{"id":19130,"date":"2024-12-29T02:41:20","date_gmt":"2024-12-29T01:41:20","guid":{"rendered":"https:\/\/absi.ch\/new\/?p=19130"},"modified":"2024-12-29T02:48:20","modified_gmt":"2024-12-29T01:48:20","slug":"echaristie-29-decembre-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/absi.ch\/new\/2024\/12\/echaristie-29-decembre-2024\/","title":{"rendered":"Echaristie: 29 d\u00e9cembre 2024"},"content":{"rendered":"<div id=\"themify_builder_content-19130\" data-postid=\"19130\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-19130 themify_builder\">\n    \t<!-- module_row -->\n\t<div  class=\"themify_builder_row module_row clearfix module_row_1 themify_builder_19130_row module_row_19130-1 tb_jiy7138\">\n\t    \t    <div class=\"row_inner col_align_top\" >\n\t\t\t<div  class=\"module_column tb-column col-full first tb_19130_column module_column_0 module_column_19130-1-0 tb_zwoi140\">\n\t    \t    \t        <div class=\"tb-column-inner\">\n\t\t    <!-- module text -->\n<div  class=\"module module-text tb_x4vr150    \">\n            <div  class=\"tb_text_wrap\">\n    <p>La Sainte Famille \u2014 Ann\u00e9e C<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3><strong>La famille de Nazareth et nos familles<br \/><br \/><\/strong><\/h3>\n<h5>Premi\u00e8re lecture<br \/><br \/><\/h5>\n<p><em>La premi\u00e8re lecture nous pr\u00e9sente une situation familiale\u00a0: Elqana, sa femme Anne et leur fils\u00a0: Samuel. En h\u00e9breu, ce nom propre signifie\u00a0: \u00ab\u00a0Son nom est El\u00a0\u00bb. Au fond, la pr\u00e9sence de cet enfant est une pr\u00e9sence qui nous renvoie \u00e0 celui qu\u2019on appelle El ou Dieu. Mais dans le langage populaire le nom Samuel \u00e9tait interpr\u00e9t\u00e9 comme \u00ab\u00a0demand\u00e9\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><em><strong>[1]<\/strong><\/em><\/a><em>, un enfant demand\u00e9 \u00e0 Dieu (v. 20).<\/em><\/p>\n<p><em>Le narrateur ne se limite pas aux relations entre le mari, la femme et l\u2019enfant. Il insiste aussi sur la relation entre ces personnes et Dieu. La famille fr\u00e9quente l\u2019ancien sanctuaire de Silo &#8211; une localit\u00e9 \u00e0 une trentaine de kilom\u00e8tres au nord-ouest de la Mer Morte &#8211; et elle va y offrir des sacrifices.<\/em><\/p>\n<p><em>Mais la relation qui lie la famille \u00e0 Dieu va bien au-del\u00e0 de la fr\u00e9quentation du sanctuaire. Elle est une relation personnelle, tr\u00e8s intime. Et, quand Anne, apr\u00e8s avoir sevr\u00e9 l\u2019enfant, l\u2019accompagnera avec des dons<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a> au sanctuaire, l\u2019enfant \u00ab\u00a0sera pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Yahv\u00e9h <\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><em><strong>[3]<\/strong><\/em><\/a> <em>et il restera l\u00e0-bas pour toujours\u00a0\u00bb (v. 22). Et, en poursuivant le r\u00e9cit, le narrateur insiste\u00a0: Anne\u00a0fait entrer (Samuel) \u00ab\u00a0dans la Maison de Yahv\u00e9h \u00e0 Silo, et l\u2019enfant devient servant au temple\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a> (v. 24).<\/em><\/p>\n<p><em>Encore une remarque. Le narrateur souligne la relation entre Anne, son fils Samuel et Dieu surtout \u00e0 travers les mots <strong>demande<\/strong> et <strong>demander<\/strong>. Samuel est le fils qu\u2019Anne a demand\u00e9 \u00e0 Yahv\u00e9h (vv. 20.27). Mais la maman n\u2019a pas demand\u00e9 \u00e0 Dieu cet enfant pour elle-m\u00eame, pour le garder comme un bien qui lui appartient. L\u2019enfant qu\u2019elle a demand\u00e9 \u00e0 Dieu est demand\u00e9 par Dieu lui-m\u00eame. Il n\u2019appartient pas \u00e0 la maman mais \u00e0 Dieu, et la maman peut dire\u00a0: \u00ab\u00a0je le c\u00e8de \u00e0 la demande de Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb (v. 28). Au fond\u00a0: l\u2019enfant, chaque enfant, est un don re\u00e7u de Dieu mais il est aussi un don \u00e0 Dieu, un don que Dieu demande \u00e0 ses parents. De m\u00eame J\u00e9sus\u00a0: il est un don de Dieu et, en m\u00eame temps, un don fait \u00e0 Dieu.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lecture du Premier livre de Samuel (1,19b-22. 24-28)<\/strong><\/p>\n<p><sup>19b<\/sup> Elqana s\u2019unit \u00e0 Anne sa femme, et Yahv\u00e9h se souvint d\u2019elle.<\/p>\n<p><sup>20<\/sup> Et, dans le cours de l\u2019ann\u00e9e, Anne devint enceinte et enfanta un fils. Elle l\u2019appela \u201cSamuel\u201d (c\u2019est-\u00e0-dire : \u201cson nom est El\u201d) \u00ab car &#8211; dit-elle &#8211; c\u2019est \u00e0 Yahv\u00e9h que je l\u2019ai <strong>demand\u00e9<\/strong> \u00bb.<\/p>\n<p><sup>21<\/sup> Et Elqana, le mari, monta (vers Silo) avec toute sa famille. Il voulait offrir \u00e0 Yahv\u00e9h le sacrifice annuel et un sacrifice particulier qu\u2019il avait promis (pour la naissance de l\u2019enfant). <sup>22<\/sup> Mais Anne ne monta pas. Elle dit \u00e0 son mari\u00a0: \u00ab (J\u2019attends) que l\u2019enfant soit sevr\u00e9. Ensuite, je l\u2019am\u00e8nerai (\u00e0 Silo)\u00a0; et (l\u00e0) il sera pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Yahv\u00e9h et il restera l\u00e0-bas pour toujours\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><sup>24<\/sup> Quand Samuel a l\u2019\u00e2ge d\u2019\u00eatre sevr\u00e9, Anne le fait monter avec elle (\u00e0 Silo). Elle prend trois taureaux, un sac de farine et un r\u00e9cipient avec du vin. L\u2019enfant est encore tout jeune\u00a0: et elle le fait entrer dans la Maison de Yahv\u00e9h \u00e0 Silo, et l\u2019enfant devient servant au temple.<\/p>\n<p><sup>25<\/sup> (Elqana et Anne) offrent le taureau en sacrifice. Puis ils conduisent l\u2019enfant pr\u00e8s du (pr\u00eatre) H\u00e9li. <sup>26 <\/sup>Anne dit \u00e0 H\u00e9li : \u00ab Pardon, mon seigneur, je t\u2019en prie ! Aussi vrai que toi, mon seigneur, tu es vivant, c\u2019est moi, la femme qui se tenait ici, pr\u00e8s de toi pour prier Yahv\u00e9h. <sup>27<\/sup> C\u2019est pour avoir cet enfant que j\u2019ai pri\u00e9, et Yahv\u00e9h m\u2019a donn\u00e9 ce que je lui <strong>demandais<\/strong> dans ma <strong>demande<\/strong>. <sup>28<\/sup> A mon tour, <strong>je le c\u00e8de \u00e0 la demande<\/strong> de Yahv\u00e9h. Tous les jours, depuis qu\u2019il est, <strong>il est demand\u00e9<\/strong> pour Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb. Et l\u2019enfant se prosterna l\u00e0, devant Yahv\u00e9h.<\/p>\n<p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Psaume<\/h5>\n<p><em>Le psaume de ce matin &#8211; dont nous allons lire trois strophes &#8211; \u00e9voque la nostalgie du temple. En effet, le po\u00e8te qui compose ce psaume prie, loin du temple, dans son d\u00e9sir ardent du Seigneur, le Seigneur qui, du temple, donne \u00ab\u00a0gr\u00e2ce, splendeur et bonheur\u00a0\u00e0 celles et ceux qui s\u2019engagent sur le bon chemin\u00a0\u00bb (v. 12)<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>La premi\u00e8re strophe (vv. 2-3) est une expression de surprise<\/em><a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><em><strong>[6]<\/strong><\/em><\/a><em>. Le po\u00e8te est surpris du fait que dans ce monde il y a un lieu dans lequel Dieu habite, une maison dans laquelle Dieu accueille les vivants, les humains en particulier. Le premier terme pour parler de cette maison est \u00ab\u00a0tes r\u00e9sidences\u00a0\u00bb. Et le pluriel ne fait que souligner la majest\u00e9 dans laquelle Dieu est pr\u00e9sent. Le texte parle aussi des \u00ab\u00a0cours\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire des diff\u00e9rents espaces dans lesquels les pa\u00efens, respectivement les femmes, les hommes et les pr\u00eatres peuvent entrer. Eh bien, l\u2019\u00e2me du po\u00e8te, son c\u0153ur et sa chair, donc son existence tout enti\u00e8re, \u00ab\u00a0soupire