{"id":19041,"date":"2024-11-01T01:09:11","date_gmt":"2024-11-01T00:09:11","guid":{"rendered":"https:\/\/absi.ch\/new\/?p=19041"},"modified":"2024-11-01T01:15:18","modified_gmt":"2024-11-01T00:15:18","slug":"eucharistie-3-novembre-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/absi.ch\/new\/2024\/11\/eucharistie-3-novembre-2024\/","title":{"rendered":"Eucharistie: 3 novembre 2024"},"content":{"rendered":"<div id=\"themify_builder_content-19041\" data-postid=\"19041\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-19041 themify_builder\">\n    \t<!-- module_row -->\n\t<div  class=\"themify_builder_row module_row clearfix module_row_1 themify_builder_19041_row module_row_19041-1 tb_ht86800\">\n\t    \t    <div class=\"row_inner col_align_top\" >\n\t\t\t<div  class=\"module_column tb-column col-full first tb_19041_column module_column_0 module_column_19041-1-0 tb_pmpz801\">\n\t    \t    \t        <div class=\"tb-column-inner\">\n\t\t    <!-- module text -->\n<div  class=\"module module-text tb_cbs1810    \">\n            <div  class=\"tb_text_wrap\">\n    <p>31<sup>\u00e8me<\/sup> dimanche du Temps Ordinaire \u2014 Ann\u00e9e B<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3><strong>\u00ab\u00a0Tu aimeras Yahv\u00e9h, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur\u00a0\u00bb (<em>Deut\u00e9ronome<\/em> 6,5)<\/strong><\/h3>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Premi\u00e8re lecture<\/h5>\n<p><em>\u00a0<\/em><em>Deut\u00e9ronome est un mot d\u2019origine grecque\u00a0; il signifie \u00ab\u00a0deuxi\u00e8me loi\u00a0\u00bb. Ce titre, donn\u00e9 au cinqui\u00e8me livre de l\u2019Ancien Testament, a une motivation pr\u00e9cise\u00a0: le Deut\u00e9ronome contient une \u2018deuxi\u00e8me\u2019 forme des \u00ab\u00a0dix paroles\u00a0\u00bb, des \u00ab\u00a0dix commandements\u00a0\u00bb. En effet, la premi\u00e8re forme des commandements se trouve dans le livre de l\u2019Exode, au chapitre 20, tandis que la deuxi\u00e8me forme se trouve dans le Deut\u00e9ronome au chapitre 5.<\/em><\/p>\n<p><em>Quant \u00e0 nous, ce matin, nous allons \u00e9couter la page suivante par rapport au d\u00e9calogue. Dans ce r\u00e9cit, Mo\u00efse exhorte le peuple \u00e0 respecter fid\u00e8lement les dix paroles que Dieu vient de donner.<\/em><\/p>\n<p><em>La page est tr\u00e8s soign\u00e9e du point de vue de la langue<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>. S\u2019adressant au peuple, Mo\u00efse l\u2019interpelle avec la deuxi\u00e8me personne du singulier\u00a0: \u00ab\u00a0tu\u00a0\u00bb. En effet, il s\u2019adresse au peuple comme \u00e0 un groupe uni, une communaut\u00e9<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Dans cette page, il y a des phrases complexes avec des mots r\u00e9p\u00e9t\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0prendre soin\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0donner<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0c\u0153ur\u00a0\u00bb. Plus importante encore est l\u2019exhortation &#8211; adress\u00e9e \u00e0 Isra\u00ebl -, exprim\u00e9e avec le verbe \u00ab\u00a0\u00e9couter\u00a0\u00bb (vv. 3 et 4). La seconde fois que cette structure revient, elle est accompagn\u00e9e de l\u2019affirmation th\u00e9ologique la plus fondamentale de la religion d\u2019Isra\u00ebl<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a>\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c9coute, Isra\u00ebl, Yahv\u00e9h notre Dieu, Yahv\u00e9h (qui est) un\u00a0\u00bb (v. 4). Et ici, l\u2019adjectif \u00ab\u00a0notre\u00a0\u00bb veut pr\u00e9ciser le projet que Dieu a\u00a0: Dieu est un, et il fait de son peuple un peuple uni, une communaut\u00e9 qui puisse s\u2019adresser \u00e0 Dieu en l\u2019appelant \u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb. Et ce peuple, uni par Dieu et en Dieu, est invit\u00e9 \u00e0 l\u2019aimer\u00a0: \u00ab\u00a0tu aimeras Yahv\u00e9h, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur, de tout ton \u00eatre et de toute ta force\u00a0\u00bb (v. 5). Et ce verbe \u00ab\u00a0aimer\u00a0\u00bb nous aide \u00e0 reconna\u00eetre une relation p\u00e8re-fils entre Yahv\u00e9h qui parle et Isra\u00ebl qui \u00e9coute sa voix<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>. En plus, il faut noter que le verbe aimer devient, dans le Deut\u00e9ronome, le verbe fondamental\u00a0: il dit, dans ce verset et fr\u00e9quemment dans tout le livre<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><strong>[6]<\/strong><\/a>, en quoi consiste la relation d\u2019Isra\u00ebl, et aussi de chacun et chacune de nous, envers Dieu. <\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lecture du livre du Deut\u00e9ronome (6,2-6)<\/strong><\/p>\n<p><sup>2<\/sup> Mo\u00efse dit au peuple : \u00ab\u00a0Tu respecteras Yahv\u00e9h ton Dieu en <u>prenant soin<\/u> de toutes ses prescriptions et de ses commandements que moi <u>je te donne <\/u>&#8211; \u00e0 toi, et \u00e0 ton fils et au fils de ton fils &#8211; tous les jours de ta vie, afin que tes jours se prolongent. <sup>3<\/sup> Et <strong><u>tu \u00e9couteras, Isra\u00ebl<\/u><\/strong>, et tu <u>prendras soin<\/u> de mettre en pratique ce qui est bien pour toi et ce qui te fera devenir (un peuple) tr\u00e8s nombreux &#8211; comme te l\u2019a dit Yahv\u00e9h, le Dieu de tes p\u00e8res &#8211; dans un pays qui d\u00e9borde de lait et de miel.<\/p>\n<p><sup>4<\/sup> <strong><u>\u00c9coute, Isra\u00ebl<\/u><\/strong>, Yahv\u00e9h notre Dieu, Yahv\u00e9h (qui est) un. <sup>5<\/sup> Et tu aimeras Yahv\u00e9h, ton Dieu, de tout ton <u>c\u0153ur<\/u>, de tout ton \u00eatre et de toute ta force. <sup>6<\/sup> Et ces paroles, que moi aujourd\u2019hui <u>je te donne<\/u>, seront dans ton <u>c\u0153ur<\/u>.<\/p>\n<p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Psaume<\/h5>\n<p><em>Le psaume 18 est le seul psaume qu\u2019on lit aussi, avec de petites variantes, ailleurs dans l\u2019Ancien Testament (en 2 Samuel 22). Ce psaume est un des po\u00e8mes les plus longs de tout le psautier<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><strong>[7]<\/strong><\/a>. Il est compos\u00e9 de 51 versets. Il s\u2019agit d\u2019un chant de remerciement, un remerciement que le premier verset du psaume attribue \u00e0 David une fois lib\u00e9r\u00e9 de tous ses ennemis et des menaces de Sa\u00fcl.<\/em><\/p>\n<p><em>De ce psaume, nous allons lire trois strophes. La premi\u00e8re (vv. 2-3) s\u2019ouvre avec une d\u00e9claration d\u2019amour\u00a0: \u00ab\u00a0Je t\u2019aime, Yahv\u00e9h, du fond de mes entrailles<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><strong>[8]<\/strong><\/a>\u00a0\u00bb\u00a0(v. 2). Et ici c\u2019est le seul cas, dans toute la Bible, o\u00f9 le verbe \u00ab\u00a0aimer du fond de ses entrailles\u00a0\u00bb a, comme sujet, un \u00eatre humain qui s\u2019adresse \u00e0 Dieu. En effet, dans les autres attestations, ce m\u00eame verbe a, comme sujet, Dieu lui-m\u00eame<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a>. Mais pourquoi cet amour pour Dieu\u00a0? Le po\u00e8te nous le dit dans la m\u00eame strophe. Dieu est \u201ctout\u201d pour le po\u00e8te\u00a0: il est \u00ab mon rocher o\u00f9 je me r\u00e9fugie\u00a0\u00bb, il est \u00ab\u00a0la force qui me sauve\u00a0\u00bb (v. 3).<\/em><\/p>\n<p><em>L\u2019id\u00e9e de Dieu qui me sauve revient aussi dans la deuxi\u00e8me strophe (v. 4). Elle s\u2019ouvre avec la proclamation \u00ab Digne de louange\u00a0\u00bb r\u00e9f\u00e9r\u00e9e, \u00e9videmment, \u00e0 Yahv\u00e9h. Il s\u2019agit d\u2019une proclamation qu\u2019on retrouve aussi ailleurs dans le psautier<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><strong>[10]<\/strong><\/a>. A travers elle, le po\u00e8te exprime toute sa confiance dans le Seigneur<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a> qui intervient dans son histoire personnelle. Quant \u00e0 la suite du verset, ici le po\u00e8te nous dit en quoi consiste cette intervention de Dieu. Dieu est celui qui \u00ab me sauve de l\u2019ennemi, la mort\u00a0\u00bb. Et ici le po\u00e8te utilise le mot h\u00e9breu \u00ab\u00a0\u2018oyebai\u00a0\u00bb, un pluriel d\u2019excellence, pour indiquer l\u2019ennemi le plus important et terrible, la mort<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><strong>[12]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p>\n<p><em>Enfin la troisi\u00e8me strophe (vv. 47.51ab) avec l\u2019acclamation\u00a0: \u00ab\u00a0Vivant est Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb. Oui, Yahv\u00e9h est le vrai et unique souverain. Qu\u2019il soit donc b\u00e9ni et qu\u2019il triomphe\u00a0! (v. 47). Le psaume se termine avec un chant d\u2019action de gr\u00e2ce, un chant dans lequel la communaut\u00e9, apr\u00e8s l\u2019exil \u00e0 Babylone, \u00e9voque son attente du messie\u00a0: le roi attendu pour l\u2019avenir sera un mod\u00e8le de justice. Dieu le sauvera et lui soumettra tous les peuples.