Eucharistie, 13 janvier 2019

Le baptême : grâce à l’Esprit, se découvrir filles et fils de Dieu

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Eucharistie, 13 janvier 2019

Première lecture
La première partie du livre d’Isaïe se termine annonçant la déportation des habitants de Jérusalem et le pillage de la ville (Is 39,6-7). Mais, après ce message tragique, voici une surprise : la deuxième partie du livre, un message de consolation (40,1), un message dont nous allons écouter la première page. En elle, le poète annonce à ses frères la Parole de Dieu. Mais il donne la parole aussi à d’autres messagers pour annoncer l’intervention surprenante de Dieu.
* La page est composée de cinq strophes . La première (vv. 1-2) insiste sur l’impératif « consolez » et souligne que les fautes du peuple appartiennent désormais au passé.
* La deuxième (vv. 3-5) s’ouvre avec des impératifs : il faut préparer un avenir nouveau, sous le signe de la justice ; cela permettra à tout le monde de découvrir la présence et l’action de Dieu dans l’histoire de l’humanité.
* La troisième strophe (vv. 6-8) qu’on ne lira pas ce matin, revient sur le présent : la fragilité des humains, notre fragilité que Dieu veut rencontrer et encourager par sa parole.
* La strophe suivante (v. 9) interpelle avec insistance la ville de Jérusalem et sa montagne, Sion : ses habitants doivent permettre à chaque personne de la région de Juda de découvrir le motif de la consolation : « Voici : votre Dieu ».
* Enfin, la dernière strophe (vv. 10-11) va donner le trait caractéristique de Dieu : il est le berger, il s’occupe surtout des petits et des faibles.
Une dernière remarque : seulement la première et la quatrième strophe évoquent Jérusalem et la région de Juda. Mais ces limites nationales sont entièrement dépassées dans les autres strophes. En particulier dans la deuxième et la troisième, Dieu est celui qui vient à la rencontre de la faiblesse de tout être humain et, dans la dernière, c’est des personnes les plus faibles que Dieu s’occupe : voila « le résultat de son travail » (v. 10).
Ecoutons donc ce message adressé à chacun et à chacune de nous.

 

Lecture du livre d’Isaïe (40,1-5.9-11)
1 « Consolez, consolez mon peuple »,
dit votre Dieu.
2 « Parlez au cœur de Jérusalem
et proclamez à elle
que ses travaux forcés sont terminés,
que sa faute est pardonnée,
qu’elle a pris, de la main de Yhwh,
une souffrance limitée[1] pour tous ses égarements ».

3 Une voix proclame :
« Dans le désert ouvrez un chemin pour Yhwh;
rendez droite, dans les terres arides, une route pour notre Dieu.
4 Toute vallée sera comblée,
toute montagne et toute colline seront abaissées,
les hauteurs deviendront des plaines
et l’escarpement une large vallée.
5 Et la gloire de Yhwhsera dévoilée
et tous les êtres de chair, tous ensemble, verront cela.
Oui, la bouche de Yhwh a parlé ».

9 Quant à toi, monte sur une montagne élevée, Sion,
portant une joyeuse nouvelle ;
élève la voix avec puissance, Jérusalem,
portant une joyeuse nouvelle !
Élève ta voix, ne crains pas,
dis aux villes de Juda : « Voici : votre Dieu ».

10 Voici Yhwh le Seigneur !
Avec puissance il vient
et son bras lui assurera la souveraineté.
Voici avec lui le résultat de son travail,
et devant lui sa récompense.

11 Comme un berger qui fait paître,
il fait paître son troupeau ;
de son bras il rassemble les agneaux,
il les porte dans ses bras,
et il conduit avec douceur les brebis qui allaitent.

Psaume
Dans le psaume 104, le poète contemple – plein d’admiration – Dieu, Dieu qui se manifeste dans l’univers, dans le ciel et la terre et dans tous les vivants. Quant à nous, ce matin nous allons lire cinq strophes de ce poème .
Dans les deux premières strophes (vv. 1c-3a et 3bc-4), le poète célèbre Dieu. Pour nous présenter Dieu, le poète utilise une image : Dieu comme celui qui construit son palais royale entre les eaux du chaos ; de cette façon Dieu enlève aux eaux, et aussi aux nuages et au vent, leur pouvoir de destruction . Le poète évoque aussi la lumière : Dieu est grand, Dieu est présent et se manifeste dans la lumière, dans les cieux. La lumière, comme les eaux, les nuages et les vents, le feu et la terre, nous parlent de Dieu. Dieu est comme la lumière du soleil, tellement puissante qui dépasse notre capacité de la voir, Dieu est comme un nuage, un nuage qui est plein de mystère mais qui, en même temps, nous protège.
Dans les trois strophes suivantes (vv. 24-25. 27-28 et 29-30), le poète célèbre la sagesse et l’action de Dieu dans toutes ses œuvres, la terre et la mer et tous les vivants. Dans son regard sur les vivants, le poète souligne une donnée fondamentale : la vie, à chaque instant, est un don de Dieu, un don généreux de sa main. C’est ainsi que les vivants « sont comblés de biens » (v. 28). En effet, la présence de Dieu permet une vie entièrement épanouie. Et, si Dieu cache son visage, c’est la peur ; si Dieu retire son souffle, « ils meurent et retournent à leur poussière » (v. 29). Mais le dernier verset de la cinquième strophe se termine par un regard positif : Dieu qui envoie son souffle et qui renouvelle sa création toute entière. Avec une phrase unique dans toute la Bible, le poète affirme : « tu renouvelles le visage de la terre » (v. 30).
Quant à nous, à la fin de chaque strophe, on va intervenir avec un refrain qui reprend les premiers verset du psaume (vv. 1ab). Notre refrain sera :

Bénis Yhwh, ô mon âme ;
Yhwh mon Dieu, tu es si grand !

 

Psaume 104 (versets 1c-3a. 3bc-4. 24-25. 27-28. 29-30)
1c Yhwh, tu t’habilles de beauté et d’honneur,
2 tu t’enveloppes de lumière comme d’un vêtement,
tu étends les cieux comme une tente,
3a tu construis ta haute maison au-dessus des eaux.
Refr. : Bénis Yhwh, ô mon âme ;
Yhwh mon Dieu, tu es si grand !

3bc Des nuages il fait son char ;
il marche sur les ailes du vent.
4 Des vents il fait ses messagers,
du feu et des flammes ses serviteurs.
Refr. : Bénis Yhwh, ô mon âme ;
Yhwh mon Dieu, tu es si grand !

24 Que tes œuvres sont nombreuses, Yhwh !
Tu les as toutes faites avec sagesse,
la terre est remplie de tes créatures.
25 Voici la mer : elle est immense, à perte de vue.
Les animaux, petits et grands, nagent en elle.
Refr. : Bénis Yhwh, ô mon âme ;
Yhwh mon Dieu, tu es si grand !

27 Tous les vivants mettent leur espoir en toi,
pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps.
28 Tu leur donnes la nourriture, ils la prennent,
tu ouvres ta main et ils sont comblés de biens.
Refr. : Bénis Yhwh, ô mon âme ;
Yhwh mon Dieu, tu es si grand !
[…]

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