et meurt d\u2019impatience\u00a0\u00bb, de nostalgie, pour ces espaces o\u00f9 on peut rencontrer \u00ab\u00a0le Dieu vivant\u00a0\u00bb. <\/em><\/p>\n<p><em>D\u2019ici son souhait qui caract\u00e9rise la deuxi\u00e8me strophe\u00a0: \u00ab\u00a0Heureux et en marche ceux qui habitent dans ta maison\u00a0\u00bb (v. 5). En h\u00e9breu, le verset s\u2019ouvre avec trois consonnes qui \u00e9voquent, en m\u00eame temps, la joie et l\u2019action de marcher<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><strong>[7]<\/strong><\/a>. Il s\u2019agit d\u2019une d\u00e9claration et d\u2019une exhortation en m\u00eame temps. Le psaume d\u00e9clare heureux et invite \u00e0 agir les personnes qui travaillent dans le temple et qui le fr\u00e9quentent\u00a0: elles pourront continuer \u00e0 louer le Seigneur. Mais la m\u00eame strophe s\u2019adresse aussi \u00e0 toutes les personnes qui \u00ab\u00a0ont dans leur c\u0153ur des chemins des p\u00e8lerins\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><strong>[8]<\/strong><\/a> et d\u00e9sirent se rendre au temple et rencontrer Dieu. Ces personnes, dit le po\u00e8te, \u00ab\u00a0trouvent chez toi leur force\u00a0\u00bb, Seigneur\u00a0! <\/em><\/p>\n<p><em>Dans la troisi\u00e8me strophe (vv. 9-10), le po\u00e8te s\u2019adresse \u00e0 nouveau \u00e0 Dieu. Il le supplie avec deux imp\u00e9ratifs\u00a0: \u00ab\u00a0entends ma pri\u00e8re\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0\u00e9coute\u00a0\u00bb. <\/em><\/p>\n<p><em>Dans la m\u00eame strophe, le po\u00e8te utilise l\u2019image du \u00ab bouclier\u00a0\u00bb\u00a0: elle peut se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 Dieu comme \u00ab\u00a0notre bouclier\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a>, \u00e0 Dieu comme celui qui prot\u00e8ge tout notre peuple. Et, \u00e0 Dieu qui prot\u00e8ge tout le peuple, le po\u00e8te demande de prendre soin, en particulier, de son \u00ab\u00a0messie\u00a0\u00bb, de son \u00ab\u00a0oint\u00a0\u00bb ou, pour le dire avec les grecs, de \u00ab\u00a0son Christ\u00a0\u00bb. La pri\u00e8re demande donc \u00e0 Dieu de se tourner vers son messie, le roi \u00e0 venir que l\u2019on esp\u00e8re<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><strong>[10]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Quant \u00e0 nous, la liturgie de ce matin nous invite \u00e0 revenir sur la d\u00e9claration-exhortation de la deuxi\u00e8me strophe. Elle concerne les habitants du temple et, en particulier, \u00ab\u00a0le messie\u00a0\u00bb, le jeune J\u00e9sus dont Luc nous parlera dans l\u2019\u00c9vangile. Notre refrain sera donc\u00a0:<\/em><\/p>\n<p><strong>Heureux et en marche les habitants de ta maison, Seigneur ! <\/strong><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong>Psaume 84 (versets 2-3. 5-6. 9-10)<\/strong><\/p>\n<p><sup>2<\/sup> De quel amour sont aim\u00e9es tes r\u00e9sidences,<\/p>\n<p>Yahv\u00e9h tout-puissant\u00a0!<\/p>\n<p><sup>3<\/sup> Mon \u00e2me soupire et meurt d\u2019impatience (pour entrer) dans les cours (du temple) de Yahv\u00e9h.<\/p>\n<p>Mon c\u0153ur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant.<\/p>\n<p><strong><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><\/strong><strong>: \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Heureux et en marche les habitants de ta maison, Seigneur ! <\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>5<\/sup> Heureux et en marche ceux qui habitent dans ta maison :<\/p>\n<p>encore ils te loueront.<\/p>\n<p><sup>6<\/sup> Heureux et en marche les humains qui trouvent chez toi leur force :<\/p>\n<p>ils ont dans leur c\u0153ur des chemins des p\u00e8lerins.<\/p>\n<p><strong><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><\/strong><strong>: \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Heureux et en marche les habitants de ta maison, Seigneur ! <\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>9<\/sup> Yahv\u00e9h, Dieu tout-puissant, entends ma pri\u00e8re,<\/p>\n<p>\u00e9coute, Dieu de Jacob\u00a0!<\/p>\n<p><sup>10<\/sup> Dieu, toi qui es notre bouclier, vois<\/p>\n<p>et regarde le visage de ton messie\u00a0!<\/p>\n<p><strong><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><\/strong><strong>: \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Heureux et en marche les habitants de ta maison, Seigneur ! <\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Deuxi\u00e8me lecture<\/h5>\n<p><em>La Premi\u00e8re lettre de Jean a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e vers la fin du premier si\u00e8cle. De cette lettre, la liturgie nous propose, ce matin, deux petites sections. Dans la premi\u00e8re (vv. 1-2), l\u2019auteur souligne quelle est notre condition\u00a0: parce que Dieu le P\u00e8re nous a aim\u00e9(e)s de son amour surprenant, nous sommes ses \u00ab\u00a0enfants\u00a0\u00bb, litt\u00e9ralement ses \u00ab\u00a0engendr\u00e9s\u00a0\u00bb. Les personnes qui ne connaissent pas Dieu, les personnes qui le refusent, ne peuvent pas reconna\u00eetre notre condition d\u2019enfants de Dieu. Cette condition se manifestera un jour\u00a0: \u00ab\u00a0au moment de cette manifestation\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a>, nous serons semblables \u00e0 Dieu\u00a0: \u00ab\u00a0car nous le verrons tel qu\u2019il est\u00a0\u00bb (v. 2). <\/em><\/p>\n<p><em>La premi\u00e8re partie du texte nous aide donc \u00e0 prendre conscience de ce que nous sommes, notre condition d\u2019enfants aim\u00e9s. La deuxi\u00e8me partie de la lecture (vv. 21-24) revient sur cette condition qui est la n\u00f4tre pour en souligner les cons\u00e9quences\u00a0: \u00ab\u00a0croire au nom de son Fils J\u00e9sus Christ, et nous aimer les uns les autres\u00a0\u00bb (v. 23). Voil\u00e0 l\u2019essentiel\u00a0: gr\u00e2ce \u00e0 J\u00e9sus, les commandements (vv. 22.24) de Dieu se r\u00e9duisent \u00e0 un seul commandement (v. 23)\u00a0: \u00ab\u00a0nous aimer les uns les autres\u00a0\u00bb. Et cela est possible\u00a0&#8211; pour les premiers destinataires de la lettre et pour nous au Burundi &#8211; gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019Esprit. Et, \u00e0 travers lui, nous demeurons en Dieu et Dieu en nous (v. 24).<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lecture de la Premi\u00e8re lettre de saint Jean (3,1-2. 21-24)<\/strong><\/p>\n<p>Bien-aim\u00e9s,<sup>1<\/sup> voyez quel grand amour nous a donn\u00e9 &#8211; don d\u00e9finitif &#8211; le P\u00e8re. Son amour est tel que nous sommes appel\u00e9s enfants de Dieu ; et nous le sommes vraiment !<\/p>\n<p>Voici pourquoi le monde ne nous conna\u00eet pas\u00a0: c\u2019est qu\u2019il n\u2019a pas connu Dieu.<\/p>\n<p><sup>2<\/sup> Mes bien-aim\u00e9s, d\u00e8s maintenant, nous sommes enfants de Dieu,<\/p>\n<p>mais ce que nous serons n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 manifest\u00e9.<\/p>\n<p>Nous le savons\u00a0: au moment de cette manifestation, nous lui serons semblables,<\/p>\n<p>car nous le verrons tel qu\u2019il est.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><sup>21<\/sup> Mes bien-aim\u00e9s, si notre c\u0153ur ne nous condamne pas,<\/p>\n<p>nous pouvons nous adresser \u00e0 Dieu avec confiance,<\/p>\n<p><sup>22 <\/sup>et nous recevons de lui ce que nous demandons.<\/p>\n<p>Pourquoi ? Parce que nous gardons ses <strong>commandements<\/strong> et nous faisons ce qui lui pla\u00eet.<\/p>\n<p><sup>23<\/sup> Et voici son <strong>commandement<\/strong> :<\/p>\n<p>croire au nom de son Fils J\u00e9sus Christ, et nous aimer les uns les autres,<\/p>\n<p>selon le <strong>commandement<\/strong> qu\u2019il nous a donn\u00e9.<\/p>\n<p><sup>24<\/sup> Et celui qui garde ses <strong>commandements<\/strong> demeure en Dieu, et Dieu en lui.