<\/em><\/p>\n<p><em>Voil\u00e0 comment \u2013 \u00e0 une communaut\u00e9 dans l\u2019angoisse comme la n\u00f4tre \u2013 le psaume apporte une esp\u00e9rance<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><strong>[13]<\/strong><\/a>. Et notre r\u00e9action peut \u00eatre un peu comme celle du po\u00e8te qui commence le psaume en avouant son amour pour le Seigneur.\u00a0D\u2019ici notre refrain \u00e0 la fin de chaque strophe\u00a0: <\/em><\/p>\n<p><strong>Je t\u2019aime, Seigneur, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Psaume 18 (versets 2-3. 4. 47.51ab)<\/strong><\/p>\n<p><sup>2<\/sup> Je t\u2019aime, Yahv\u00e9h, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/p>\n<p><sup>3<\/sup> Yahv\u00e9h est mon solide rocher, ma forteresse, mon lib\u00e9rateur.<\/p>\n<p>Il est mon Dieu, mon rocher o\u00f9 je me r\u00e9fugie.<\/p>\n<p>il est mon bouclier, la force qui <strong>me sauve<\/strong>, mon refuge !<\/p>\n<p><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><em>:<\/em><strong>\u00a0 Je t\u2019aime, Seigneur, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>4<\/sup> Digne de louange (Yahv\u00e9h)\u00a0!<\/p>\n<p>Je fais appel \u00e0 Yahv\u00e9h<\/p>\n<p>et il <strong>me sauve<\/strong> de l\u2019ennemi, la mort\u00a0!<\/p>\n<p><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><em>:<\/em><strong>\u00a0 Je t\u2019aime, Seigneur, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>47<\/sup> Vivant est Yahv\u00e9h et b\u00e9ni soit mon rocher !<\/p>\n<p>Qu\u2019il triomphe, le Dieu de mon salut !<\/p>\n<p><sup>51ab<\/sup> Il fait de grandes choses pour le salut de son roi,<\/p>\n<p>il montre son amour pour celui qu\u2019il a choisi.<\/p>\n<p><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><em>:<\/em><strong>\u00a0 Je t\u2019aime, Seigneur, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Deuxi\u00e8me lecture<br \/><br \/><\/h5>\n<p><em>Comme pendant les derniers dimanches, la deuxi\u00e8me lecture est une page de la lettre aux H\u00e9breux. A ses destinataires fascin\u00e9s par la religion juive, notre auteur insiste sur la nouveaut\u00e9\u00a0: la foi en J\u00e9sus. Pour en parler, il leur rappelle la condition des pr\u00eatres et des grands pr\u00eatres d\u2019Isra\u00ebl. Isra\u00ebl en a eu un grand nombre\u00a0; en effet, chacun d\u2019eux \u00e9tait mortel , par cons\u00e9quent, \u00ab\u00a0ils \u00e9taient emp\u00each\u00e9s &#8211; par la mort &#8211; de continuer (dans leur service)\u00a0\u00bb (v. 23). Bien diff\u00e9rente est la condition de J\u00e9sus qui a donn\u00e9 sa vie pour nous et qui maintenant vit \u00e0 la droite de Dieu. Oui, J\u00e9sus \u00ab\u00a0peut sauver d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive ceux qui &#8211; gr\u00e2ce \u00e0 lui &#8211; s\u2019approchent de Dieu. En effet, J\u00e9sus est toujours vivant pour prier Dieu en leur faveur\u00a0\u00bb (v. 25).<\/em><\/p>\n<p><em>Entre J\u00e9sus et les grands pr\u00eatres d\u2019Isra\u00ebl, il y a aussi deux autres diff\u00e9rences (vv. 26-27). D\u2019abord\u00a0: \u00ab\u00a0J\u00e9sus n\u2019est pas comme les autres grands pr\u00eatres\u00a0\u00bb (v. 27) : il est \u00ab\u00a0saint, innocent, sans souillure\u00a0\u00bb (v. 26). Par cons\u00e9quent, \u00ab\u00a0il n\u2019a pas besoin d\u2019offrir chaque jour des sacrifices\u2026 pour ses propres p\u00e9ch\u00e9s\u00a0\u00bb (v. 27). L\u2019autre diff\u00e9rence est li\u00e9e au type de sacrifice offert \u00e0 Dieu. Les pr\u00eatres d\u2019Isra\u00ebl offrent \u00e0 Dieu des dons et lui sacrifient aussi des animaux. Mais J\u00e9sus \u00ab\u00a0a offert un sacrifice une fois pour toutes, quand il s\u2019est offert lui-m\u00eame\u00a0\u00bb (v. 27). Et c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ce geste d\u2019offrir \u00e0 Dieu soi-m\u00eame en mourant, que Dieu l\u2019a accueilli aupr\u00e8s de lui, \u00ab\u00a0\u00e9lev\u00e9 au-dessus des cieux\u00a0\u00bb (v. 26)<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><strong>[14]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p>\n<p><em>Enfin le dernier verset. Ici l\u2019auteur \u00e9voque un contraste\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0la loi\u00a0\u00bb, de l\u2019autre \u00ab\u00a0la parole du serment\u00a0\u00bb. La loi est la loi de Mo\u00efse (contenue dans le Pentateuque), une loi avec les diff\u00e9rentes normes \u00e0 propos des pr\u00eatres et de leur cons\u00e9cration. La cons\u00e9cration sacerdotale pr\u00e9vue par la loi de Mo\u00efse ne provoquait pas un changement int\u00e9rieur des pr\u00eatres. Pris dans leur faiblesse, ils restaient toujours \u2013 m\u00eame en accomplissant des c\u00e9r\u00e9monies religieuses \u2013 faibles et p\u00e9cheurs. <\/em><\/p>\n<p><em>Apr\u00e8s toutes ces normes de la loi de Mo\u00efse, Dieu dans les Psaumes a fait une promesse\u00a0: c\u2019est \u00ab la parole du serment (divin) &#8211; qui vient apr\u00e8s la loi\u00a0\u00bb et qui enl\u00e8ve toute valeur \u00e0 cette loi<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><strong>[15]<\/strong><\/a>. A travers l\u2019expression \u00ab\u00a0la parole du serment\u00a0\u00bb l\u2019auteur \u00e9voque le Psaume 2,7, l\u00e0 o\u00f9 Dieu a fait cette promesse\u00a0: \u00ab\u00a0Toi, tu es mon Fils, moi, aujourd\u2019hui, je t\u2019ai engendr\u00e9\u00a0\u00bb. Ce verset du Psaume, notre auteur l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 au d\u00e9but de sa lettre (H\u00e9 1,5) et aussi en 5,5, (que nous avons lu dimanche pass\u00e9). Dans ce Psaume, l\u2019accent est sur le mot \u00ab\u00a0Fils\u00a0\u00bb que notre auteur consid\u00e8re comme appliqu\u00e9 \u00e0 J\u00e9sus. De cette fa\u00e7on, l\u2019auteur souligne la nouveaut\u00e9 de J\u00e9sus comme grand pr\u00eatre par rapport \u00e0 tous les grands pr\u00eatres\u00a0: seulement J\u00e9sus est ce \u00ab\u00a0Fils\u00a0\u00bb engendr\u00e9 par Dieu. A diff\u00e9rence de tous les grands pr\u00eatres, seulement J\u00e9sus, en accomplissant son sacrifice au Calvaire, a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0rendu absolument parfait pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9\u00a0\u00bb. Et dans ces mots le participe, \u00ab\u00a0tetelei\u00f4m\u00e9non\u00a0\u00bb en grec, \u00e9voque une situation d\u00e9finitive, immuable<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><strong>[16]<\/strong><\/a>. Voil\u00e0 la condition dans laquelle Dieu &#8211; \u00e0 travers la parole de son serment &#8211; a \u00e9tabli son Fils comme grand pr\u00eatre.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lecture de <\/strong><strong>Lettre <\/strong><strong>aux H\u00e9breux (7,23-28)<\/strong><\/p>\n<p>Fr\u00e8res, <sup>23<\/sup> (dans l\u2019ancienne alliance), c\u2019est en grand nombre que des (hommes) sont devenus pr\u00eatres, parce qu\u2019ils \u00e9taient emp\u00each\u00e9s &#8211; par la mort &#8211; de continuer (dans leur service).<\/p>\n<p><sup>24<\/sup> Mais J\u00e9sus, parce qu\u2019il demeure pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9, poss\u00e8de un sacerdoce qui ne passe pas. <sup>25<\/sup> En cons\u00e9quence, il peut sauver d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive ceux qui &#8211; gr\u00e2ce \u00e0 lui &#8211; s\u2019approchent de Dieu. En effet, J\u00e9sus est toujours vivant pour prier Dieu en leur faveur.<\/p>\n<p><sup>26<\/sup> Oui, tel est, pr\u00e9cis\u00e9ment, en effet, le grand pr\u00eatre qui nous convenait\u00a0: saint, innocent, sans souillure, s\u00e9par\u00e9 &#8211; maintenant et pour toujours &#8211; des p\u00e9cheurs, \u00e9lev\u00e9 au-dessus des cieux. <sup>27<\/sup> J\u00e9sus n\u2019est pas comme les autres grands pr\u00eatres : il n\u2019a pas besoin d\u2019offrir chaque jour des sacrifices, d\u2019abord pour ses propres p\u00e9ch\u00e9s et ensuite pour ceux du peuple. En effet, il a offert un sacrifice une fois pour toutes, quand il s\u2019est offert lui-m\u00eame.