Eucharistie, 5 novembre 2023

31ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

«Est-ce que nous n’avons pas tous un seul Père ?» (Malachie 2,10)

 

Première lecture

Dans un instant, nous allons écouter une page d’un livre peu connu, le livre de Malachie. Dans l’Ancien Testament, ce livre est le dernier dans la collection des Douze prophètes. Quant au mot « Malachie », il signifie « mon messager » ou bien « le messager de Yahvéh »[1]. Mais on ne sait pas si « Malachie » est utilisé, dans ce livre, comme nom commun ou bien comme un nom propre[2]. Le livre de Malachie ne dit rien sur la personne de son auteur, mais la situation évoquée dans le livre nous fait penser aux années 480-450, les années qui précèdent la réforme soutenue par Néhémie et Esdras. En effet, l’exil à Babylone est terminé ; à Jérusalem on a reconstruit le temple dans lequel on présente des sacrifices. Mais le découragement et l’indifférence dominent. En voyant que les promesses annoncées par les prophètes continuent à ne pas se réaliser, la confiance en Dieu disparaît. On a des doutes sur son amour, sur sa justice, sur ses soins pour le peuple. Par conséquent, le culte et l’éthique sont à un niveau très bas[3]. Quant aux prêtres, la page de ce matin – comme on verra – nous présente une situation terrible : le Seigneur va les avertir de ce qui va leur arriver[4].

La page, que nous allons lire ce matin, s’ouvre avec une phrase dans laquelle Dieu se présente : « Je suis un grand roi » (1,14). Cette phrase a une portée polémique : le roi d’Assyrie s’appelait de cette façon[5] et, peu avant la rédaction du livre de Malachie, ce titre était celui du roi Darius[6]

Dieu, ce grand roi, qui « inspire un profond respect parmi les nations » (1,14), n’est pas écouté et honoré par les prêtres de son peuple. Et les prêtres doivent donc se préparer à ce que Dieu, le grand roi, va faire : « j’enverrai contre vous la malédiction, je maudirai les bénédictions que vous prononcerez » 2,2). Et la suite du texte nous dit pourquoi Dieu intervient d’une façon si dure contre les prêtres : « Vous vous êtes éloignés de la route ; par votre enseignement, vous avez trompé beaucoup de monde, vous avez détruit mon alliance avec les lévites » (v. 8). Les prêtres se comportent mal, très mal : eux-mêmes, ils s’écartent, personnellement, du chemin que Dieu leur demande ; en plus, avec leur enseignement, ils trompent beaucoup de gens. C’est ainsi qu’ils détruisent l’alliance en l’interprétant et en l’expliquant d’une façon injuste. Et, au verset 9, le texte souligne à nouveau leur comportement infidèle à Dieu et leur enseignement lié à la corruption : « vous n’avez pas pris soin de mes chemins, mais vous agissez avec partialité dans l’application de la Loi »[7].

Enfin le dernier verset. Ici, après avoir dénoncé le comportement des prêtres, le texte utilise la première personne du pluriel : nous. Nous avons un seul Dieu, un seul Père. Et pourtant… « chacun de nous trahit son frère ». Cette trahison par rapport à nos frères est, en même temps, la rupture par rapport à Dieu. En refusant de vivre une relation vraiment fraternelle avec les autres, nous refusons Dieu, nous rompons l’alliance que Dieu a faite avec nos ancêtres et avec nous.

 

Lecture du livre du prophète Malachie (1,14b-2,2a et 2,8-10)

114b Je suis un grand roi – dit le Seigneur de l’univers –,

et mon nom inspire un profond respect parmi les nations.

21 Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement :

2a Si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom

– dit le Seigneur de l’univers –,

j’enverrai contre vous la malédiction, je maudirai les bénédictions que vous prononcerez.

8 Vous vous êtes éloignés de la route ;

par votre enseignement, vous avez trompé beaucoup de monde,

vous avez détruit mon alliance avec les lévites,

je le déclare, moi, le Seigneur de l’univers.

