Eucharistie : 28 juin 2020

« Qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits… » (Mt 10,42)

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Eucharistie : 28 juin 2020, 13ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Première lecture
La première lecture nous parle d’un prophète du neuvième siècle avant la naissance de Jésus. Il s’appelle Élisée, et ce nom signifie – en hébreu – « Dieu a aidé » . De ce prophète, le Deuxième livre des Rois (2 Rois 4,1-6,7) nous présente plusieurs miracles.
Dans la page de ce matin, le prophète arrive à Shounem, dans la région septentrionale de la Palestine. Et, dans cette ville, une femme invite le prophète à venir « prendre de la nourriture » chez elle. Depuis ce jour-là, chaque fois qu’Élisée passe par Shounem, il va prendre de la nourriture chez cette femme. La femme apprécie le prophète. Elle le considère « un homme saint de Dieu » et elle propose à son mari de construire, pour Élisée, une chambre dans leur maison.
En arrivant une nouvelle fois à Shounem, Élisée peut passer la nuit dans cette nouvelle chambre. Surpris par la générosité de cette femme, le prophète demande à son serviteur : « Que peut-on faire pour cette femme ? » (v. 14). Et, ayant su que cette femme n’a pas d’enfant, Élisée lui annonce : « A la même époque, l’an prochain, tu tiendras un fils dans tes bras » (v. 16). Et ici, avec l’expression « A la même époque » , Élisée utilise les mêmes mots que la Genèse met sur la bouche de Dieu qui annonce à Abraham la naissance d’Isaac (Gen 18,10.14).

Lecture du Deuxième livre des Rois (4, 8-11. 14-16a

8 Il advint – un jour – qu’Élisée passait à Shounem. Et là, il y avait une femme de haut rang. Elle demanda avec insistance à Élisée de venir prendre de la nourriture chez elle. C’est pourquoi, depuis ce jour-là, chaque fois qu’Élisée passe par Shounem, il va prendre de la nourriture chez elle.
9 Cette femme dit à son mari : « Voici, je sais que celui qui passe toujours chez nous est un homme saint de Dieu. 10 Je t’en prie, faisons une petite chambre en dur à l’étage, et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et une lampe. C’est ainsi que, quand il viendra

chez nous, il pourra s’y retirer. 11 C’est ainsi qu’un jour Élisée vint chez eux. Il se retira dans la petite chambre haute et il s’y coucha.
14 Puis il dit (à son serviteur Guéhazi) : « Que peut-on faire pour cette femme ? ». Guéhazi répondit : « Hélas, elle n’a pas de fils, et son mari est âgé ». 15 Élisée lui dit : « Appelle-la ! » Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte. 16 Élisée lui dit : « A la même époque, l’an prochain, tu tiendras un fils dans tes bras ».

Psaume
Le psaume 89 a été composé après l’exil à Babylone . Israël vit une situation très difficile. En effet, le psaume évoque les insultes, les persécutions, la destruction de la ville, les déprédations subies et aussi la fin de la dynastie royale de David. Dans cette situation, on a l’impression que Dieu a oublié son peuple et aussi les promesses qu’il avait faites à David.
Et pourtant… le poète commence le psaume en mentionnant les « actes d’amour » de Dieu. Et, toujours à propos de l’amour de Dieu, la première strophe du psaume affirme : « C’est un amour bâti pour toujours ; voici les cieux : en eux tu as fixé solidement ta fidélité » (v. 3).
Dans la deuxième strophe que la liturgie nous propose (vv. 16-17), le poète veut rassurer ses contemporains et aussi nous, ce matin. En effet, il nous invite à nous mettre en marche. Si nous accueillons le Seigneur dans notre vie, nous pourrons marcher à la lumière de son visage. Et notre vie sera une danse de joie, une danse tous le jours. En effet, à cause de la justice de Dieu, nous pourrons nous redresser .
Et la strophe suivante (vv. 18-19) nous assure : si on peut se redresser ou si un peuple peut se redresser, c’est grâce au Seigneur. Le poète le dit clairement : « Oui, leur force glorieuse, c’est toi ». Et, après cette affirmation, le poète s’unit à nous, en utilisant la première personne du pluriel, pour dire au Seigneur : « Grâce à ta faveur, nous relevons la tête ».
Quant à nous, nous pouvons partager cette conviction du poète. Je vous invite donc à faire nôtre l’affirmation initiale du psaume et à intervenir, à la fin de chaque strophe, avec cette phrase :

     Tes actes d’amour, Yhwh, je veux les chanter toujours.

Psaume 89 (versets 2-3. 16-17. 18-19)
2 Tes actes d’amour, Yhwh, je veux les chanter toujours,
de génération en génération, je ferai connaître – par ma bouche – ta fidélité.
3 Car j’ai dit : « C’est un amour bâti pour toujours ;

voici les cieux : en eux tu as fixé solidement ta fidélité ».
Refr. : Tes actes d’amour, Yhwh, je veux les chanter toujours.

16 Heureux et en marche le peuple qui sait t’acclamer !
Yhwh, ils marcheront à la lumière de ton visage !
17 Dans ton nom, ils danseront de joie tous les jours,
à cause de ta justice ils se redresseront.
Refr. : Tes actes d’amour, Yhwh, je veux les chanter toujours.

18 Oui, leur force glorieuse, c’est toi.
Grâce à ta faveur, nous relevons la tête.
19 Oui, notre protecteur est Yhwh,
le Dieu saint d’Israël est notre Roi.
Refr. : Tes actes d’amour, Yhwh, je veux les chanter toujours.

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