<\/p>\n<p><sup>28<\/sup> La loi (de Mo\u00efse), en effet, \u00e9tablit &#8211; comme grands pr\u00eatres &#8211; des hommes sujets \u00e0 la faiblesse. Mais la parole du serment (divin) &#8211; qui vient apr\u00e8s la loi &#8211; \u00e9tablit (comme grand pr\u00eatre) un Fils rendu absolument parfait pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>All\u00e9luia. All\u00e9luia. <\/strong><\/p>\n<p><em>Si quelqu\u2019un m\u2019aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;<\/em><\/p>\n<p><em>mon P\u00e8re l\u2019aimera, et nous viendrons vers lui.<\/em> (<em>Jean<\/em> 14,23)<\/p>\n<p><strong>All\u00e9luia.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>\u00c9vangile<\/h5>\n<p><em>\u00a0<\/em><em>Dans l\u2019\u00c9vangile que nous allons lire ce matin, J\u00e9sus est \u00e0 J\u00e9rusalem. Apr\u00e8s \u00eatre entr\u00e9 dans la ville comme un porteur de paix assis sur un \u00e2non, il est contest\u00e9 par l\u2019autorit\u00e9 juive. Ensuite, il est interrog\u00e9 par diff\u00e9rents groupes de Juifs \u00e0 propos de l\u2019imp\u00f4t \u00e0 payer \u00e0 l\u2019empereur romain et \u00e0 propos de la r\u00e9surrection des morts. Ensuite \u2013 et c\u2019est la page qu\u2019on va lire dans un instant \u2013 \u00ab\u00a0un scribe\u00a0\u00bb, un ma\u00eetre de la loi, donc une personne qui conna\u00eet bien les \u00c9critures, interroge J\u00e9sus \u00e0 propos des commandements\u00a0: \u00ab\u00a0Quel est le premier de tous les commandements\u00a0?\u00a0\u00bb (v. 28b). En r\u00e9pondant, J\u00e9sus d\u00e9passe la question de l\u2019interlocuteur. En effet, J\u00e9sus mentionne le \u00ab\u00a0premier\u00a0\u00bb commandement et aussi le \u00ab\u00a0second\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><em>* A propos du premier commandement, J\u00e9sus fait appel \u00e0 la page du Deut\u00e9ronome (vv. 4-5) que nous avons lue ce matin\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c9coute, Isra\u00ebl ! Le Seigneur, notre Dieu, le Seigneur est un, et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur, de toute ton \u00e2me, de toute ta pens\u00e9e et de toute ta force\u00a0\u00bb (vv. 29-30)<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><strong>[17]<\/strong><\/a>. C\u2019est le c\u00e9l\u00e8bre texte du \u00ab\u00a0Shema\u00a0\u00bb que tout Isra\u00e9lite est tenu de r\u00e9citer matin et soir. J\u00e9sus se conforme donc aux r\u00e8gles de la pi\u00e9t\u00e9 juive. Le Dieu unique,\u00a0\u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb, le Dieu de l\u2019alliance, doit \u00eatre l\u2019objet d\u2019un amour total<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><strong>[18]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p>\n<p><em>Le premier commandement est certes d\u2019aimer Dieu, \u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb. Mais J\u00e9sus va au-del\u00e0 de ce que le scribe lui avait demand\u00e9\u00a0: il commence avec l\u2019invitation \u00e0 \u00ab\u00a0\u00e9couter\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><strong>[19]<\/strong><\/a>. C\u2019est l\u2019invitation \u00e0 \u00e9couter l\u2019amour que Dieu a pour nous. Dieu nous a cr\u00e9\u00e9(e)s, nous a lib\u00e9r\u00e9(e)s, il nous a destin\u00e9(e)s \u00e0 l\u2019amiti\u00e9 avec lui, il a fait alliance avec nous. Il ne d\u00e9sire rien d\u2019autre, si ce n\u2019est d\u2019\u00eatre aim\u00e9. Et en l\u2019aimant nous pouvons d\u00e9couvrir le sens de notre vie et nous r\u00e9alisons notre vie en pl\u00e9nitude <a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\"><strong>[20]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>* Au premier commandement, J\u00e9sus en ajoute un deuxi\u00e8me d\u00e9passant ainsi &#8211; une nouvelle fois &#8211; la requ\u00eate de son interlocuteur. Le second commandement est l\u2019amour du prochain\u00a0: \u00ab\u00a0Tu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame\u00a0\u00bb (v. 31). Nous avons ici une citation du livre du L\u00e9vitique 19,18. L\u2019union de ce texte du L\u00e9vitique avec celui de Deut\u00e9ronome 6 est probablement une intuition de J\u00e9sus\u00a0: avant J\u00e9sus elle n\u2019est attest\u00e9e nulle part dans l\u2019Ancien Testament ni dans aucun \u00e9crit juif<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\"><strong>[21]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Dans ce second commandement l\u2019amour a deux dimensions\u00a0: aimer le prochain et l\u2019aimer \u00ab\u00a0comme toi-m\u00eame\u00a0\u00bb. Ces deux dimensions sont importantes. L\u2019amour pour le prochain doit \u00eatre un amour plein, et cet amour peut \u00eatre plein seulement si nous aimons, d\u2019une fa\u00e7on correcte, aussi nous-m\u00eames<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\"><strong>[22]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Apr\u00e8s la prise de position de J\u00e9sus sur les deux commandements, Marc nous pr\u00e9sente la r\u00e9action du scribe. Ce scribe appelle J\u00e9sus comme \u00ab\u00a0ma\u00eetre\u00a0\u00bb, il reconna\u00eet que J\u00e9sus a \u00ab\u00a0dit vrai\u00a0\u00bb, et il reconna\u00eet le lien entre ces deux commandements. Il le fait en utilisant presque les m\u00eames mots de J\u00e9sus. Mais, entre la prise de position de J\u00e9sus et celle du scribe il y a quand m\u00eame une diff\u00e9rence. Dans la ligne du Deut\u00e9ronome, J\u00e9sus personnalise le texte\u00a0: il utilise des possessifs\u00a0: il parle de \u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb, et pour exprimer comment faut-il aimer Dieu, il dit\u00a0: \u00ab\u00a0de tout ton c\u0153ur, de toute ton \u00e2me, de toute ta pens\u00e9e et de toute ta force\u00a0\u00bb. Au contraire, le scribe parle comme s\u2019il ne se sentait pas concern\u00e9\u00a0: il ne dit pas \u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb, il ne dit pas qu\u2019il faut aimer Dieu \u00ab\u00a0de tout notre c\u0153ur\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\"><strong>[23]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Apr\u00e8s cette nouvelle intervention du scribe, Marc termine en \u00e9voquant la r\u00e9action de J\u00e9sus\u00a0: \u00ab\u00a0J\u00e9sus, voyant que le scribe avait r\u00e9pondu de fa\u00e7on intelligente, lui dit : Tu n\u2019es pas loin du royaume de Dieu\u00a0\u00bb (v. 34). Le scribe a parl\u00e9 correctement. Mais alors\u2026 pourquoi n\u2019est-il pas loin du royaume de Dieu\u00a0? Qu\u2019est-ce que lui manque encore\u00a0? Si le commandement est d\u2019aimer le Seigneur, il lui manque seulement de comprendre\u2026 que le Seigneur est ce J\u00e9sus qui est devant lui. J\u00e9sus est le Seigneur qui s\u2019est mis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui pour qu\u2019il puisse le rencontrer, l\u2019aimer<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\"><strong>[24]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u00c9vangile de J\u00e9sus Christ selon saint Marc (12,28b-34)<\/strong><\/p>\n<p><sup>28b<\/sup> Un scribe s\u2019approcha de J\u00e9sus et lui demanda : \u00ab Quel est le premier de tous les commandements\u00a0?\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><sup>29<\/sup> J\u00e9sus r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Le premier, c\u2019est : \u201c\u00c9coute, Isra\u00ebl ! Le Seigneur, notre Dieu, le Seigneur est un, <sup>30<\/sup> et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur, de toute ton \u00e2me, de toute ta pens\u00e9e et de toute ta force\u201d. <sup>31<\/sup> Le second, c\u2019est : \u201cTu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame\u201d. Il n\u2019y a pas de commandement plus important que ces deux-l\u00e0 \u00bb.<\/p>\n<p><sup>32<\/sup> Et le scribe dit \u00e0 J\u00e9sus : \u00ab\u00a0C\u2019est bien, ma\u00eetre ; tu as dit vrai\u00a0: Dieu est un et il n\u2019y en a pas d\u2019autre que lui, <sup>33<\/sup> et l\u2019aimer de tout son c\u0153ur, de toute son intelligence et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-m\u00eame, est plus important que pr\u00e9senter \u00e0 Dieu toutes sortes d\u2019offrandes et de sacrifices d\u2019animaux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><sup>34<\/sup> Et J\u00e9sus, voyant que le scribe avait r\u00e9pondu de fa\u00e7on intelligente, lui dit : \u00ab\u00a0Tu n\u2019es pas loin du royaume de Dieu\u00a0\u00bb. Et personne n\u2019osait plus poser de questions \u00e0 J\u00e9sus.<\/p>\n<p><strong>Acclamons la Parole de Dieu.