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Dieu prend soin de nous et aussi de nos peurs

Eucharistie: 21 juin 2015

 

Première lecture

La première lecture de ce matin est une page du livre de Job. Plusieurs fois Job – dans son poème – avait protesté devant le silence de « El », le Dieu de la tradition religieuse[1]. Maintenant, vers la fin du livre, c’est « Yahvéh » qui répond, Yahvéh, celui qui est et que nous ne pouvons même pas imaginer. Et il répond « du milieu de la tempête » (v. 1), la tempête qui le révèle et le voile en même temps.

Et dans sa réponse, Dieu interroge Job : est-ce que Job était là, lorsque Dieu a créé la terre et quand les étoiles se réjouissaient en contemplant l’œuvre de Dieu ?

Après cette partie que nous n’allons pas lire ce matin, Dieu interroge Job sur l’origine de la mer (vv. 8-11). L’origine de la mer est présentée comme une naissance, un accouchement impétueux[2], une sortie « du ventre de la terre ». Ensuite Dieu, comme une maman, va prendre soin de la mer comme d’un nouveau-né : il va lui mettre des « langes » – le mot revient seulement ici dans toute la Bible – et des vêtements : les nuages et le brouillard. Et plus tard, lorsque la mer se comporte comme un enfant désobéissant, Dieu lui met des limites : « Tu viendras jusqu’ici, pas plus loin » (v. 11).

L’idée qu’il y a derrière ces images est très claire : Dieu qui prend soin de ses créatures et nous protège de la mer et de toute puissance qui peut nous menacer. Ecoutons :

 

Du livre de Job (38,1.8-11)

1 Et répond, Yhwh, à Job
– du milieu de la tempête – et lui demande :

8 « Qui a fermé les portes pour retenir la mer
quand elle s’élança et sortit du ventre de la terre,
9 quand je fis de la nuée son vêtement
et je l’ai enveloppée dans des langes d’obscurité épaisse,
10 quand j’ai cassé son élan et marqué une limite
en plaçant devant elle une porte barrée,
11 quand j’ai dit à la mer :
“Tu viendras jusqu’ici, pas plus loin ;
là s’arrêteront  tes vagues orgueilleuses” ? ».

[…]

> Lectures pure l’Afrique … et toute la Terre

 


[1] Cfr. G. Ravasi, Giobbe. Traduzione e commento, Borla, Roma 1979, p. 740

[2] Cfr. L. Alonso Schökel – J.L. Sicre Diaz, Giobbe. Traduzione e commento, Borla, Roma 1985, p. 624.