Associazione Biblica della Svizzera Italiana | eucharistie-29-mai-2014_cont
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dernière page des Odes de Salomon, de la « douceur » de celui qui veut faire de nous des fils et des filles « libres » et – aussi – libéré(e)s de la mort.

Ode de Salomon (42,11-20)
11 Le royaume de la mort m’a vu et a été vaincu,
la mort m’a vomi, et une foule avec moi.
12 Du vinaigre et du fiel j’ai été pour la mort,
je suis descendu en elle dans toute sa profondeur.
13 Des pieds à la tête elle trembla
car elle ne pouvait pas résister à ma présence.
14 J’ai tenu une assemblée de vivants parmi ses morts
et je leur ai parlé avec des lèvres vivantes,
en sorte que ma parole ne fût pas vaine.
15 Ils ont couru vers moi ceux qui étaient morts ;
ils ont crié et dit : « Aie pitié de nous, Fils de Dieu,
16 et agis avec nous selon ta douceur,
fais-nous sortir des liens des ténèbres
17 et ouvre-nous la porte,
pour que par elle nous sortions avec toi ;
en effet, nous voyons que notre mort n’a pas de pouvoir sur toi.
18 Soyons sauvés, nous aussi, avec toi,
parce que tu es notre Sauveur ».
19 Quant à moi, j’écoutais leur voix,
et je posais en mon cœur leur foi,
20 et je traçais mon Nom sur leur tête ;c’est pourquoi il sont mes fils, libres,
ils sont à moi. Alléluia.

Ce matin, nous allons revenir sur le discours d’adieu de Jésus à la veille de sa mort. Jésus nous parle du « Paraclet », un mot grec traduit par « Consolateur ». Ce Consolateur gardera vivant le message de Jésus auprès des disciples, il sera – nous dit Jésus – « mon témoin ». Le Consolateur rendra témoignage de Jésus mais il aidera aussi les disciples à témoigner ce qu’ils ont vécu avec Jésus : « Vous, vous serez mes témoins, parce que vous avez été avec moi depuis le début » (v. 27).

Le témoignage des disciples va se réaliser dans des conditions très difficiles. Ils seront exclus des synagogues et aussi tués. L’hostilité, qui se manifestait fréquemment contre Jésus, va désormais se diriger contre les disciples. Et les plus farouches adversaires des disciples ne seront pas les adversaires de la religion, mais de farouches défenseurs de l’honneur de Dieu[5].

Devant cet avenir qui les attend et surtout devant le départ de Jésus, les disciples sont pris par l’angoisse et s’isolent dans le silence. « Je vais auprès de celui qui m’a envoyé et aucun d’entre vous ne me demande : “Où vas-tu ?”. Mais parce que je vous ai dit cela, la tristesse a rempli votre cœur » (vv. 5s).

Et devant la tristesse des disciples, qui est aussi notre tristesse, Jésus se veut encourageant : « il est préférable pour vous que je parte » (v. 7). S’il y a le départ de Jésus, c’est-à-dire la mort et l’ascension, il y a aussi une venue : le Consolateur. Le Consolateur qu’il va nous envoyer.

De l’Evangile selon Jean (15,26-16,7)
1526 De la part du Père, je vais vous envoyer le Consolateur, l’Esprit de vérité qui vient du Père. Quand il viendra, c’est lui qui sera mon témoin. 27 Et vous, vous serez mes témoins, parce que vous avez été avec moi depuis le début.
161 Je vous ai dit cela – parole définitive – pour que vous ne succombiez pas à l’épreuve. 2 On vous exclura des synagogues. Bien plus, l’heure vient où celui qui vous tuera pensera offrir un culte à Dieu. 3 Et ils agiront ainsi parce qu’ils n’ont connu ni le Père, ni moi. 4 Mais je vous ai dit cela – parole définitive – pour que, lorsque ce moment arrivera, vous vous rappeliez que je vous l’avais dit.

Cela, je ne vous l’ai pas dit dès le début, parce que j’étais avec vous. 5 Mais maintenant, je vais auprès de celui qui m’a envoyé et aucun d’entre vous ne me demande : “Où vas-tu ?”. 6 Mais parce que je vous ai dit cela, la tristesse a rempli votre cœur. 7 Pourtant, je vous dis la vérité : il est préférable pour vous que je parte. En effet, si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas à vous. Mais si je m’en vais, je vous l’enverrai.

Prière d’ouverture
Notre foi est appelée à grandir,
à grandir continuellement.
Par notre liberté,
par notre volonté propre à vouloir continuer,
malgré les obstacles, malgré les épreuves,
il nous est donné d’avancer sans relâche,
au-delà de nos propres limites,
au-delà de notre propre compréhension.
Dans une profonde confiance, dans un total abandon,
l’Ascension se poursuit.
Le regard tendu vers le sommet,
un sommet toujours invisible,
mais qui laisse déjà percevoir
un avant-goût du Ciel.
Un avant-goût du Ciel…
par la lumière qui se dégage de toute la création,
par toutes les transformations qui s’opèrent en moi,
et auxquelles je consens volontiers,
par la paix, par la joie indéfinissables
qu’elles me procurent.[6]
[Florence Viellard, jeune maman, comédienne, France : 2012]

Prière finale
Le soleil s’est levé du froid tombeau de pierre,
la vie est apparue à l’aube de Pâques,
jour de fête et de joie.
Exultons depuis la nuée :
Christ, tu es monté aux cieux,
inonde-nous de ta lumière
L’amour est redonné
à la fraction du pain

l’avenir dans nos mains
pour la vie du monde.Béni soit le Premier-né
qui endosse notre passé :
Christ, tu es assis à la droite du Père
envoie sur nous la force de ton Esprit.
Allons sur les chemins a-devant du Vivant
qui a vaincu la mort,
libéré nos corps.[7]
[Jacques Gauthier, théologien et poète Canadien]
———————————————–
[5] F. J. Zumstein, L’Evangile selon saint Jean (13-21),
Labor et fides, Genève 2007, p. 126.
[6] F. Viellard, Prières pour grandir dans la joie de Dieu,
Salvator, Paris 2012, p. 127.
[7] Le grand livre des prières. Textes choisis et présentés
par C. Florence et la rédaction de Prier, avec la collaboration de
M. Siemek, Prier – Desclée de Brouwer, Paris 2010, p. 292.

 

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