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Pri\u00e8re d\u2019ouverture<\/h5>\n<p>Fais-moi simple,<\/p>\n<p>Fais-moi, g\u00e9n\u00e9reuse,<\/p>\n<p>Fais-moi, douce,<\/p>\n<p>Fais-moi docile,<\/p>\n<p>Fais-moi humble,<\/p>\n<p>Fais-moi charitable,<\/p>\n<p>Fais-moi ob\u00e9issante,<\/p>\n<p>Fais-moi pleine de bont\u00e9,<\/p>\n<p>Fais-moi patiente.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Que je rayonne de Ta Joie,<\/p>\n<p>Que je rayonne de Ta Paix,<\/p>\n<p>Que je rayonne de Ton Amour,<\/p>\n<p>Que je rayonne de Ta Pr\u00e9sence qui m\u2019habite continuellement.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Que je Te dise toujours OUI,<\/p>\n<p>Que mon seul d\u00e9sir ne soit que Ta Volont\u00e9<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a>.<\/p>\n<p>[Florence Vieillard, jeune maman, Dijon, France]<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Pri\u00e8re des fid\u00e8les<br \/><br \/><\/h5>\n<p>* La page du Deut\u00e9ronome contient un message tr\u00e8s clair. Mo\u00efse l\u2019adressait \u00e0 Isra\u00ebl, mais il l\u2019adresse aussi \u00e0 chacune et \u00e0 chacun de nous\u00a0: \u00ab tu aimeras Yahv\u00e9h, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur, de tout ton \u00eatre et de toute ta force. Et ces paroles, que moi aujourd\u2019hui je te donne, seront dans ton c\u0153ur\u00a0\u00bb. Donne-nous la force, Dieu notre P\u00e8re, de r\u00e9pondre &#8211; avec amour &#8211; \u00e0 cette invitation.<\/p>\n<p>* Le po\u00e8te du Psaume t\u2019a d\u00e9clar\u00e9, Seigneur Dieu, de la fa\u00e7on la plus claire\u00a0: \u00ab\u00a0Je t\u2019aime, Yahv\u00e9h, du fond de mes entrailles : tu es ma force\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 nous, ce matin, nous voulons faire comme ce po\u00e8te, nous voulons t\u2019aimer du fond de nos entrailles. Et c\u2019est en faisant appel \u00e0 toi, Dieu aim\u00e9, que nous pourrons constater\u00a0que tu es celui qui \u00ab\u00a0me sauve de l\u2019ennemi, la mort\u00a0!\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>* La Lettre aux H\u00e9breux nous a parl\u00e9 de toi, J\u00e9sus notre fr\u00e8re. Cette lettre nous assure que toi, tu peux \u00ab\u00a0sauver d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive ceux qui s\u2019approchent de Dieu\u00a0\u00bb. Le chemin qui nous porte \u00e0 Dieu va au-del\u00e0 de nos possibilit\u00e9s, mais toi, dans ton humanit\u00e9, tu nous accompagnes de jour en jour. A toi un grand merci, et rends-nous sensibles, de jour en jour, \u00e0 ta pr\u00e9sence qui nous accompagne et nous guide.<\/p>\n<p>* A toi, J\u00e9sus notre fr\u00e8re, un grand merci pour ton instruction de ce matin. Tu nous a montr\u00e9 de la fa\u00e7on la plus claire que notre amour pour Dieu doit se concr\u00e9tiser aussi dans notre amour pour le prochain. Ces deux commandements sont li\u00e9s l\u2019un \u00e0 l\u2019autre. En effet, c\u2019est dans notre engagement pour aimer nos fr\u00e8res que doit se concr\u00e9tiser notre amour pour Dieu. Que cet enseignement de ce matin puisse nous guider de jour en jour.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/3-novembre-2024-CJK.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>&gt; testo (pdf)<\/em><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Pour la langue du Deut\u00e9ronome, cf. G. Braulik, <em>Il libro del Deuteronomio<\/em>, dans E. Zenger (ed.), <em>Introduzione all\u2019Antico Testamento<\/em>, Queriniana, Brescia, 2008, p. 213s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cf. S. Paganini, <em>Deuteronomio. Nuova versione, introduzione e commento<\/em>, Paoline, Milano, 2011, p. 186.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Pour la traduction di verbe h\u00e9breu avec \u00ab\u00a0donner\u00a0\u00bb, cf. <em>La Bible. Ancien Testament, int\u00e9grant les livres deut\u00e9rocanoniques, et Nouveau Testament. Parole de vie<\/em>, Alliance biblique universelle, Villiers-le-Bel, 2000, p. 206.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Cf. S. Paganini, <em>Op. cit<\/em>., p. 186s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Cf. G. Papola, <em>Deuteronomio. Introduzione, traduzione e commento<\/em>, San Paolo, Cinisello Balsamo (Milano), 2011, p. 115.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> La tournure \u00ab\u00a0aimer de tout c\u0153ur\u00a0\u00bb caract\u00e9rise le <em>Deut\u00e9ronome<\/em> et elle se lit dans 10,12\u00a0; 11,1.13.22\u00a0; 13,4\u00a0; 19,9\u00a0; 26,16\u00a0; 30,2.6.10.16.20. Ainsi S. Paganini, <em>Op. cit<\/em>., p. 189, note 21<em>.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Plus long du psaume 18 est le psaume 78 et, surtout, le 119. Cf. F.-L. Hossfeld, <em>Psalm 18<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Die Psalmen. <\/em><em>Bd I, Ps 1-50<\/em>, Echter, W\u00fcrzburg, 1993, p. 118.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cette traduction du verbe \u00ab\u00a0rhm \u00ab\u00a0est due au fait que ce mot est apparent\u00e9 au terme \u00ab\u00a0raham \/raham\u00eem\u00a0\u00bb, qui \u00e9voque les entrailles maternelles, les entrailles d\u2019o\u00f9 jaillit l\u2019amour d\u2019une maman pour son enfant.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Cf. G. Ravasi, <em>Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. Vol. I (Salmi 1-50)<\/em>, EDB, Bologna, 2015, p. 331.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> <em>Psaume <\/em>48,2\u00a0; 96,4\u00a0; 113,3\u00a0; 145,3. Cf. L. Koehler \u2013 W. Baumgartner, <em>Lexicon in Veteris Testamenti libros<\/em>, Brill, Leiden, 1958, p. 235, sous la voix \u00ab\u00a0h\u00e2lal\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Ainsi F.-L. Hossfeld, <em>Psalm 18<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Die Psalmen. <\/em><em>Bd I, Ps 1-50<\/em>, Echter, W\u00fcrzburg, 1993, p. 126.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> \u00ab\u00a0L\u2019ennemi\u00a0\u00bb mentionn\u00e9 dans le v. 4 est, tr\u00e8s probablement, la mort dont le po\u00e8te parle aussi dans les vv. 5-7. Cf. G. Ravasi, <em>Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. <\/em><em>Vol. I (Salmi 1-50)<\/em>, EDB, Bologna, 2015, p. 332.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 204.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Pour l\u2019interpr\u00e9tation de cette tournure, cf. C. Marcheselli-Casale, <em>Lettera agli Ebrei. <\/em><em>Nuova versione, introduzione e commento<\/em>, Paoline, Milano, 2005, p. 334. Cf. aussi F. Urso, <em>Lettera agli Ebrei. Introduzione, traduzione e commento<\/em>, Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo (Milano), 2014, p. 112.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> \u00ab Le sacerdoce unique supplante celui de la multiplicit\u00e9 des grands Pr\u00eatres, car le serment est post\u00e9rieur \u00e0 la Loi, et celle-ci est d\u00e9finitivement abrog\u00e9e\u00a0\u00bb.\u00a0 Ainsi C. Spicq, <em>L\u2019\u00e9p\u00eetre aux H\u00e9breux. Vol. II. Commentaire<\/em>, Gabalda, Paris, 1953, p. 203.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Cf. F. Urso, <em>Lettera agli Ebrei. Introduzione, traduzione e commento<\/em>, Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo (Milano), 2014, p. 113.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Pour les petites diff\u00e9rences entre le texte grec de Marc et la traduction grecque du texte du <em>Deut\u00e9ronome<\/em>, cf. C. Focant, <em>L\u2019\u00e9vangile selon Marc<\/em>, Cerf, Paris, 2004, p. 464.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Ainsi C. Focant, <em>L\u2019\u00e9vangile selon Marc<\/em>, Cerf, Paris, 2004, p. 461.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Cf. J. Mateos \u2013 F. Camacho, <em>Il vangelo di Marco. Analisi linguistica e commento esegetico. Vol. 3 (capp. 10,32-16,8)<\/em>, Cittadella, Assisi, 2010, p. 205.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> S. Fausti, <em>Il Vangelo di Marco<\/em>, EDB, Bologna, 2018, p. 270s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> Cf. M.-J. Lagrange, <em>\u00c9vangile selon saint Marc<\/em>, Gabalda, Paris, 1947, p. 323. Cf. aussi C. Focant, <em>L\u2019\u00e9vangile selon Marc<\/em>, Cerf, Paris, 2004, p. 462 et 464s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> S. Fausti, <em>Il Vangelo di Marco<\/em>, EDB, Bologna, 2018, p. 272.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Cf. J. Mateos \u2013 F. Camacho, <em>Il vangelo di Marco. Analisi linguistica e commento esegetico. Vol. 3 (capp. 10,32-16,8)<\/em>, Cittadella, Assisi, 2010, p. 210.