<\/p>\n<p>Voici comment nous savons qu\u2019il demeure en nous : gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019Esprit qu\u2019il nous a donn\u00e9.<br \/><br \/><\/p>\n<p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>All\u00e9luia. All\u00e9luia. <\/strong><\/p>\n<p><em>Seigneur, ouvre notre c\u0153ur<\/em><\/p>\n<p><em>pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.<\/em> (cf. <em>Actes<\/em> 16,14b)<\/p>\n<p><strong>All\u00e9luia.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>\u00c9vangile<\/h5>\n<p><em><br \/>La liturgie de ce matin nous propose une page difficile<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><strong>[12]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Apparemment, la narration est simple. Lorsque J\u00e9sus a douze ans, avec ses parents il va \u00e0 J\u00e9rusalem pour la f\u00eate de P\u00e2que. Mais, pendant le retour, ses parents ne le trouvent plus. Ils rentrent donc \u00e0 J\u00e9rusalem et le retrouvent dans le temple.<\/em><\/p>\n<p><em>En nous livrant ce r\u00e9cit, Luc souligne la douleur, l\u2019angoisse de ses parents\u00a0: \u00ab\u00a0ton p\u00e8re et moi, nous te cherchions avec angoisse<\/em>\u00a0<em>\u00bb (v. 48). Et c\u2019est l\u2019angoisse qui pousse la m\u00e8re \u00e0 l\u2019interroger, presqu\u2019en forme de reproche\u00a0: \u00ab\u00a0Mon enfant<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><strong>[13]<\/strong><\/a>, pourquoi nous as-tu fait cela ?\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>Quant au fils, il r\u00e9pond\u2026 en les interrogeant\u00a0: \u00ab\u00a0Pourquoi donc me cherchiez-vous ?\u00a0\u00bb Et \u00e0 l\u2019interrogation il ajoute aussi une critique\u00a0: \u00ab\u00a0Ne saviez-vous pas que je dois \u00eatre dans l\u2019intimit\u00e9 avec mon P\u00e8re ? \u00bb. Ses parents auraient d\u00fb savoir\u00a0! Mais le sommet de cette critique est dans le contraste\u00a0: Marie disait \u00ab\u00a0ton p\u00e8re et moi\u00a0\u00bb et J\u00e9sus, \u00e0 ce p\u00e8re, oppose un autre P\u00e8re\u00a0: Dieu, Dieu et ses exigences. A une requ\u00eate faite \u00e0 J\u00e9sus \u00e0 partir des liens et des obligations familiales, J\u00e9sus r\u00e9pond ici &#8211; et il s\u2019agit des premiers mots de J\u00e9sus dans tout l\u2019\u00c9vangile le Luc &#8211; en soulignant qu\u2019il donne au P\u00e8re l\u2019importance prioritaire et absolue<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><strong>[14]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p>\n<p><em>Et la finale du r\u00e9cit, avec J\u00e9sus qui \u00ab\u00a0leur \u00e9tait soumis\u00a0\u00bb (v. 51) ne peut pas effacer la duret\u00e9 du conflit entre un enfant et ses parents. Quant \u00e0 J\u00e9sus, Luc nous montre que, face \u00e0 l\u2019incompr\u00e9hension de ses parents, il r\u00e9pond\u2026 en leur ob\u00e9issant<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><strong>[15]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em>Mais la difficult\u00e9 de ce r\u00e9cit va bien au-del\u00e0 de tout \u00e7a. En effet, \u00e0 travers le petit d\u00e9tail de J\u00e9sus retrouv\u00e9 \u00ab\u00a0apr\u00e8s trois jours\u00a0\u00bb (v. 46), la narration nous fait penser \u00e0 la \u2018perte\u2019 de J\u00e9sus au moment de sa mort et \u00e0 sa r\u00e9surrection, au J\u00e9sus \u2018retrouv\u00e9\u2019, \u00e0 P\u00e2ques, aupr\u00e8s de son P\u00e8re<\/em><a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><em><strong>[16]<\/strong><\/em><\/a><em>. C\u2019est \u00e0 ce niveau que l\u2019angoisse des parents \u00e9voque l\u2019angoisse de la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne du vendredi de sa mort jusqu\u2019\u00e0 la rencontre avec le ressuscit\u00e9. Et le reproche que J\u00e9sus adresse \u00e0 ses parents est, surtout, le reproche aux croyants &#8211; les croyants d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui &#8211; qui ont de la peine, malgr\u00e9 la lecture des \u00c9critures, \u00e0 croire \u00e0 la r\u00e9surrection et \u00e0 ce Fils ressuscit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u00c9vangile de J\u00e9sus Christ selon saint Luc (2,41-52)<\/strong><\/p>\n<p><sup>41<\/sup> Les parents de J\u00e9sus allaient, chaque ann\u00e9e, \u00e0 J\u00e9rusalem pour la f\u00eate de la P\u00e2que. <sup>42<\/sup> Et, quand il eut douze ans, ils \u00e9taient mont\u00e9s suivant la coutume de la f\u00eate. <sup>43<\/sup> Mais, \u00e0 la fin des jours de f\u00eate, lorsqu\u2019ils s\u2019en retournaient, le jeune J\u00e9sus resta \u00e0 J\u00e9rusalem et ses parents ne s\u2019en aper\u00e7urent pas. <sup>44<\/sup> Pensant que (J\u00e9sus) \u00e9tait avec leurs compagnons de route, ils firent une journ\u00e9e de voyage et ils le <strong>cherch\u00e8rent<\/strong> parmi leurs parents et leurs connaissances. <sup>45<\/sup> Et, ne l\u2019ayant pas <strong>trouv\u00e9<\/strong>, ils retourn\u00e8rent \u00e0 J\u00e9rusalem en le <strong>cherchant<\/strong>. <sup>46<\/sup> Et il advint\u00a0: apr\u00e8s trois jours ils le <strong>trouvent<\/strong> dans le temple, assis au milieu des ma\u00eetres de la loi, \u00e0 les \u00e9couter et les interroger. <sup>47<\/sup> Tous ceux qui l\u2019entendaient \u00e9taient surpris de son intelligence et de ses r\u00e9ponses. <sup>48<\/sup> Et, en le voyant, ses parents furent frapp\u00e9s d\u2019\u00e9tonnement et sa m\u00e8re lui dit : \u00ab\u00a0Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois, ton p\u00e8re et moi, nous te cherchions avec angoisse\u00a0\u00bb. <sup>49<\/sup> Et il leur dit : \u00ab Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois \u00eatre dans l\u2019intimit\u00e9 avec mon P\u00e8re\u00a0?\u00a0\u00bb <sup>50<\/sup> Mais eux ils ne comprirent pas la parole qu\u2019il leur disait. <sup>51<\/sup> Et il descendit avec eux et alla \u00e0 Nazareth, et il leur \u00e9tait soumis. Et sa m\u00e8re gardait avec soin tous ces \u00e9v\u00e9nements dans son c\u0153ur. <sup>52<\/sup> Et J\u00e9sus progressait en sagesse et en taille et en faveur aupr\u00e8s de Dieu et aupr\u00e8s des humains.<\/p>\n<p><strong>Acclamons la Parole de Dieu.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Pri\u00e8re d\u2019ouverture<br \/><br \/><\/h5>\n<p>J\u2019\u00e9tais encore dans le ventre de ma maman<\/p>\n<p>et tu avais d\u00e9j\u00e0 pris soin de moi\u00a0;<\/p>\n<p>depuis le sein de celle qui m\u2019a con\u00e7u et nourri,<\/p>\n<p>ta tendresse a \u00e9t\u00e9 pour moi\u00a0;<\/p>\n<p>depuis ma jeunesse tu t\u2019es manifest\u00e9 \u00e0 moi<\/p>\n<p>avec l\u2019intelligence de ton jugement\u00a0:<\/p>\n<p>tu m\u2019as soutenu avec une v\u00e9rit\u00e9 solide<\/p>\n<p>et tu m\u2019as r\u00e9joui par ton souffle saint.<\/p>\n<p>Ton juste reproche accompagne mon chemin<\/p>\n<p>et ta paix veille sur le salut de mon \u00e2me\u00a0;<\/p>\n<p>sur mes pas il y a l\u2019abondance de ton pardon<\/p>\n<p>et une mis\u00e9ricorde sans fin lorsque tu me juges.<\/p>\n<p>Tu me soutiens jusqu\u2019\u00e0 ma vieillesse.<\/p>\n<p>Mon papa ne m\u2019a pas vraiment reconnu<\/p>\n<p>et ma maman m\u2019a confi\u00e9 \u00e0 toi\u00a0:<\/p>\n<p>en effet, tu es un papa pour tous ceux<\/p>\n<p>qui s\u2019approchent de ta v\u00e9rit\u00e9\u00a0;<\/p>\n<p>en eux tu te r\u00e9jouis comme une maman tr\u00e8s tendre vers son enfant<\/p>\n<p>et comme une nourrice tu tiens au sein toutes tes cr\u00e9atures<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>.<\/p>\n<p>[Hymne de la communaut\u00e9 juive de Qumran\u00a0: du temps de J\u00e9sus]<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h5>Pri\u00e8re des fid\u00e8les<\/h5>\n<p>* La premi\u00e8re lecture nous permet de comprendre que la naissance d\u2019un enfant est un don de Dieu. Mais c\u2019est un don que nous mettons \u00e0 disposition de Dieu. C\u2019est Dieu lui-m\u00eame qui permettra \u00e0 nos enfants de d\u00e9couvrir comment vivre et s\u2019engager pour Dieu. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 accompagner nos jeunes lorsqu\u2019ils d\u00e9couvrent le chemin &#8211; le chemin de paix &#8211; que tu leur indiques.<\/p>\n<p>* Nous sommes comme le po\u00e8te du psaume. Il avoue\u00a0: \u00ab\u00a0Mon \u00e2me soupire et meurt d\u2019impatience\u00a0\u00bb. Oui, elle soupire, elle meurt d\u2019impatience parce qu\u2019elle d\u00e9sire te rencontrer et se r\u00e9jouir de ta pr\u00e9sence, Seigneur, m\u00eame en sortant de nos rencontres ici dans cette salle. Avec le po\u00e8te, nous t\u2019avons c\u00e9l\u00e9br\u00e9 comme \u00ab\u00a0notre bouclier\u00a0\u00bb. Donne-nous la force de mettre seulement en toi notre confiance.<\/p>\n<p>* La Lettre de Jean nous parle, Seigneur, de l\u2019amour que tu as pour nous, un amour qui fait de nous tes filles, tes fils. Donne-nous, Seigneur, ton Esprit. Seulement ton Esprit nous permettra de croire en ton Fils et de respecter son commandement \u00ab\u00a0nous aimer les uns les autres\u00a0\u00bb, et nous aimer \u00ab\u00a0selon le commandement qu\u2019il nous a donn\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>* L\u2019\u00c9vangile nous pr\u00e9sente deux parents angoiss\u00e9s, deux parents qui ne peuvent pas comprendre le chemin qu\u2019un fils peut prendre. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 accepter cette condition de parents. C\u2019est la condition dans laquelle chacune et chacun de nous, sans le savoir, a mis ses parents\u00a0; c\u2019est la condition dans laquelle J\u00e9sus, pour sa fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 Dieu, a mis sa famille humaine. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 accepter cette condition &#8211; si possible &#8211; avec s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<p>* L\u2019\u00c9vangile nous a laiss\u00e9 entrevoir la condition des premiers croyants apr\u00e8s le vendredi saint. Il est difficile de croire que J\u00e9sus ne soit pas sur nos routes, dans nos quartiers. On aimerait le rencontrer mais il est, d\u00e9sormais, \u00ab\u00a0dans l\u2019intimit\u00e9 avec son P\u00e8re\u00a0\u00bb. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 accepter son absence dans l\u2019espoir d\u2019\u00eatre nous aussi, un jour, en sa compagnie, avec le P\u00e8re.<\/p>\n<p><br \/><a href=\"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/29-de\u0301cembre-2024-de\u0301f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>&gt; testo (pdf)<\/em><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cf. O. Odelain et R. S\u00e9guineau, <em>Dictionnaire des noms propres de la Bible<\/em>, Cerf, Paris, 2002, p. 331. Cf. aussi A. Caquot &#8211; Ph. De Robert, <em>Les livres de Samuel<\/em>, Labor et fides, Gen\u00e8ve, 1994, p. 41.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> A propos de ces dons, les manuscrits h\u00e9breux pr\u00e9sentent deux variantes\u00a0: \u00ab\u00a0trois taureaux\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0un taureau de trois ans\u00a0\u00bb. Cf. D. Barth\u00e9lemy, <em>Critique textuelle de l\u2019Ancien Testament. Tome 1. Josu\u00e9, Juges, Ruth, Samuel, Rois, Chroniques, Esdras, N\u00e9h\u00e9mie, Esther<\/em>, \u00c9ditions universitaires &#8211; Vandenhoeck &amp; Ruprecht, Fribourg &#8211; G\u00f6ttingen, 1982, p. 141s. Cf. aussi A. Caquot &#8211; Ph. De Robert, <em>Les livres de Samuel<\/em>, Labor et fides, Gen\u00e8ve, 1994, p. 35. Cf. aussi <em>La Bible, Notes int\u00e9grales. Traduction \u0153cum\u00e9nique<\/em>, Cerf &#8211; Biblio\u2019O, Paris &#8211; Villiers-le-Bel, 2011, p. 448, note au v. 24.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Le texte h\u00e9bra\u00efque, on peut le traduire\u00a0: \u00ab\u00a0il sera vu en face de Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb. Cf. <em>La Bible. Traduite et comment\u00e9e<\/em> par A. Chouraqui, Descl\u00e9e, Paris, 1989, p. 503. Parfois, en laissant tomber une lettre du mot h\u00e9breu, on pr\u00e9f\u00e8re supposer une phrase avec le verbe actif\u00a0: \u00ab\u00a0Samuel verra la face de Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb. Cf. R. Rendtorff, <em>Teologia dell\u2019Antico Testamento. Volume 2: I temi<\/em>, Claudiana, Torino, 2003, p. 207.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Pour cette interpr\u00e9tation des deux derniers mots de ce verset, cf. F. Stolz, <em>Das erste und zweite Buch Samuel<\/em>, TVZ, Z\u00fcrich, 1981, p. 24, note 4.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Ainsi E. Zenger, <em>I Salmi. Preghiera e poesia, vol. 3. Il tuo volto io cerco<\/em>, Paideia, Brescia, 2016, p. 23s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Cf. E. Zenger, <em>Psalm 84<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Psalmen 51-100<\/em>, Herder, Freiburg &#8211; Basel &#8211; Wien, 2000, p. 515.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Cf. L. Alonso Sch\u00f6kel (director), <em>Diccionario b\u00edblico hebreo-espa\u00f1ol<\/em>, Editorial Trotta, Madrid, 1994, p. 94s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Pour cette tournure fr\u00e9quemment modifi\u00e9e dans les traductions, cf. E. Zenger, <em>Psalm 84<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Psalmen 51-100<\/em>, Herder, Freiburg &#8211; Basel &#8211; Wien, 2000, pp. 509 et 518.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> A c\u00f4t\u00e9 de cette possibilit\u00e9 de penser \u00e0 Dieu comme \u00ab\u00a0notre bouclier\u00a0\u00bb, on peut aussi appliquer cette tournure au Messie comme \u00ab\u00a0notre bouclier\u00a0\u00bb\u00a0et traduire\u00a0: \u00ab vois celui qui est notre bouclier\u00a0\u00bb. Pour ces deux possibilit\u00e9s, cf. E. Zenger, <em>Psalm 84<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Psalmen 51-100<\/em>, Herder, Freiburg &#8211; Basel &#8211; Wien, 2000, p. 510 et G. Ravasi, <em>Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. Vol. II (Salmi 51-100)<\/em>, EDB, Bologna, 2015, p. 753.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Ainsi J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 770. Cf. aussi E. Zenger, <em>I Salmi. Preghiera e poesia, vol. 3. Il tuo volto io cerco<\/em>, Paideia, Brescia, 2016, p. 29s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Pour cette tournure, cf. R. E. Brown, <em>Le lettere di Giovanni<\/em>, Cittadella, Assisi, 1986, p. 543s. Cf. aussi M. Morgen, <em>Les \u00e9p\u00eetres de Jean<\/em>, Cerf, Paris, 2005, p. 117, note c.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Pour l\u2019origine de ce r\u00e9cit et son insertion dans l\u2019\u00c9vangile de Luc, cf. R. E. Brown, <em>La nascita del Messia secondo Matteo e Luca<\/em>, Cittadella, Assisi, 1981, p. 650ss.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Le possessif \u201cmon\u201d souligne la relation entre J\u00e9sus et sa maman, la relation que l\u2019\u00c9vangile \u00e9voque avec le terme \u00ab\u00a0t\u00e9knon\u00a0\u00bb, li\u00e9 au verbe \u00ab\u00a0tikt\u00f4\u00a0\u00bb qui signifie \u00ab\u00a0engendrer\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0enfanter\u00a0\u00bb. Cf. F. Bovon, <em>L\u2019\u00c9vangile selon saint Luc 1-9<\/em>, Labor et fides, Gen\u00e8ve, 1991, p. 157.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Ainsi R. E. Brown, <em>Cristo nei Vangeli dell\u2019anno liturgico<\/em>, Elledici, Leumann Torino, 2010, p. 168.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> S. De Vito, <em>Luca 2,22-52<\/em>, dans <em>Luca. Nuova traduzione ecumenica commentata<\/em>, a cura di E. Borghi, Edizioni Terra Santa, Milano, 2018, p. 65.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Cf. O. Da Spinetoli, <em>Luca. Il Vangelo dei poveri<\/em>, Cittadella, Assisi, 1982, p. 129.