneur, un c\u0153ur qui sache aimer un peu comme notre fr\u00e8re J\u00e9sus a fait dans toute sa vie.<\/p> <p>* L\u2019\u00c9vangile nous a montr\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de nous accepter les uns les autres. C\u2019est la seule mani\u00e8re d\u2019\u00eatre vraiment des disciples de J\u00e9sus et de rendre gloire \u00e0 Dieu. Rends-nous conscient(e)s, Seigneur, de l\u2019importance de nos relations interpersonnelles et communautaires.<\/p> <p>* Respecter et aimer vraiment les autres n\u2019est pas une t\u00e2che facile. Mais l\u2019\u00c9vangile nous dit que la force pour construire une vraie communaut\u00e9 nous est donn\u00e9e, nous pouvons la retrouver au fond de nous-m\u00eames, dans nos racines, dans la confiance que nous mettons dans le Christ, la vraie vigne. Permets-nous, Seigneur, de conserver cette confiance en toi. De la conserver m\u00eame lorsque la situation est difficile, voire p\u00e9nible.<\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><a href=\"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/28-avril-2024.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>&gt; testo (pdf)<\/em><\/a><\/p> <hr \/> <p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Le nom \u00ab\u00a0Paul\u00a0\u00bb est un surnom romain qui a sa racine dans le nom h\u00e9breu \u00ab\u00a0Sha\u2019\u00fbl\u00a0\u00bb qui signifie \u00ab\u00a0demand\u00e9 \u00e0 Dieu\u00a0\u00bb. Cf. O. Odelain et R. S\u00e9guineau, <em>Dictionnaire des noms propres de la Bible<\/em>, Cerf, Paris, 2002, p. 289 (sous la voix \u00ab\u00a0Paul\u00a0\u00bb) et p. 335 (sous la voix \u00ab\u00a0Sa\u00fcl\u00a0\u00bb).<\/p> <p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Ph. Bossuyt et J. Radermakers, <em>T\u00e9moins de la Parole de la Gr\u00e2ce. Actes des Ap\u00f4tres<\/em>. <em>Vol. 2 : Lecture continue<\/em>, Institut d\u2019\u00c9tudes Th\u00e9ologiques, Bruxelles, 1995, p. 320.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Ainsi L. Alonso Sch\u00f6kel, <em>I Salmi, vol. 1<\/em>, Borla, Roma, 1992, p. 445.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 236.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Pour les versets 24-27 et 28-32 ajout\u00e9s au psaume 22, cf. F.-L. Hossfeld, <em>Psalm 22<\/em>, dans F.-L. Hossfeld. - E. Zenger, <em>Die Psalmen, Band I<\/em>, Echter Verlag, W\u00fcrzburg, 1993, p. 144ss.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Pour la critique textuelle et pour la traduction de ces deux versets, cf. D. Barth\u00e9lemy, <em>Critique textuelle de l\u2019Ancien Testament. Tome 4. Psaumes<\/em>, Academic Press - Vandenhoeck &amp; Ruprecht, Fribourg - G\u00f6ttingen, 2005, p. 139.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Cf. J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 237. Cf. aussi B. Piacentini, <em>I Salmi. Preghiera e poesia<\/em>, Paoline, Milano, 2012, p. 151ss.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cf. R. E. Brown, <em>Le lettere di Giovanni<\/em>, Cittadella, Assisi, 1986, p. 619.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Ainsi M. Morgen, <em>Les \u00e9p\u00eetres de Jean<\/em>, Cerf, Paris, 2005, p. 144.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> <em>Ibib<\/em>, p. 150.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Pour l\u2019importance de ce verset dans ce point de notre lettre, cf. J.-M. Poffet, <em>\u00c9p\u00eetres de Jean<\/em>, dans <em>Le Nouveau Testament comment\u00e9<\/em>, sous la direction de C. Focant et D. Marguerat, Bayard - Labor et fides, Paris - Gen\u00e8ve, 2012, p. 1121.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> R. Bultmann, <em>Le lettere di Giovanni, Testo greco, traduzione, commento<\/em>, Paideia, Brescia, 1977, p. 31.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Cf. J. Zumstein, <em>L\u2019\u00c9vangile selon saint Jean (13-21),<\/em> Labor et fides, Gen\u00e8ve, 2007, p. 99.<\/p>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18704","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18704"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18704\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18708,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18704\/revisions\/18708"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18427"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18704"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18704"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18704"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}