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> S. Fausti, <em>Il Vangelo di Marco<\/em>, EDB, Bologna, 2018, p. 272.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a> F. Viellard, <em>Pri\u00e8res pour grandir dans la joie de Dieu<\/em>, Salvator, Paris, 2012, p. 91.<\/p>    <\/div>\n<\/div>\n<!-- \/module text -->\n\t        <\/div>\n\t    \t<\/div>\n\t\t    <\/div>\n\t    <!-- \/row_inner -->\n\t<\/div>\n\t<!-- \/module_row -->\n\t<\/div>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>31\u00e8me dimanche du Temps Ordinaire \u2014 Ann\u00e9e B \u00a0 \u00ab\u00a0Tu aimeras Yahv\u00e9h, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur\u00a0\u00bb (Deut\u00e9ronome 6,5) \u00a0 Premi\u00e8re lecture \u00a0Deut\u00e9ronome est un mot d\u2019origine grecque\u00a0; il signifie \u00ab\u00a0deuxi\u00e8me loi\u00a0\u00bb. 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Ce titre, donn\u00e9 au cinqui\u00e8me livre de l\u2019Ancien Testament, a une motivation pr\u00e9cise\u00a0: le Deut\u00e9ronome contient une \u2018deuxi\u00e8me\u2019 forme des \u00ab\u00a0dix paroles\u00a0\u00bb, des \u00ab\u00a0dix commandements\u00a0\u00bb. En effet, la premi\u00e8re forme des commandements se trouve dans le livre de l\u2019Exode, au chapitre 20, tandis que la deuxi\u00e8me forme se trouve dans le Deut\u00e9ronome au chapitre 5.<\/em><\/p> <p><em>Quant \u00e0 nous, ce matin, nous allons \u00e9couter la page suivante par rapport au d\u00e9calogue. Dans ce r\u00e9cit, Mo\u00efse exhorte le peuple \u00e0 respecter fid\u00e8lement les dix paroles que Dieu vient de donner.<\/em><\/p> <p><em>La page est tr\u00e8s soign\u00e9e du point de vue de la langue<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>. S\u2019adressant au peuple, Mo\u00efse l\u2019interpelle avec la deuxi\u00e8me personne du singulier\u00a0: \u00ab\u00a0tu\u00a0\u00bb. En effet, il s\u2019adresse au peuple comme \u00e0 un groupe uni, une communaut\u00e9<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Dans cette page, il y a des phrases complexes avec des mots r\u00e9p\u00e9t\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0prendre soin\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0donner<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0c\u0153ur\u00a0\u00bb. Plus importante encore est l\u2019exhortation - adress\u00e9e \u00e0 Isra\u00ebl -, exprim\u00e9e avec le verbe \u00ab\u00a0\u00e9couter\u00a0\u00bb (vv. 3 et 4). La seconde fois que cette structure revient, elle est accompagn\u00e9e de l\u2019affirmation th\u00e9ologique la plus fondamentale de la religion d\u2019Isra\u00ebl<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a>\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c9coute, Isra\u00ebl, Yahv\u00e9h notre Dieu, Yahv\u00e9h (qui est) un\u00a0\u00bb (v. 4). Et ici, l\u2019adjectif \u00ab\u00a0notre\u00a0\u00bb veut pr\u00e9ciser le projet que Dieu a\u00a0: Dieu est un, et il fait de son peuple un peuple uni, une communaut\u00e9 qui puisse s\u2019adresser \u00e0 Dieu en l\u2019appelant \u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb. Et ce peuple, uni par Dieu et en Dieu, est invit\u00e9 \u00e0 l\u2019aimer\u00a0: \u00ab\u00a0tu aimeras Yahv\u00e9h, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur, de tout ton \u00eatre et de toute ta force\u00a0\u00bb (v. 5). Et ce verbe \u00ab\u00a0aimer\u00a0\u00bb nous aide \u00e0 reconna\u00eetre une relation p\u00e8re-fils entre Yahv\u00e9h qui parle et Isra\u00ebl qui \u00e9coute sa voix<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>. En plus, il faut noter que le verbe aimer devient, dans le Deut\u00e9ronome, le verbe fondamental\u00a0: il dit, dans ce verset et fr\u00e9quemment dans tout le livre<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><strong>[6]<\/strong><\/a>, en quoi consiste la relation d\u2019Isra\u00ebl, et aussi de chacun et chacune de nous, envers Dieu. <\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Lecture du livre du Deut\u00e9ronome (6,2-6)<\/strong><\/p> <p><sup>2<\/sup> Mo\u00efse dit au peuple : \u00ab\u00a0Tu respecteras Yahv\u00e9h ton Dieu en <u>prenant soin<\/u> de toutes ses prescriptions et de ses commandements que moi <u>je te donne <\/u>- \u00e0 toi, et \u00e0 ton fils et au fils de ton fils - tous les jours de ta vie, afin que tes jours se prolongent. <sup>3<\/sup> Et <strong><u>tu \u00e9couteras, Isra\u00ebl<\/u><\/strong>, et tu <u>prendras soin<\/u> de mettre en pratique ce qui est bien pour toi et ce qui te fera devenir (un peuple) tr\u00e8s nombreux - comme te l\u2019a dit Yahv\u00e9h, le Dieu de tes p\u00e8res - dans un pays qui d\u00e9borde de lait et de miel.<\/p> <p><sup>4<\/sup> <strong><u>\u00c9coute, Isra\u00ebl<\/u><\/strong>, Yahv\u00e9h notre Dieu, Yahv\u00e9h (qui est) un. <sup>5<\/sup> Et tu aimeras Yahv\u00e9h, ton Dieu, de tout ton <u>c\u0153ur<\/u>, de tout ton \u00eatre et de toute ta force. <sup>6<\/sup> Et ces paroles, que moi aujourd\u2019hui <u>je te donne<\/u>, seront dans ton <u>c\u0153ur<\/u>.<\/p> <p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Psaume<\/h5> <p><em>Le psaume 18 est le seul psaume qu\u2019on lit aussi, avec de petites variantes, ailleurs dans l\u2019Ancien Testament (en 2 Samuel 22). Ce psaume est un des po\u00e8mes les plus longs de tout le psautier<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><strong>[7]<\/strong><\/a>. Il est compos\u00e9 de 51 versets. Il s\u2019agit d\u2019un chant de remerciement, un remerciement que le premier verset du psaume attribue \u00e0 David une fois lib\u00e9r\u00e9 de tous ses ennemis et des menaces de Sa\u00fcl.<\/em><\/p> <p><em>De ce psaume, nous allons lire trois strophes. La premi\u00e8re (vv. 2-3) s\u2019ouvre avec une d\u00e9claration d\u2019amour\u00a0: \u00ab\u00a0Je t\u2019aime, Yahv\u00e9h, du fond de mes entrailles<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><strong>[8]<\/strong><\/a>\u00a0\u00bb\u00a0(v. 2). Et ici c\u2019est le seul cas, dans toute la Bible, o\u00f9 le verbe \u00ab\u00a0aimer du fond de ses entrailles\u00a0\u00bb a, comme sujet, un \u00eatre humain qui s\u2019adresse \u00e0 Dieu. En effet, dans les autres attestations, ce m\u00eame verbe a, comme sujet, Dieu lui-m\u00eame<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a>. Mais pourquoi cet amour pour Dieu\u00a0? Le po\u00e8te nous le dit dans la m\u00eame strophe. Dieu est \u201ctout\u201d pour le po\u00e8te\u00a0: il est \u00ab mon rocher o\u00f9 je me r\u00e9fugie\u00a0\u00bb, il est \u00ab\u00a0la force qui me sauve\u00a0\u00bb (v. 3).<\/em><\/p> <p><em>L\u2019id\u00e9e de Dieu qui me sauve revient aussi dans la deuxi\u00e8me strophe (v. 4). Elle s\u2019ouvre avec la proclamation \u00ab Digne de louange\u00a0\u00bb r\u00e9f\u00e9r\u00e9e, \u00e9videmment, \u00e0 Yahv\u00e9h. Il s\u2019agit d\u2019une proclamation qu\u2019on retrouve aussi ailleurs dans le psautier<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><strong>[10]<\/strong><\/a>. A travers elle, le po\u00e8te exprime toute sa confiance dans le Seigneur<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a> qui intervient dans son histoire personnelle. Quant \u00e0 la suite du verset, ici le po\u00e8te nous dit en quoi consiste cette intervention de Dieu. Dieu est celui qui \u00ab me sauve de l\u2019ennemi, la mort\u00a0\u00bb. Et ici le po\u00e8te utilise le mot h\u00e9breu \u00ab\u00a0\u2018oyebai\u00a0\u00bb, un pluriel d\u2019excellence, pour indiquer l\u2019ennemi le plus important et terrible, la mort<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><strong>[12]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p> <p><em>Enfin la troisi\u00e8me strophe (vv. 47.51ab) avec l\u2019acclamation\u00a0: \u00ab\u00a0Vivant est Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb. Oui, Yahv\u00e9h est le vrai et unique souverain. Qu\u2019il soit donc b\u00e9ni et qu\u2019il triomphe\u00a0! (v. 47). Le psaume se termine avec un chant d\u2019action de gr\u00e2ce, un chant dans lequel la communaut\u00e9, apr\u00e8s l\u2019exil \u00e0 Babylone, \u00e9voque son attente du messie\u00a0: le roi attendu pour l\u2019avenir sera un mod\u00e8le de justice. Dieu le sauvera et lui soumettra tous les peuples.<\/em><\/p> <p><em>Voil\u00e0 comment \u2013 \u00e0 une communaut\u00e9 dans l\u2019angoisse comme la n\u00f4tre \u2013 le psaume apporte une esp\u00e9rance<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><strong>[13]<\/strong><\/a>. Et notre r\u00e9action peut \u00eatre un peu comme celle du po\u00e8te qui commence le psaume en avouant son amour pour le Seigneur.