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> F. Garc\u00eda Mart\u00ednez, <em>Testi di Qumran<\/em>, Paideia, Brescia, 2003, p. 551s.<\/p>    <\/div>\n<\/div>\n<!-- \/module text -->\n\t        <\/div>\n\t    \t<\/div>\n\t\t    <\/div>\n\t    <!-- \/row_inner -->\n\t<\/div>\n\t<!-- \/module_row -->\n\t<\/div>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Sainte Famille \u2014 Ann\u00e9e C \u00a0 La famille de Nazareth et nos familles Premi\u00e8re lecture La premi\u00e8re lecture nous pr\u00e9sente une situation familiale\u00a0: Elqana, sa femme Anne et leur fils\u00a0: Samuel. En h\u00e9breu, ce nom propre signifie\u00a0: \u00ab\u00a0Son nom est El\u00a0\u00bb. 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En h\u00e9breu, ce nom propre signifie\u00a0: \u00ab\u00a0Son nom est El\u00a0\u00bb. Au fond, la pr\u00e9sence de cet enfant est une pr\u00e9sence qui nous renvoie \u00e0 celui qu\u2019on appelle El ou Dieu. Mais dans le langage populaire le nom Samuel \u00e9tait interpr\u00e9t\u00e9 comme \u00ab\u00a0demand\u00e9\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><em><strong>[1]<\/strong><\/em><\/a><em>, un enfant demand\u00e9 \u00e0 Dieu (v. 20).<\/em><\/p> <p><em>Le narrateur ne se limite pas aux relations entre le mari, la femme et l\u2019enfant. Il insiste aussi sur la relation entre ces personnes et Dieu. La famille fr\u00e9quente l\u2019ancien sanctuaire de Silo - une localit\u00e9 \u00e0 une trentaine de kilom\u00e8tres au nord-ouest de la Mer Morte - et elle va y offrir des sacrifices.<\/em><\/p> <p><em>Mais la relation qui lie la famille \u00e0 Dieu va bien au-del\u00e0 de la fr\u00e9quentation du sanctuaire. Elle est une relation personnelle, tr\u00e8s intime. Et, quand Anne, apr\u00e8s avoir sevr\u00e9 l\u2019enfant, l\u2019accompagnera avec des dons<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a> au sanctuaire, l\u2019enfant \u00ab\u00a0sera pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Yahv\u00e9h <\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><em><strong>[3]<\/strong><\/em><\/a> <em>et il restera l\u00e0-bas pour toujours\u00a0\u00bb (v. 22). Et, en poursuivant le r\u00e9cit, le narrateur insiste\u00a0: Anne\u00a0fait entrer (Samuel) \u00ab\u00a0dans la Maison de Yahv\u00e9h \u00e0 Silo, et l\u2019enfant devient servant au temple\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a> (v. 24).<\/em><\/p> <p><em>Encore une remarque. Le narrateur souligne la relation entre Anne, son fils Samuel et Dieu surtout \u00e0 travers les mots <strong>demande<\/strong> et <strong>demander<\/strong>. Samuel est le fils qu\u2019Anne a demand\u00e9 \u00e0 Yahv\u00e9h (vv. 20.27). Mais la maman n\u2019a pas demand\u00e9 \u00e0 Dieu cet enfant pour elle-m\u00eame, pour le garder comme un bien qui lui appartient. L\u2019enfant qu\u2019elle a demand\u00e9 \u00e0 Dieu est demand\u00e9 par Dieu lui-m\u00eame. Il n\u2019appartient pas \u00e0 la maman mais \u00e0 Dieu, et la maman peut dire\u00a0: \u00ab\u00a0je le c\u00e8de \u00e0 la demande de Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb (v. 28). Au fond\u00a0: l\u2019enfant, chaque enfant, est un don re\u00e7u de Dieu mais il est aussi un don \u00e0 Dieu, un don que Dieu demande \u00e0 ses parents. De m\u00eame J\u00e9sus\u00a0: il est un don de Dieu et, en m\u00eame temps, un don fait \u00e0 Dieu.<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Lecture du Premier livre de Samuel (1,19b-22. 24-28)<\/strong><\/p> <p><sup>19b<\/sup> Elqana s\u2019unit \u00e0 Anne sa femme, et Yahv\u00e9h se souvint d\u2019elle.<\/p> <p><sup>20<\/sup> Et, dans le cours de l\u2019ann\u00e9e, Anne devint enceinte et enfanta un fils. Elle l\u2019appela \u201cSamuel\u201d (c\u2019est-\u00e0-dire : \u201cson nom est El\u201d) \u00ab car - dit-elle - c\u2019est \u00e0 Yahv\u00e9h que je l\u2019ai <strong>demand\u00e9<\/strong> \u00bb.<\/p> <p><sup>21<\/sup> Et Elqana, le mari, monta (vers Silo) avec toute sa famille. Il voulait offrir \u00e0 Yahv\u00e9h le sacrifice annuel et un sacrifice particulier qu\u2019il avait promis (pour la naissance de l\u2019enfant). <sup>22<\/sup> Mais Anne ne monta pas. Elle dit \u00e0 son mari\u00a0: \u00ab (J\u2019attends) que l\u2019enfant soit sevr\u00e9. Ensuite, je l\u2019am\u00e8nerai (\u00e0 Silo)\u00a0; et (l\u00e0) il sera pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Yahv\u00e9h et il restera l\u00e0-bas pour toujours\u00a0\u00bb.<\/p> <p><sup>24<\/sup> Quand Samuel a l\u2019\u00e2ge d\u2019\u00eatre sevr\u00e9, Anne le fait monter avec elle (\u00e0 Silo). Elle prend trois taureaux, un sac de farine et un r\u00e9cipient avec du vin. L\u2019enfant est encore tout jeune\u00a0: et elle le fait entrer dans la Maison de Yahv\u00e9h \u00e0 Silo, et l\u2019enfant devient servant au temple.<\/p> <p><sup>25<\/sup> (Elqana et Anne) offrent le taureau en sacrifice. Puis ils conduisent l\u2019enfant pr\u00e8s du (pr\u00eatre) H\u00e9li. <sup>26 <\/sup>Anne dit \u00e0 H\u00e9li : \u00ab Pardon, mon seigneur, je t\u2019en prie ! Aussi vrai que toi, mon seigneur, tu es vivant, c\u2019est moi, la femme qui se tenait ici, pr\u00e8s de toi pour prier Yahv\u00e9h. <sup>27<\/sup> C\u2019est pour avoir cet enfant que j\u2019ai pri\u00e9, et Yahv\u00e9h m\u2019a donn\u00e9 ce que je lui <strong>demandais<\/strong> dans ma <strong>demande<\/strong>. <sup>28<\/sup> A mon tour, <strong>je le c\u00e8de \u00e0 la demande<\/strong> de Yahv\u00e9h. Tous les jours, depuis qu\u2019il est, <strong>il est demand\u00e9<\/strong> pour Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb. Et l\u2019enfant se prosterna l\u00e0, devant Yahv\u00e9h.<\/p> <p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Psaume<\/h5> <p><em>Le psaume de ce matin - dont nous allons lire trois strophes - \u00e9voque la nostalgie du temple. En effet, le po\u00e8te qui compose ce psaume prie, loin du temple, dans son d\u00e9sir ardent du Seigneur, le Seigneur qui, du temple, donne \u00ab\u00a0gr\u00e2ce, splendeur et bonheur\u00a0\u00e0 celles et ceux qui s\u2019engagent sur le bon chemin\u00a0\u00bb (v. 12)<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><strong>[5]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>La premi\u00e8re strophe (vv. 2-3) est une expression de surprise<\/em><a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><em><strong>[6]<\/strong><\/em><\/a><em>. Le po\u00e8te est surpris du fait que dans ce monde il y a un lieu dans lequel Dieu habite, une maison dans laquelle Dieu accueille les vivants, les humains en particulier. Le premier terme pour parler de cette maison est \u00ab\u00a0tes r\u00e9sidences\u00a0\u00bb. Et le pluriel ne fait que souligner la majest\u00e9 dans laquelle Dieu est pr\u00e9sent. Le texte parle aussi des \u00ab\u00a0cours\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire des diff\u00e9rents espaces dans lesquels les pa\u00efens, respectivement les femmes, les hommes et les pr\u00eatres peuvent entrer. Eh bien, l\u2019\u00e2me du po\u00e8te, son c\u0153ur et sa chair, donc son existence tout enti\u00e8re, \u00ab\u00a0soupire et meurt d\u2019impatience\u00a0\u00bb, de nostalgie, pour ces espaces o\u00f9 on peut rencontrer \u00ab\u00a0le Dieu vivant\u00a0\u00bb. <\/em><\/p> <p><em>D\u2019ici son souhait qui caract\u00e9rise la deuxi\u00e8me strophe\u00a0: \u00ab\u00a0Heureux et en marche ceux qui habitent dans ta maison\u00a0\u00bb (v. 5). En h\u00e9breu, le verset s\u2019ouvre avec trois consonnes qui \u00e9voquent, en m\u00eame temps, la joie et l\u2019action de marcher<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><strong>[7]<\/strong><\/a>. Il s\u2019agit d\u2019une d\u00e9claration et d\u2019une exhortation en m\u00eame temps. Le psaume