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Dieu, apprends-nous à découvrir ton chemin!

Eucharistie: 11 octobre 2015

 

Première lecture

Le livre de la Sagesse est le livre le plus récent de l’Ancien Testament. Son auteur est un juif d’Alexandrie, une ville sur le delta du Nil. Vers les années 30 avant Jésus Christ, il compose son livre en faisant parler – en grec – un personnage du passé, Salomon, roi de Jérusalem au dixième siècle.

La tradition juive évoquait Salomon qui, jeune et incapable de gouverner, au moment de devenir roi, avait demandé à Dieu de lui donner « un cœur écoutant pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal » (1 Rois 3,9).

Quant à l’écrivain d’Alexandrie, il revient sur ce récit pour souligner l’importance de la sagesse par rapport aux richesses et au pouvoir, à la santé et à la beauté. D’après notre auteur, la sagesse de Salomon est un don de Dieu ; elle est un souffle de la Sagesse divine[1], un souffle qui « est venu » (v. 7) sur Salomon.

Lecture du livre de la Sagesse (7,7-10)
7 J’ai prié, et le discernement m’a été donné,
j’ai invoqué, et un souffle de sagesse est venu à moi.
8 La sagesse, je l’ai préférée aux sceptres et aux trônes,
et à côté d’elle j’ai tenu la richesse pour rien.
9 Je ne l’ai pas comparée à une pierre précieuse.
Tout l’or du monde, en face d’elle, serait un peu de sable,
et l’argent serait estimé comme de la boue devant d’elle.
10 Plus que la santé et la beauté physique je l’ai aimée.


J’ai même choisi d’avoir la sagesse plus que la lumière,
parce que la clarté de la sagesse ne s’éteint pas.

Psaume
Le psaume 90 est une méditation sur le mal de vivre[1], sur la déception et sur la mort qui nous attend. En effet, celui qui avait dessiné sa créature comme un chef-d’œuvre, maintenant il laisse qu’elle se désintègre. Et, pire encore : il lui ordonne de se désintégrer et de précipiter dans le royaume de la mort[2]. Et, au niveau de l’humanité entière et de l’histoire où la justice paraît totalement absente, Dieu que fait-il ? Est-il présent et actif dans l’histoire de l’humanité[3] ? « Qui connaît la force de ta colère ? Et qui voit le poids de ton irritation ? » (v. 11). Voilà les questions que le poète met au centre de son poème[4]. Des questions sans réponse.

Après ces deux interrogations adressées directement à Dieu, le poète compose une deuxième partie du psaume, celle que nous allons lire ce matin.

Il ne demande pas d’être libéré de la mort. Il demande à Dieu d’apprendre aux humains à vivre d’une façon correcte leur condition mortelle : « Apprends-nous à bien compter nos jours, et nous ferons venir en nous un cœur de sagesse » (v. 12). […]

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> Lectures pure l’Afrique … et toute la Terre


[1] Cf. G. Ravasi, I Salmi. Introduzione, testo e commento, San Paolo, Cinisello Balsamo 2006, p. 391.
[2] Cf. G. Ravasi, I Salmi. Introduzione, testo e commento, San Paolo, Cinisello Balsamo 2006, p. 392.
[3] Cf. A. Weiser, Die Psalmen II. Psalm 61-150, Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 1963, p. 409.
[4] V. 11. Pour le texte hébreux de ce verset et pour sa traduction, cf. G. Ravasi, Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. Vol. II (Salmi 51-100), EDB, Bologna 1985, p. 892.