\u00a0D\u2019ici notre refrain \u00e0 la fin de chaque strophe\u00a0: <\/em><\/p> <p><strong>Je t\u2019aime, Seigneur, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Psaume 18 (versets 2-3. 4. 47.51ab)<\/strong><\/p> <p><sup>2<\/sup> Je t\u2019aime, Yahv\u00e9h, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/p> <p><sup>3<\/sup> Yahv\u00e9h est mon solide rocher, ma forteresse, mon lib\u00e9rateur.<\/p> <p>Il est mon Dieu, mon rocher o\u00f9 je me r\u00e9fugie.<\/p> <p>il est mon bouclier, la force qui <strong>me sauve<\/strong>, mon refuge !<\/p> <p><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><em>:<\/em><strong>\u00a0 Je t\u2019aime, Seigneur, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>4<\/sup> Digne de louange (Yahv\u00e9h)\u00a0!<\/p> <p>Je fais appel \u00e0 Yahv\u00e9h<\/p> <p>et il <strong>me sauve<\/strong> de l\u2019ennemi, la mort\u00a0!<\/p> <p><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><em>:<\/em><strong>\u00a0 Je t\u2019aime, Seigneur, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>47<\/sup> Vivant est Yahv\u00e9h et b\u00e9ni soit mon rocher !<\/p> <p>Qu\u2019il triomphe, le Dieu de mon salut !<\/p> <p><sup>51ab<\/sup> Il fait de grandes choses pour le salut de son roi,<\/p> <p>il montre son amour pour celui qu\u2019il a choisi.<\/p> <p><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><em>:<\/em><strong>\u00a0 Je t\u2019aime, Seigneur, du fond de mes entrailles\u00a0: tu es ma force.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Deuxi\u00e8me lecture<br \/><br \/><\/h5> <p><em>Comme pendant les derniers dimanches, la deuxi\u00e8me lecture est une page de la lettre aux H\u00e9breux. A ses destinataires fascin\u00e9s par la religion juive, notre auteur insiste sur la nouveaut\u00e9\u00a0: la foi en J\u00e9sus. Pour en parler, il leur rappelle la condition des pr\u00eatres et des grands pr\u00eatres d\u2019Isra\u00ebl. Isra\u00ebl en a eu un grand nombre\u00a0; en effet, chacun d\u2019eux \u00e9tait mortel , par cons\u00e9quent, \u00ab\u00a0ils \u00e9taient emp\u00each\u00e9s - par la mort - de continuer (dans leur service)\u00a0\u00bb (v. 23). Bien diff\u00e9rente est la condition de J\u00e9sus qui a donn\u00e9 sa vie pour nous et qui maintenant vit \u00e0 la droite de Dieu. Oui, J\u00e9sus \u00ab\u00a0peut sauver d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive ceux qui - gr\u00e2ce \u00e0 lui - s\u2019approchent de Dieu. En effet, J\u00e9sus est toujours vivant pour prier Dieu en leur faveur\u00a0\u00bb (v. 25).<\/em><\/p> <p><em>Entre J\u00e9sus et les grands pr\u00eatres d\u2019Isra\u00ebl, il y a aussi deux autres diff\u00e9rences (vv. 26-27). D\u2019abord\u00a0: \u00ab\u00a0J\u00e9sus n\u2019est pas comme les autres grands pr\u00eatres\u00a0\u00bb (v. 27) : il est \u00ab\u00a0saint, innocent, sans souillure\u00a0\u00bb (v. 26). Par cons\u00e9quent, \u00ab\u00a0il n\u2019a pas besoin d\u2019offrir chaque jour des sacrifices\u2026 pour ses propres p\u00e9ch\u00e9s\u00a0\u00bb (v. 27). L\u2019autre diff\u00e9rence est li\u00e9e au type de sacrifice offert \u00e0 Dieu. Les pr\u00eatres d\u2019Isra\u00ebl offrent \u00e0 Dieu des dons et lui sacrifient aussi des animaux. Mais J\u00e9sus \u00ab\u00a0a offert un sacrifice une fois pour toutes, quand il s\u2019est offert lui-m\u00eame\u00a0\u00bb (v. 27). Et c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ce geste d\u2019offrir \u00e0 Dieu soi-m\u00eame en mourant, que Dieu l\u2019a accueilli aupr\u00e8s de lui, \u00ab\u00a0\u00e9lev\u00e9 au-dessus des cieux\u00a0\u00bb (v. 26)<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><strong>[14]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p> <p><em>Enfin le dernier verset. Ici l\u2019auteur \u00e9voque un contraste\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0la loi\u00a0\u00bb, de l\u2019autre \u00ab\u00a0la parole du serment\u00a0\u00bb. La loi est la loi de Mo\u00efse (contenue dans le Pentateuque), une loi avec les diff\u00e9rentes normes \u00e0 propos des pr\u00eatres et de leur cons\u00e9cration. La cons\u00e9cration sacerdotale pr\u00e9vue par la loi de Mo\u00efse ne provoquait pas un changement int\u00e9rieur des pr\u00eatres. Pris dans leur faiblesse, ils restaient toujours \u2013 m\u00eame en accomplissant des c\u00e9r\u00e9monies religieuses \u2013 faibles et p\u00e9cheurs. <\/em><\/p> <p><em>Apr\u00e8s toutes ces normes de la loi de Mo\u00efse, Dieu dans les Psaumes a fait une promesse\u00a0: c\u2019est \u00ab la parole du serment (divin) - qui vient apr\u00e8s la loi\u00a0\u00bb et qui enl\u00e8ve toute valeur \u00e0 cette loi<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><strong>[15]<\/strong><\/a>. A travers l\u2019expression \u00ab\u00a0la parole du serment\u00a0\u00bb l\u2019auteur \u00e9voque le Psaume 2,7, l\u00e0 o\u00f9 Dieu a fait cette promesse\u00a0: \u00ab\u00a0Toi, tu es mon Fils, moi, aujourd\u2019hui, je t\u2019ai engendr\u00e9\u00a0\u00bb. Ce verset du Psaume, notre auteur l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 au d\u00e9but de sa lettre (H\u00e9 1,5) et aussi en 5,5, (que nous avons lu dimanche pass\u00e9). Dans ce Psaume, l\u2019accent est sur le mot \u00ab\u00a0Fils\u00a0\u00bb que notre auteur consid\u00e8re comme appliqu\u00e9 \u00e0 J\u00e9sus. De cette fa\u00e7on, l\u2019auteur souligne la nouveaut\u00e9 de J\u00e9sus comme grand pr\u00eatre par rapport \u00e0 tous les grands pr\u00eatres\u00a0: seulement J\u00e9sus est ce \u00ab\u00a0Fils\u00a0\u00bb engendr\u00e9 par Dieu. A diff\u00e9rence de tous les grands pr\u00eatres, seulement J\u00e9sus, en accomplissant son sacrifice au Calvaire, a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0rendu absolument parfait pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9\u00a0\u00bb. Et dans ces mots le participe, \u00ab\u00a0tetelei\u00f4m\u00e9non\u00a0\u00bb en grec, \u00e9voque une situation d\u00e9finitive, immuable<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><strong>[16]<\/strong><\/a>. Voil\u00e0 la condition dans laquelle Dieu - \u00e0 travers la parole de son serment - a \u00e9tabli son Fils comme grand pr\u00eatre.<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Lecture de <\/strong><strong>Lettre <\/strong><strong>aux H\u00e9breux (7,23-28)<\/strong><\/p> <p>Fr\u00e8res, <sup>23<\/sup> (dans l\u2019ancienne alliance), c\u2019est en grand nombre que des (hommes) sont devenus pr\u00eatres, parce qu\u2019ils \u00e9taient emp\u00each\u00e9s - par la mort - de continuer (dans leur service).<\/p> <p><sup>24<\/sup> Mais J\u00e9sus, parce qu\u2019il demeure pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9, poss\u00e8de un sacerdoce qui ne passe pas. <sup>25<\/sup> En cons\u00e9quence, il peut sauver d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive ceux qui - gr\u00e2ce \u00e0 lui - s\u2019approchent de Dieu. En effet, J\u00e9sus est toujours vivant pour prier Dieu en leur faveur.<\/p> <p><sup>26<\/sup> Oui, tel est, pr\u00e9cis\u00e9ment, en effet, le grand pr\u00eatre qui nous convenait\u00a0: saint, innocent, sans souillure, s\u00e9par\u00e9 - maintenant et pour toujours - des p\u00e9cheurs, \u00e9lev\u00e9 au-dessus des cieux. <sup>27<\/sup> J\u00e9sus n\u2019est pas comme les autres grands pr\u00eatres : il n\u2019a pas besoin d\u2019offrir chaque jour des sacrifices, d\u2019abord pour ses propres p\u00e9ch\u00e9s et ensuite pour ceux du peuple. En effet, il a offert un sacrifice une fois pour toutes, quand il s\u2019est offert lui-m\u00eame.<\/p> <p><sup>28<\/sup> La loi (de Mo\u00efse), en effet, \u00e9tablit - comme grands pr\u00eatres - des hommes sujets \u00e0 la faiblesse. Mais la parole du serment (divin) - qui vient apr\u00e8s la loi - \u00e9tablit (comme grand pr\u00eatre) un Fils rendu absolument parfait pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p> <p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>All\u00e9luia. All\u00e9luia. <\/strong><\/p> <p><em>Si quelqu\u2019un m\u2019aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;<\/em><\/p> <p><em>mon P\u00e8re l\u2019aimera, et nous viendrons vers lui.<\/em> (<em>Jean<\/em> 14,23)<\/p> <p><strong>All\u00e9luia.