d\u00e9clare heureux et invite \u00e0 agir les personnes qui travaillent dans le temple et qui le fr\u00e9quentent\u00a0: elles pourront continuer \u00e0 louer le Seigneur. Mais la m\u00eame strophe s\u2019adresse aussi \u00e0 toutes les personnes qui \u00ab\u00a0ont dans leur c\u0153ur des chemins des p\u00e8lerins\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><strong>[8]<\/strong><\/a> et d\u00e9sirent se rendre au temple et rencontrer Dieu. Ces personnes, dit le po\u00e8te, \u00ab\u00a0trouvent chez toi leur force\u00a0\u00bb, Seigneur\u00a0! <\/em><\/p> <p><em>Dans la troisi\u00e8me strophe (vv. 9-10), le po\u00e8te s\u2019adresse \u00e0 nouveau \u00e0 Dieu. Il le supplie avec deux imp\u00e9ratifs\u00a0: \u00ab\u00a0entends ma pri\u00e8re\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0\u00e9coute\u00a0\u00bb. <\/em><\/p> <p><em>Dans la m\u00eame strophe, le po\u00e8te utilise l\u2019image du \u00ab bouclier\u00a0\u00bb\u00a0: elle peut se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 Dieu comme \u00ab\u00a0notre bouclier\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a>, \u00e0 Dieu comme celui qui prot\u00e8ge tout notre peuple. Et, \u00e0 Dieu qui prot\u00e8ge tout le peuple, le po\u00e8te demande de prendre soin, en particulier, de son \u00ab\u00a0messie\u00a0\u00bb, de son \u00ab\u00a0oint\u00a0\u00bb ou, pour le dire avec les grecs, de \u00ab\u00a0son Christ\u00a0\u00bb. La pri\u00e8re demande donc \u00e0 Dieu de se tourner vers son messie, le roi \u00e0 venir que l\u2019on esp\u00e8re<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><strong>[10]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Quant \u00e0 nous, la liturgie de ce matin nous invite \u00e0 revenir sur la d\u00e9claration-exhortation de la deuxi\u00e8me strophe. Elle concerne les habitants du temple et, en particulier, \u00ab\u00a0le messie\u00a0\u00bb, le jeune J\u00e9sus dont Luc nous parlera dans l\u2019\u00c9vangile. Notre refrain sera donc\u00a0:<\/em><\/p> <p><strong>Heureux et en marche les habitants de ta maison, Seigneur ! <\/strong><\/p> <p><em>\u00a0<\/em><\/p> <p><strong>Psaume 84 (versets 2-3. 5-6. 9-10)<\/strong><\/p> <p><sup>2<\/sup> De quel amour sont aim\u00e9es tes r\u00e9sidences,<\/p> <p>Yahv\u00e9h tout-puissant\u00a0!<\/p> <p><sup>3<\/sup> Mon \u00e2me soupire et meurt d\u2019impatience (pour entrer) dans les cours (du temple) de Yahv\u00e9h.<\/p> <p>Mon c\u0153ur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant.<\/p> <p><strong><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><\/strong><strong>: \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Heureux et en marche les habitants de ta maison, Seigneur ! <\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>5<\/sup> Heureux et en marche ceux qui habitent dans ta maison :<\/p> <p>encore ils te loueront.<\/p> <p><sup>6<\/sup> Heureux et en marche les humains qui trouvent chez toi leur force :<\/p> <p>ils ont dans leur c\u0153ur des chemins des p\u00e8lerins.<\/p> <p><strong><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><\/strong><strong>: \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Heureux et en marche les habitants de ta maison, Seigneur ! <\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>9<\/sup> Yahv\u00e9h, Dieu tout-puissant, entends ma pri\u00e8re,<\/p> <p>\u00e9coute, Dieu de Jacob\u00a0!<\/p> <p><sup>10<\/sup> Dieu, toi qui es notre bouclier, vois<\/p> <p>et regarde le visage de ton messie\u00a0!<\/p> <p><strong><em><u>Refr.\u00a0<\/u><\/em><\/strong><strong>: \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Heureux et en marche les habitants de ta maison, Seigneur ! <\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Deuxi\u00e8me lecture<\/h5> <p><em>La Premi\u00e8re lettre de Jean a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e vers la fin du premier si\u00e8cle. De cette lettre, la liturgie nous propose, ce matin, deux petites sections. Dans la premi\u00e8re (vv. 1-2), l\u2019auteur souligne quelle est notre condition\u00a0: parce que Dieu le P\u00e8re nous a aim\u00e9(e)s de son amour surprenant, nous sommes ses \u00ab\u00a0enfants\u00a0\u00bb, litt\u00e9ralement ses \u00ab\u00a0engendr\u00e9s\u00a0\u00bb. Les personnes qui ne connaissent pas Dieu, les personnes qui le refusent, ne peuvent pas reconna\u00eetre notre condition d\u2019enfants de Dieu. Cette condition se manifestera un jour\u00a0: \u00ab\u00a0au moment de cette manifestation\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><strong>[11]<\/strong><\/a>, nous serons semblables \u00e0 Dieu\u00a0: \u00ab\u00a0car nous le verrons tel qu\u2019il est\u00a0\u00bb (v. 2). <\/em><\/p> <p><em>La premi\u00e8re partie du texte nous aide donc \u00e0 prendre conscience de ce que nous sommes, notre condition d\u2019enfants aim\u00e9s. La deuxi\u00e8me partie de la lecture (vv. 21-24) revient sur cette condition qui est la n\u00f4tre pour en souligner les cons\u00e9quences\u00a0: \u00ab\u00a0croire au nom de son Fils J\u00e9sus Christ, et nous aimer les uns les autres\u00a0\u00bb (v. 23). Voil\u00e0 l\u2019essentiel\u00a0: gr\u00e2ce \u00e0 J\u00e9sus, les commandements (vv. 22.24) de Dieu se r\u00e9duisent \u00e0 un seul commandement (v. 23)\u00a0: \u00ab\u00a0nous aimer les uns les autres\u00a0\u00bb. Et cela est possible\u00a0- pour les premiers destinataires de la lettre et pour nous au Burundi - gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019Esprit. Et, \u00e0 travers lui, nous demeurons en Dieu et Dieu en nous (v. 24).<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>Lecture de la Premi\u00e8re lettre de saint Jean (3,1-2. 21-24)<\/strong><\/p> <p>Bien-aim\u00e9s,<sup>1<\/sup> voyez quel grand amour nous a donn\u00e9 - don d\u00e9finitif - le P\u00e8re. Son amour est tel que nous sommes appel\u00e9s enfants de Dieu ; et nous le sommes vraiment !<\/p> <p>Voici pourquoi le monde ne nous conna\u00eet pas\u00a0: c\u2019est qu\u2019il n\u2019a pas connu Dieu.<\/p> <p><sup>2<\/sup> Mes bien-aim\u00e9s, d\u00e8s maintenant, nous sommes enfants de Dieu,<\/p> <p>mais ce que nous serons n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 manifest\u00e9.<\/p> <p>Nous le savons\u00a0: au moment de cette manifestation, nous lui serons semblables,<\/p> <p>car nous le verrons tel qu\u2019il est.<\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><sup>21<\/sup> Mes bien-aim\u00e9s, si notre c\u0153ur ne nous condamne pas,<\/p> <p>nous pouvons nous adresser \u00e0 Dieu avec confiance,<\/p> <p><sup>22 <\/sup>et nous recevons de lui ce que nous demandons.<\/p> <p>Pourquoi ? Parce que nous gardons ses <strong>commandements<\/strong> et nous faisons ce qui lui pla\u00eet.<\/p> <p><sup>23<\/sup> Et voici son <strong>commandement<\/strong> :<\/p> <p>croire au nom de son Fils J\u00e9sus Christ, et nous aimer les uns les autres,<\/p> <p>selon le <strong>commandement<\/strong> qu\u2019il nous a donn\u00e9.<\/p> <p><sup>24<\/sup> Et celui qui garde ses <strong>commandements<\/strong> demeure en Dieu, et Dieu en lui.<\/p> <p>Voici comment nous savons qu\u2019il demeure en nous : gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019Esprit qu\u2019il nous a donn\u00e9.<br \/><br \/><\/p> <p><strong>Parole du Seigneur.<\/strong><\/p> <p><strong>\u00a0<\/strong><\/p> <p><strong>All\u00e9luia. All\u00e9luia. <\/strong><\/p> <p><em>Seigneur, ouvre notre c\u0153ur<\/em><\/p> <p><em>pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.<\/em> (cf. <em>Actes<\/em> 16,14b)<\/p> <p><strong>All\u00e9luia.