eucharistie-18-dicembre-2016/

Etre juste et s’ouvrir à Dieu

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Eucharistie: 18 décembre 2016 – quatrième dimanche de l’Avent

Première lecture

La page du livre d’Isaïe, qu’on va lire ce matin, évoque un moment difficile. C’est l’année 734 avant la naissance de Jésus. La ville de Jérusalem, où siège le roi Akhaz, est assiégée par une coalition des Israélites du Royaume du nord et des Syriens. Akhaz pense demander le secours de l’Assyrie, en lui livrant les trésors du Temple. Mais le prophète Isaïe l’invite à se confier à Dieu seul.

Au nom de Dieu, le prophète dit au roi : « Dans la prière, demande, pour toi, un signe venant de Yhwh ton Dieu ». C’est ainsi qu’Isaïe veut réveiller dans le roi la confiance en « Yhwh ton Dieu ». Mais le roi refuse de prier Dieu. Il se cache derrière une religiosité apparente. Il ne veut pas prier Dieu, dit-il, parce que la prière n’est pas un acte de confiance en Dieu mais une provocation. En plus, dans sa réponse, le roi ne reconnaît pas Yhwh comme « son Dieu ».

Quant au prophète, dans sa réaction, il avoue : « Vous fatiguiez mon Dieu ». Dieu n’est plus, désormais, le Dieu du roi et du peuple : malheureusement Dieu est seulement « mon Dieu » (v. 13), le Dieu du prophète.

Et pourtant, à Akhaz qui refuse Dieu, le prophète annonce quand même la naissance d’un fils. Lorsque ce fils sera adulte, capable de « rejeter le mal et choisir le bien » (v. 16), la coalition des Israélites du Royaume du nord et des Syriens sera écrasée.

Cette annonce apportée par le prophète, en mentionnant « un fils », fait référence à Ezéchias, le fils du roi Akhaz. Il succédera à son père. Fils d’un roi infidèle, il sera – vraie surprise – juste et fidèle à Dieu. Son nom, « Emmanuel », qui signifie « Dieu-avec-nous », donnera au peuple un signe d’espoir. On reconnaîtra en lui les traits du messie, d’un envoyé oint de Dieu.

Et, lorsque un demi-millénaire plus tard, on traduira en grec la page d’Isaïe, cette surprise

 

sera portée au comble. Au lieu de dire « Voici que la jeune femme est enceinte et mettra au monde un fils » (v. 14), les grecs vont traduire : « Voici la vierge sera enceinte et mettra au monde un fils, et tu l’appelleras Emmanuel ».

 

Du livre du prophète Isaïe (7,10-16)

10 Et continua, Yhwh, à parler à Akhaz en disant : 11 « Dans la prière, demande, pour toi, un signe venant de Yhwh ton Dieu, un signe soit dans les profondeurs du séjour des morts, soit dans les lieux les plus élevés ».

12 Et dit Akhaz : « Je ne demanderai rien dans la prière, et je ne mettrai pas Yhwh à l’épreuve ». 13 Alors Isaïe dit : « Ecoutez donc, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de fatiguer les hommes ? Vous fatiguiez aussi mon Dieu !

14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe: Voici que la jeune femme est enceinte et elle mettra au monde un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire: Dieu-avec-nous. 15 Il se nourrira de lait fermenté et de miel jusqu’au moment où il saura rejeter le mal et choisir le bien. 16 Avant même que l’enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, le territoire dont les deux rois te font si peur sera abandonné par ses habitants ».

Parole du Seigneur. […]

 

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