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>\u00c9vangile<\/h5> <p><em>\u00a0<\/em><em>Dans l\u2019\u00c9vangile que nous allons lire ce matin, J\u00e9sus est \u00e0 J\u00e9rusalem. Apr\u00e8s \u00eatre entr\u00e9 dans la ville comme un porteur de paix assis sur un \u00e2non, il est contest\u00e9 par l\u2019autorit\u00e9 juive. Ensuite, il est interrog\u00e9 par diff\u00e9rents groupes de Juifs \u00e0 propos de l\u2019imp\u00f4t \u00e0 payer \u00e0 l\u2019empereur romain et \u00e0 propos de la r\u00e9surrection des morts. Ensuite \u2013 et c\u2019est la page qu\u2019on va lire dans un instant \u2013 \u00ab\u00a0un scribe\u00a0\u00bb, un ma\u00eetre de la loi, donc une personne qui conna\u00eet bien les \u00c9critures, interroge J\u00e9sus \u00e0 propos des commandements\u00a0: \u00ab\u00a0Quel est le premier de tous les commandements\u00a0?\u00a0\u00bb (v. 28b). En r\u00e9pondant, J\u00e9sus d\u00e9passe la question de l\u2019interlocuteur. En effet, J\u00e9sus mentionne le \u00ab\u00a0premier\u00a0\u00bb commandement et aussi le \u00ab\u00a0second\u00a0\u00bb.<\/em><\/p> <p><em>* A propos du premier commandement, J\u00e9sus fait appel \u00e0 la page du Deut\u00e9ronome (vv. 4-5) que nous avons lue ce matin\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c9coute, Isra\u00ebl ! Le Seigneur, notre Dieu, le Seigneur est un, et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur, de toute ton \u00e2me, de toute ta pens\u00e9e et de toute ta force\u00a0\u00bb (vv. 29-30)<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><strong>[17]<\/strong><\/a>. C\u2019est le c\u00e9l\u00e8bre texte du \u00ab\u00a0Shema\u00a0\u00bb que tout Isra\u00e9lite est tenu de r\u00e9citer matin et soir. J\u00e9sus se conforme donc aux r\u00e8gles de la pi\u00e9t\u00e9 juive. Le Dieu unique,\u00a0\u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb, le Dieu de l\u2019alliance, doit \u00eatre l\u2019objet d\u2019un amour total<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><strong>[18]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p> <p><em>Le premier commandement est certes d\u2019aimer Dieu, \u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb. Mais J\u00e9sus va au-del\u00e0 de ce que le scribe lui avait demand\u00e9\u00a0: il commence avec l\u2019invitation \u00e0 \u00ab\u00a0\u00e9couter\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><strong>[19]<\/strong><\/a>. C\u2019est l\u2019invitation \u00e0 \u00e9couter l\u2019amour que Dieu a pour nous. Dieu nous a cr\u00e9\u00e9(e)s, nous a lib\u00e9r\u00e9(e)s, il nous a destin\u00e9(e)s \u00e0 l\u2019amiti\u00e9 avec lui, il a fait alliance avec nous. Il ne d\u00e9sire rien d\u2019autre, si ce n\u2019est d\u2019\u00eatre aim\u00e9. Et en l\u2019aimant nous pouvons d\u00e9couvrir le sens de notre vie et nous r\u00e9alisons notre vie en pl\u00e9nitude <a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\"><strong>[20]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>* Au premier commandement, J\u00e9sus en ajoute un deuxi\u00e8me d\u00e9passant ainsi - une nouvelle fois - la requ\u00eate de son interlocuteur. Le second commandement est l\u2019amour du prochain\u00a0: \u00ab\u00a0Tu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame\u00a0\u00bb (v. 31). Nous avons ici une citation du livre du L\u00e9vitique 19,18. L\u2019union de ce texte du L\u00e9vitique avec celui de Deut\u00e9ronome 6 est probablement une intuition de J\u00e9sus\u00a0: avant J\u00e9sus elle n\u2019est attest\u00e9e nulle part dans l\u2019Ancien Testament ni dans aucun \u00e9crit juif<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\"><strong>[21]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Dans ce second commandement l\u2019amour a deux dimensions\u00a0: aimer le prochain et l\u2019aimer \u00ab\u00a0comme toi-m\u00eame\u00a0\u00bb. Ces deux dimensions sont importantes. L\u2019amour pour le prochain doit \u00eatre un amour plein, et cet amour peut \u00eatre plein seulement si nous aimons, d\u2019une fa\u00e7on correcte, aussi nous-m\u00eames<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\"><strong>[22]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Apr\u00e8s la prise de position de J\u00e9sus sur les deux commandements, Marc nous pr\u00e9sente la r\u00e9action du scribe. Ce scribe appelle J\u00e9sus comme \u00ab\u00a0ma\u00eetre\u00a0\u00bb, il reconna\u00eet que J\u00e9sus a \u00ab\u00a0dit vrai\u00a0\u00bb, et il reconna\u00eet le lien entre ces deux commandements. Il le fait en utilisant presque les m\u00eames mots de J\u00e9sus. Mais, entre la prise de position de J\u00e9sus et celle du scribe il y a quand m\u00eame une diff\u00e9rence. Dans la ligne du Deut\u00e9ronome, J\u00e9sus personnalise le texte\u00a0: il utilise des possessifs\u00a0: il parle de \u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb, et pour exprimer comment faut-il aimer Dieu, il dit\u00a0: \u00ab\u00a0de tout ton c\u0153ur, de toute ton \u00e2me, de toute ta pens\u00e9e et de toute ta force\u00a0\u00bb. Au contraire, le scribe parle comme s\u2019il ne se sentait pas concern\u00e9\u00a0: il ne dit pas \u00ab\u00a0notre Dieu\u00a0\u00bb, il ne dit pas qu\u2019il faut aimer Dieu \u00ab\u00a0de tout notre c\u0153ur\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\"><strong>[23]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Apr\u00e8s cette nouvelle intervention du scribe, Marc termine en \u00e9voquant la r\u00e9action de J\u00e9sus\u00a0: \u00ab\u00a0J\u00e9sus, voyant que le scribe avait r\u00e9pondu de fa\u00e7on intelligente, lui dit : Tu n\u2019es pas loin du royaume de Dieu\u00a0\u00bb (v. 34). Le scribe a parl\u00e9 correctement. Mais alors\u2026 pourquoi n\u2019est-il pas loin du royaume de Dieu\u00a0? Qu\u2019est-ce que lui manque encore\u00a0? Si le commandement est d\u2019aimer le Seigneur, il lui manque seulement de comprendre\u2026 que le Seigneur est ce J\u00e9sus qui est devant lui. J\u00e9sus est le Seigneur qui s\u2019est mis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui pour qu\u2019il puisse le rencontrer, l\u2019aimer<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\"><strong>[24]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>\u00c9vangile de J\u00e9sus Christ selon saint Marc (12,28b-34)<\/strong><\/p> <p><sup>28b<\/sup> Un scribe s\u2019approcha de J\u00e9sus et lui demanda : \u00ab Quel est le premier de tous les commandements\u00a0?\u00a0\u00bb.<\/p> <p><sup>29<\/sup> J\u00e9sus r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Le premier, c\u2019est : \u201c\u00c9coute, Isra\u00ebl ! Le Seigneur, notre Dieu, le Seigneur est un, <sup>30<\/sup> et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur, de toute ton \u00e2me, de toute ta pens\u00e9e et de toute ta force\u201d. <sup>31<\/sup> Le second, c\u2019est : \u201cTu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame\u201d. Il n\u2019y a pas de commandement plus important que ces deux-l\u00e0 \u00bb.<\/p> <p><sup>32<\/sup> Et le scribe dit \u00e0 J\u00e9sus : \u00ab\u00a0C\u2019est bien, ma\u00eetre ; tu as dit vrai\u00a0: Dieu est un et il n\u2019y en a pas d\u2019autre que lui, <sup>33<\/sup> et l\u2019aimer de tout son c\u0153ur, de toute son intelligence et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-m\u00eame, est plus important que pr\u00e9senter \u00e0 Dieu toutes sortes d\u2019offrandes et de sacrifices d\u2019animaux\u00a0\u00bb.<\/p> <p><sup>34<\/sup> Et J\u00e9sus, voyant que le scribe avait r\u00e9pondu de fa\u00e7on intelligente, lui dit : \u00ab\u00a0Tu n\u2019es pas loin du royaume de Dieu\u00a0\u00bb. Et personne n\u2019osait plus poser de questions \u00e0 J\u00e9sus.<\/p> <p><strong>Acclamons la Parole de Dieu.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Pri\u00e8re d\u2019ouverture<\/h5> <p>Fais-moi simple,<\/p> <p>Fais-moi, g\u00e9n\u00e9reuse,<\/p> <p>Fais-moi, douce,<\/p> <p>Fais-moi docile,<\/p> <p>Fais-moi humble,<\/p> <p>Fais-moi charitable,<\/p> <p>Fais-moi ob\u00e9issante,<\/p> <p>Fais-moi pleine de bont\u00e9,<\/p> <p>Fais-moi patiente.<\/p> <p>\u00a0<\/p> <p>Que je rayonne de Ta Joie,<\/p> <p>Que je rayonne de Ta Paix,<\/p> <p>Que je rayonne de Ton Amour,<\/p> <p>Que je rayonne de Ta Pr\u00e9sence qui m\u2019habite continuellement.<\/p> <p>\u00a0<\/p> <p>Que je Te dise toujours OUI,<\/p> <p>Que mon seul d\u00e9sir ne soit que Ta Volont\u00e9<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a>.