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>\u00c9vangile<\/h5> <p><em><br \/>La liturgie de ce matin nous propose une page difficile<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><strong>[12]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Apparemment, la narration est simple. Lorsque J\u00e9sus a douze ans, avec ses parents il va \u00e0 J\u00e9rusalem pour la f\u00eate de P\u00e2que. Mais, pendant le retour, ses parents ne le trouvent plus. Ils rentrent donc \u00e0 J\u00e9rusalem et le retrouvent dans le temple.<\/em><\/p> <p><em>En nous livrant ce r\u00e9cit, Luc souligne la douleur, l\u2019angoisse de ses parents\u00a0: \u00ab\u00a0ton p\u00e8re et moi, nous te cherchions avec angoisse<\/em>\u00a0<em>\u00bb (v. 48). Et c\u2019est l\u2019angoisse qui pousse la m\u00e8re \u00e0 l\u2019interroger, presqu\u2019en forme de reproche\u00a0: \u00ab\u00a0Mon enfant<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><strong>[13]<\/strong><\/a>, pourquoi nous as-tu fait cela ?\u00a0\u00bb<\/em><\/p> <p><em>Quant au fils, il r\u00e9pond\u2026 en les interrogeant\u00a0: \u00ab\u00a0Pourquoi donc me cherchiez-vous ?\u00a0\u00bb Et \u00e0 l\u2019interrogation il ajoute aussi une critique\u00a0: \u00ab\u00a0Ne saviez-vous pas que je dois \u00eatre dans l\u2019intimit\u00e9 avec mon P\u00e8re ? \u00bb. Ses parents auraient d\u00fb savoir\u00a0! Mais le sommet de cette critique est dans le contraste\u00a0: Marie disait \u00ab\u00a0ton p\u00e8re et moi\u00a0\u00bb et J\u00e9sus, \u00e0 ce p\u00e8re, oppose un autre P\u00e8re\u00a0: Dieu, Dieu et ses exigences. A une requ\u00eate faite \u00e0 J\u00e9sus \u00e0 partir des liens et des obligations familiales, J\u00e9sus r\u00e9pond ici - et il s\u2019agit des premiers mots de J\u00e9sus dans tout l\u2019\u00c9vangile le Luc - en soulignant qu\u2019il donne au P\u00e8re l\u2019importance prioritaire et absolue<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><strong>[14]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p> <p><em>Et la finale du r\u00e9cit, avec J\u00e9sus qui \u00ab\u00a0leur \u00e9tait soumis\u00a0\u00bb (v. 51) ne peut pas effacer la duret\u00e9 du conflit entre un enfant et ses parents. Quant \u00e0 J\u00e9sus, Luc nous montre que, face \u00e0 l\u2019incompr\u00e9hension de ses parents, il r\u00e9pond\u2026 en leur ob\u00e9issant<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><strong>[15]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p> <p><em>Mais la difficult\u00e9 de ce r\u00e9cit va bien au-del\u00e0 de tout \u00e7a. En effet, \u00e0 travers le petit d\u00e9tail de J\u00e9sus retrouv\u00e9 \u00ab\u00a0apr\u00e8s trois jours\u00a0\u00bb (v. 46), la narration nous fait penser \u00e0 la \u2018perte\u2019 de J\u00e9sus au moment de sa mort et \u00e0 sa r\u00e9surrection, au J\u00e9sus \u2018retrouv\u00e9\u2019, \u00e0 P\u00e2ques, aupr\u00e8s de son P\u00e8re<\/em><a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><em><strong>[16]<\/strong><\/em><\/a><em>. C\u2019est \u00e0 ce niveau que l\u2019angoisse des parents \u00e9voque l\u2019angoisse de la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne du vendredi de sa mort jusqu\u2019\u00e0 la rencontre avec le ressuscit\u00e9. Et le reproche que J\u00e9sus adresse \u00e0 ses parents est, surtout, le reproche aux croyants - les croyants d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui - qui ont de la peine, malgr\u00e9 la lecture des \u00c9critures, \u00e0 croire \u00e0 la r\u00e9surrection et \u00e0 ce Fils ressuscit\u00e9.<\/em><\/p> <p>\u00a0<\/p> <p><strong>\u00c9vangile de J\u00e9sus Christ selon saint Luc (2,41-52)<\/strong><\/p> <p><sup>41<\/sup> Les parents de J\u00e9sus allaient, chaque ann\u00e9e, \u00e0 J\u00e9rusalem pour la f\u00eate de la P\u00e2que. <sup>42<\/sup> Et, quand il eut douze ans, ils \u00e9taient mont\u00e9s suivant la coutume de la f\u00eate. <sup>43<\/sup> Mais, \u00e0 la fin des jours de f\u00eate, lorsqu\u2019ils s\u2019en retournaient, le jeune J\u00e9sus resta \u00e0 J\u00e9rusalem et ses parents ne s\u2019en aper\u00e7urent pas. <sup>44<\/sup> Pensant que (J\u00e9sus) \u00e9tait avec leurs compagnons de route, ils firent une journ\u00e9e de voyage et ils le <strong>cherch\u00e8rent<\/strong> parmi leurs parents et leurs connaissances. <sup>45<\/sup> Et, ne l\u2019ayant pas <strong>trouv\u00e9<\/strong>, ils retourn\u00e8rent \u00e0 J\u00e9rusalem en le <strong>cherchant<\/strong>. <sup>46<\/sup> Et il advint\u00a0: apr\u00e8s trois jours ils le <strong>trouvent<\/strong> dans le temple, assis au milieu des ma\u00eetres de la loi, \u00e0 les \u00e9couter et les interroger. <sup>47<\/sup> Tous ceux qui l\u2019entendaient \u00e9taient surpris de son intelligence et de ses r\u00e9ponses. <sup>48<\/sup> Et, en le voyant, ses parents furent frapp\u00e9s d\u2019\u00e9tonnement et sa m\u00e8re lui dit : \u00ab\u00a0Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois, ton p\u00e8re et moi, nous te cherchions avec angoisse\u00a0\u00bb. <sup>49<\/sup> Et il leur dit : \u00ab Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois \u00eatre dans l\u2019intimit\u00e9 avec mon P\u00e8re\u00a0?\u00a0\u00bb <sup>50<\/sup> Mais eux ils ne comprirent pas la parole qu\u2019il leur disait. <sup>51<\/sup> Et il descendit avec eux et alla \u00e0 Nazareth, et il leur \u00e9tait soumis. Et sa m\u00e8re gardait avec soin tous ces \u00e9v\u00e9nements dans son c\u0153ur. <sup>52<\/sup> Et J\u00e9sus progressait en sagesse et en taille et en faveur aupr\u00e8s de Dieu et aupr\u00e8s des humains.<\/p> <p><strong>Acclamons la Parole de Dieu.<\/strong><\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Pri\u00e8re d\u2019ouverture<br \/><br \/><\/h5> <p>J\u2019\u00e9tais encore dans le ventre de ma maman<\/p> <p>et tu avais d\u00e9j\u00e0 pris soin de moi\u00a0;<\/p> <p>depuis le sein de celle qui m\u2019a con\u00e7u et nourri,<\/p> <p>ta tendresse a \u00e9t\u00e9 pour moi\u00a0;<\/p> <p>depuis ma jeunesse tu t\u2019es manifest\u00e9 \u00e0 moi<\/p> <p>avec l\u2019intelligence de ton jugement\u00a0:<\/p> <p>tu m\u2019as soutenu avec une v\u00e9rit\u00e9 solide<\/p> <p>et tu m\u2019as r\u00e9joui par ton souffle saint.<\/p> <p>Ton juste reproche accompagne mon chemin<\/p> <p>et ta paix veille sur le salut de mon \u00e2me\u00a0;<\/p> <p>sur mes pas il y a l\u2019abondance de ton pardon<\/p> <p>et une mis\u00e9ricorde sans fin lorsque tu me juges.<\/p> <p>Tu me soutiens jusqu\u2019\u00e0 ma vieillesse.<\/p> <p>Mon papa ne m\u2019a pas vraiment reconnu<\/p> <p>et ma maman m\u2019a confi\u00e9 \u00e0 toi\u00a0:<\/p> <p>en effet, tu es un papa pour tous ceux<\/p> <p>qui s\u2019approchent de ta v\u00e9rit\u00e9\u00a0;<\/p> <p>en eux tu te r\u00e9jouis comme une maman tr\u00e8s tendre vers son enfant<\/p> <p>et comme une nourrice tu tiens au sein toutes tes cr\u00e9atures<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>.<\/p> <p>[Hymne de la communaut\u00e9 juive de Qumran\u00a0: du temps de J\u00e9sus]<\/p> <p>\u00a0<\/p> <h5>Pri\u00e8re des fid\u00e8les<\/h5> <p>* La premi\u00e8re lecture nous permet de comprendre que la naissance d\u2019un enfant est un don de Dieu. Mais c\u2019est un don que nous mettons \u00e0 disposition de Dieu. C\u2019est Dieu lui-m\u00eame qui permettra \u00e0 nos enfants de d\u00e9couvrir comment vivre et s\u2019engager pour Dieu. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 accompagner nos jeunes lorsqu\u2019ils d\u00e9couvrent le chemin - le chemin de paix - que tu leur indiques.<\/p> <p>* Nous sommes comme le po\u00e8te du psaume. Il avoue\u00a0: \u00ab\u00a0Mon \u00e2me soupire et meurt d\u2019impatience\u00a0\u00bb. Oui, elle soupire, elle meurt d\u2019impatience parce qu\u2019elle d\u00e9sire te rencontrer et se r\u00e9jouir de ta pr\u00e9sence, Seigneur, m\u00eame en sortant de nos rencontres ici dans cette salle. Avec le po\u00e8te, nous t\u2019avons c\u00e9l\u00e9br\u00e9 comme \u00ab\u00a0notre bouclier\u00a0\u00bb. Donne-nous la force de mettre seulement en toi notre confiance.<\/p> <p>* La Lettre de Jean nous parle, Seigneur, de l\u2019amour que tu as pour nous, un amour qui fait de nous tes filles, tes fils. Donne-nous, Seigneur, ton Esprit. Seulement ton Esprit nous permettra de croire en ton Fils et de respecter son commandement \u00ab\u00a0nous aimer les uns les autres\u00a0\u00bb, et nous aimer \u00ab\u00a0selon le commandement qu\u2019il nous a donn\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p> <p>* L\u2019\u00c9vangile nous pr\u00e9sente deux parents angoiss\u00e9s, deux parents qui ne peuvent pas comprendre le chemin qu\u2019un fils peut prendre. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 accepter cette condition de parents. C\u2019est la condition dans laquelle chacune et chacun de nous, sans le savoir, a mis ses parents\u00a0; c\u2019est la condition dans laquelle J\u00e9sus, pour sa fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 Dieu, a mis sa famille humaine. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 accepter cette condition - si possible - avec s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p> <p>* L\u2019\u00c9vangile nous a laiss\u00e9 entrevoir la condition des premiers croyants apr\u00e8s le vendredi saint. Il est difficile de croire que J\u00e9sus ne soit pas sur nos routes, dans nos quartiers. On aimerait le rencontrer mais il est, d\u00e9sormais, \u00ab\u00a0dans l\u2019intimit\u00e9 avec son P\u00e8re\u00a0\u00bb. Aide-nous, Seigneur, \u00e0 accepter son absence dans l\u2019espoir d\u2019\u00eatre nous aussi, un jour, en sa compagnie, avec le P\u00e8re.<\/p> <p><br \/><a href=\"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/29-de\u0301cembre-2024-de\u0301f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>&gt; testo (pdf)<\/em><\/a><\/p> <hr \/> <p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cf. O. Odelain et R. S\u00e9guineau, <em>Dictionnaire des noms propres de la Bible<\/em>, Cerf, Paris, 2002, p. 331. Cf. aussi A. Caquot - Ph. De Robert, <em>Les livres de Samuel<\/em>, Labor et fides, Gen\u00e8ve, 1994, p. 41.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> A propos de ces dons, les manuscrits h\u00e9breux pr\u00e9sentent deux variantes\u00a0: \u00ab\u00a0trois taureaux\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0un taureau de trois ans\u00a0\u00bb. Cf. D. Barth\u00e9lemy, <em>Critique textuelle de l\u2019Ancien Testament. Tome 1. Josu\u00e9, Juges, Ruth, Samuel, Rois, Chroniques, Esdras, N\u00e9h\u00e9mie, Esther<\/em>, \u00c9ditions universitaires - Vandenhoeck &amp; Ruprecht, Fribourg - G\u00f6ttingen, 1982, p. 141s. Cf. aussi A. Caquot - Ph. De Robert, <em>Les livres de Samuel<\/em>, Labor et fides, Gen\u00e8ve, 1994, p. 35. Cf. aussi <em>La Bible, Notes int\u00e9grales. Traduction \u0153cum\u00e9nique<\/em>, Cerf - Biblio\u2019O, Paris - Villiers-le-Bel, 2011, p. 448, note au v. 24.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Le texte h\u00e9bra\u00efque, on peut le traduire\u00a0: \u00ab\u00a0il sera vu en face de Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb. Cf. <em>La Bible. Traduite et comment\u00e9e<\/em> par A. Chouraqui, Descl\u00e9e, Paris, 1989, p. 503. Parfois, en laissant tomber une lettre du mot h\u00e9breu, on pr\u00e9f\u00e8re supposer une phrase avec le verbe actif\u00a0: \u00ab\u00a0Samuel verra la face de Yahv\u00e9h\u00a0\u00bb. Cf. R. Rendtorff, <em>Teologia dell\u2019Antico Testamento. Volume 2: I temi<\/em>, Claudiana, Torino, 2003, p. 207.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Pour cette interpr\u00e9tation des deux derniers mots de ce verset, cf. F. Stolz, <em>Das erste und zweite Buch Samuel<\/em>, TVZ, Z\u00fcrich, 1981, p. 24, note 4.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Ainsi E. Zenger, <em>I Salmi. Preghiera e poesia, vol. 3. Il tuo volto io cerco<\/em>, Paideia, Brescia, 2016, p. 23s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Cf. E. Zenger, <em>Psalm 84<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Psalmen 51-100<\/em>, Herder, Freiburg - Basel - Wien, 2000, p. 515.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Cf. L. Alonso Sch\u00f6kel (director), <em>Diccionario b\u00edblico hebreo-espa\u00f1ol<\/em>, Editorial Trotta, Madrid, 1994, p. 94s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Pour cette tournure fr\u00e9quemment modifi\u00e9e dans les traductions, cf. E. Zenger, <em>Psalm 84<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Psalmen 51-100<\/em>, Herder, Freiburg - Basel - Wien, 2000, pp. 509 et 518.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> A c\u00f4t\u00e9 de cette possibilit\u00e9 de penser \u00e0 Dieu comme \u00ab\u00a0notre bouclier\u00a0\u00bb, on peut aussi appliquer cette tournure au Messie comme \u00ab\u00a0notre bouclier\u00a0\u00bb\u00a0et traduire\u00a0: \u00ab vois celui qui est notre bouclier\u00a0\u00bb. Pour ces deux possibilit\u00e9s, cf. E. Zenger, <em>Psalm 84<\/em>, dans F.-L. Hossfeld \u2013 E. Zenger, <em>Psalmen 51-100<\/em>, Herder, Freiburg - Basel - Wien, 2000, p. 510 et G. Ravasi, <em>Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. Vol. II (Salmi 51-100)<\/em>, EDB, Bologna, 2015, p. 753.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Ainsi J.-L. Vesco, <em>Le psautier de David traduit et comment\u00e9<\/em>, Cerf, Paris, 2006, p. 770. Cf. aussi E. Zenger, <em>I Salmi. Preghiera e poesia, vol. 3. Il tuo volto io cerco<\/em>, Paideia, Brescia, 2016, p. 29s.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Pour cette tournure, cf. R. E. Brown, <em>Le lettere di Giovanni<\/em>, Cittadella, Assisi, 1986, p. 543s. Cf. aussi M. Morgen, <em>Les \u00e9p\u00eetres de Jean<\/em>, Cerf, Paris, 2005, p. 117, note c.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Pour l\u2019origine de ce r\u00e9cit et son insertion dans l\u2019\u00c9vangile de Luc, cf. R. E. Brown, <em>La nascita del Messia secondo Matteo e Luca<\/em>, Cittadella, Assisi, 1981, p. 650ss.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Le possessif \u201cmon\u201d souligne la relation entre J\u00e9sus et sa maman, la relation que l\u2019\u00c9vangile \u00e9voque avec le terme \u00ab\u00a0t\u00e9knon\u00a0\u00bb, li\u00e9 au verbe \u00ab\u00a0tikt\u00f4\u00a0\u00bb qui signifie \u00ab\u00a0engendrer\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0enfanter\u00a0\u00bb. Cf. F. Bovon, <em>L\u2019\u00c9vangile selon saint Luc 1-9<\/em>, Labor et fides, Gen\u00e8ve, 1991, p. 157.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Ainsi R. E. Brown, <em>Cristo nei Vangeli dell\u2019anno liturgico<\/em>, Elledici, Leumann Torino, 2010, p. 168.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> S. De Vito, <em>Luca 2,22-52<\/em>, dans <em>Luca. Nuova traduzione ecumenica commentata<\/em>, a cura di E. Borghi, Edizioni Terra Santa, Milano, 2018, p. 65.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Cf. O. Da Spinetoli, <em>Luca. Il Vangelo dei poveri<\/em>, Cittadella, Assisi, 1982, p. 129.<\/p> <p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> F. Garc\u00eda Mart\u00ednez, <em>Testi di Qumran<\/em>, Paideia, Brescia, 2003, p. 551s.<\/p>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19130","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19130"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19130\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19134,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19130\/revisions\/19134"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18427"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19130"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19130"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/absi.ch\/new\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19130"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}