<\/p> <p>[Florence Vieillard, jeune maman, Dijon, France]<\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Pri\u00e8re des fid\u00e8les<br \/><br \/><\/h5> <p>* La page du Deut\u00e9ronome contient un message tr\u00e8s clair. Mo\u00efse l\u2019adressait \u00e0 Isra\u00ebl, mais il l\u2019adresse aussi \u00e0 chacune et \u00e0 chacun de nous\u00a0: \u00ab tu aimeras Yahv\u00e9h, ton Dieu, de tout ton c\u0153ur, de tout ton \u00eatre et de toute ta force. Et ces paroles, que moi aujourd\u2019hui je te donne, seront dans ton c\u0153ur\u00a0\u00bb. Donne-nous la force, Dieu notre P\u00e8re, de r\u00e9pondre - avec amour - \u00e0 cette invitation.<\/p> <p>* Le po\u00e8te du Psaume t\u2019a d\u00e9clar\u00e9, Seigneur Dieu, de la fa\u00e7on la plus claire\u00a0: \u00ab\u00a0Je t\u2019aime, Yahv\u00e9h, du fond de mes entrailles : tu es ma force\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 nous, ce matin, nous voulons faire comme ce po\u00e8te, nous voulons t\u2019aimer du fond de nos entrailles. Et c\u2019est en faisant appel \u00e0 toi, Dieu aim\u00e9, que nous pourrons constater\u00a0que tu es celui qui \u00ab\u00a0me sauve de l\u2019ennemi, la mort\u00a0!\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p> <p>* La Lettre aux H\u00e9breux nous a parl\u00e9 de toi, J\u00e9sus notre fr\u00e8re. Cette lettre nous assure que toi, tu peux \u00ab\u00a0sauver d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive ceux qui s\u2019approchent de Dieu\u00a0\u00bb. Le chemin qui nous porte \u00e0 Dieu va au-del\u00e0 de nos possibilit\u00e9s, mais toi, dans ton humanit\u00e9, tu nous accompagnes de jour en jour. A toi un grand merci, et rends-nous sensibles, de jour en jour, \u00e0 ta pr\u00e9sence qui nous accompagne et nous guide.<\/p> <p>* A toi, J\u00e9sus notre fr\u00e8re, un grand merci pour ton instruction de ce matin. Tu nous a montr\u00e9 de la fa\u00e7on la plus claire que notre amour pour Dieu doit se concr\u00e9tiser aussi dans notre amour pour le prochain. Ces deux commandements sont li\u00e9s l\u2019un \u00e0 l\u2019autre. En effet, c\u2019est dans notre engagement pour aimer nos fr\u00e8res que doit se concr\u00e9tiser notre amour pour Dieu. Que cet enseignement de ce matin puisse nous guider de jour en jour.<\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><a href=\"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/3-novembre-2024-CJK.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>&gt; testo (pdf)<\/em><\/a><\/p> <hr \/> <p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Pour la langue du Deut\u00e9ronome, cf. G. Braulik, <em>Il libro del Deuteronomio<\/em>, dans E. Zenger (ed.), <em>Introduzione all\u2019Antico Testamento<\/em>, Queriniana, Brescia, 2008, p. 213s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cf. S. Paganini, <em>Deuteronomio. Nuova versione, introduzione e commento<\/em>, Paoline, Milano, 2011, p. 186.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Pour la traduction di verbe h\u00e9breu avec \u00ab\u00a0donner\u00a0\u00bb, cf. <em>La Bible. Ancien Testament, int\u00e9grant les livres deut\u00e9rocanoniques, et Nouveau Testament. Parole de vie<\/em>, Alliance biblique universelle, Villiers-le-Bel, 2000, p. 206.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Cf. S. Paganini, <em>Op. cit<\/em>., p. 186s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Cf. G. Papola, <em>Deuteronomio. Introduzione, traduzione e commento<\/em>, San Paolo, Cinisello Balsamo (Milano), 2011, p. 115.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> La tournure \u00ab\u00a0aimer de tout c\u0153ur\u00a0\u00bb caract\u00e9rise le <em>Deut\u00e9ronome<\/em> et elle se lit dans 10,12\u00a0; 11,1.13.22\u00a0; 13,4\u00a0; 19,9\u00a0; 26,16\u00a0; 30,2.6.10.16.20. Ainsi S. Paganini, <em>Op. cit<\/em>., p. 189, note 21<em>.<\/em><\/p> <p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Plus long du psaume 18 est le psaume 78 et, surtout, le 119. Cf. F.-L. Hossfeld, <em>Psalm 18<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Die Psalmen. <\/em><em>Bd I, Ps 1-50<\/em>, Echter, W\u00fcrzburg, 1993, p. 118.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cette traduction du verbe \u00ab\u00a0rhm \u00ab\u00a0est due au fait que ce mot est apparent\u00e9 au terme \u00ab\u00a0raham \/raham\u00eem\u00a0\u00bb, qui \u00e9voque les entrailles maternelles, les entrailles d\u2019o\u00f9 jaillit l\u2019amour d\u2019une maman pour son enfant.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Cf. G. Ravasi, <em>Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. Vol. I (Salmi 1-50)<\/em>, EDB, Bologna, 2015, p. 331.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> <em>Psaume <\/em>48,2\u00a0; 96,4\u00a0; 113,3\u00a0; 145,3. Cf. L. Koehler \u2013 W. Baumgartner, <em>Lexicon in Veteris Testamenti libros<\/em>, Brill, Leiden, 1958, p. 235, sous la voix \u00ab\u00a0h\u00e2lal\u00a0\u00bb.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Ainsi F.-L. Hossfeld, <em>Psalm 18<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Die Psalmen. <\/em><em>Bd I, Ps 1-50<\/em>, Echter, W\u00fcrzburg, 1993, p. 126.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> \u00ab\u00a0L\u2019ennemi\u00a0\u00bb mentionn\u00e9 dans le v. 4 est, tr\u00e8s probablement, la mort dont le po\u00e8te parle aussi dans les vv. 5-7. Cf. G. Ravasi, <em>Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. <\/em><em>Vol. I (Salmi 1-50)<\/em>, EDB, Bologna, 2015, p. 332.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 204.<\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Pour l\u2019interpr\u00e9tation de cette tournure, cf. C. Marcheselli-Casale, <em>Lettera agli Ebrei. <\/em><em>Nuova versione, introduzione e commento<\/em>, Paoline, Milano, 2005, p. 334. Cf. aussi F. Urso, <em>Lettera agli Ebrei. Introduzione, traduzione e commento<\/em>, Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo (Milano), 2014, p. 112.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> \u00ab Le sacerdoce unique supplante celui de la multiplicit\u00e9 des grands Pr\u00eatres, car le serment est post\u00e9rieur \u00e0 la Loi, et celle-ci est d\u00e9finitivement abrog\u00e9e\u00a0\u00bb.\u00a0 Ainsi C. Spicq, <em>L\u2019\u00e9p\u00eetre aux H\u00e9breux. Vol. II. Commentaire<\/em>, Gabalda, Paris, 1953, p. 203.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Cf. F. Urso, <em>Lettera agli Ebrei. Introduzione, traduzione e commento<\/em>, Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo (Milano), 2014, p. 113.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Pour les petites diff\u00e9rences entre le texte grec de Marc et la traduction grecque du texte du <em>Deut\u00e9ronome<\/em>, cf. C. Focant, <em>L\u2019\u00e9vangile selon Marc<\/em>, Cerf, Paris, 2004, p. 464.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Ainsi C. Focant, <em>L\u2019\u00e9vangile selon Marc<\/em>, Cerf, Paris, 2004, p. 461.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Cf. J. Mateos \u2013 F. Camacho, <em>Il vangelo di Marco. Analisi linguistica e commento esegetico. Vol. 3 (capp. 10,32-16,8)<\/em>, Cittadella, Assisi, 2010, p. 205.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> S. Fausti, <em>Il Vangelo di Marco<\/em>, EDB, Bologna, 2018, p. 270s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> Cf. M.-J. Lagrange, <em>\u00c9vangile selon saint Marc<\/em>, Gabalda, Paris, 1947, p. 323. Cf. aussi C. Focant, <em>L\u2019\u00e9vangile selon Marc<\/em>, Cerf, Paris, 2004, p. 462 et 464s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> S. Fausti, <em>Il Vangelo di Marco<\/em>, EDB, Bologna, 2018, p. 272.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Cf. J. Mateos \u2013 F. Camacho, <em>Il vangelo di Marco. Analisi linguistica e commento esegetico. Vol. 3 (capp. 10,32-16,8)<\/em>, Cittadella, Assisi, 2010, p. 210.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> S. Fausti, <em>Il Vangelo di Marco<\/em>, EDB, Bologna, 2018, p. 272.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a> F. Viellard, <em>Pri\u00e8res pour grandir dans la joie de Dieu<\/em>, Salvator, Paris, 2012, p. 91.<\/p>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19041","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19041"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19041\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19045,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19041\/revisions\/19045"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18427"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19041"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19041"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19041"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}