9 Quant à moi, je vous ai livrés au mépris et à l’abaissement devant tout le peuple,

car vous n’avez pas pris soin de mes chemins,

mais vous agissez avec partialité dans l’application de la Loi.

10 Est-ce que nous n’avons pas tous un seul Père ?

Est-ce que ce n’est pas un seul Dieu qui nous a créés ?

Pourquoi chacun de nous trahit son frère

en rompant ainsi l’alliance de Dieu avec nos ancêtres ?

Parole du Seigneur.

 

Psaume

Le psaume 131 est un petit poème : seulement 32 mot en hébreu. C’est un petit poème mais plein de tendresse et de confiance.

La première ligne insère ce psaume dans le groupe des chants des montées, des chants qu’on chantait en montant vers le temple de Jérusalem. Toujours dans la même ligne, le psaume fait référence à David, en faisant de David un modèle pour Israël[8]. En effet David peut être un exemple lorsqu’il chante à Dieu et reconnaît sa petitesse devant lui (2 Sam 6,21-22).

Dans la première strophe, le poète parle de soi-même à Dieu. Il s’exprime à travers des négations : pas d’orgueil, pas d’ambition, pas « des choses extraordinaires ou des actions magnifiques ». Et ces trois négations concernent toute sa personne : d’abord le cœur où l’homme fait ses projets, ensuite les yeux, donc le fait de regarder les autres du haut en bas, enfin les actions et les désirs, en sachant que nous sommes faibles et que grandes sont seulement les actions de Dieu. Cette première strophe nous apprend donc ce que l’homme – devant Dieu – ne veut être, ce qu’il ne doit pas être même si, malheureusement, il est comme ça ; mais il veut devenir différent[9].

Dans la deuxième strophe, le poète dit ce qu’il est – et ce que chacune et chacun de nous est et doit être – dans sa relation à Dieu. Il utilise d’abord le verbe « shauah ». C’est le verbe du paysan qui aplanit la terre de son champ, qui brise les mottes pour égaliser la terre. Le poète exprime donc son état d’âme qui est comme un champ labouré, comme un sol inégale qu’il a réussi à maintenir plat[10]. Il peut donc avouer : « j’ai vraiment calmé et fait taire mon appétit »[11].

Toujours dans la deuxième strophe, le poète parle à Dieu à travers une deuxième image : celle d’un enfant sevré, d’un enfant qui n’est plus allaité. Sa maman lui a donné sa nourriture, il la reconnaît, il l’aime, il la choisit, il se réjouit de pouvoir s’appuyer sur sa maman, sur son dos. Il est donc lié à sa maman dans une relation d’intimité profonde, non seulement par le besoin instinctif et biologique de la faim[12].

Après cette strophe très personnelle et intime, la dernière strophe est vraiment inattendue : ici le poète met sa propre expérience à l’intérieur de celle de tout le peuple de l’alliance[13]. Tout le peuple de Dieu est invité à vivre sa propre vie comme celle de l’enfant qui veut vivre lié à sa maman. D’ici l’invitations : « Israël, attends Yahvéh avec espoir ». Le poète exhorte donc Israël – qui vit une situation difficile – à attendre son Dieu dans le silence et dans la paix, comme il le fait lui-même[14].

Et cette invitation à Israël vaut aussi pour chacune et chacun de nous. Voilà pourquoi je vous invite à intervenir, à la fin de chaque strophe, avec le refrain :

Garde mon âme dans la paix
près de toi, Seigneur.

 

Psaume 131

1 Chant des montées. Appartenant au recueil de David.

Yahvéh, mon cœur n’est pas orgueilleux,

et mes yeux n’ont pas visé trop haut.

Je ne cherche pas à faire des choses extraordinaires

ou des actions magnifiques qui me dépassent.

Refr. : Garde mon âme dans la paix

près de toi, Seigneur.

2 Au contraire, j’ai vraiment calmé et fait taire mon appétit.

Comme un enfant, qui n’est plus allaité par sa maman,

s’abandonne sur le dos de sa maman,

ainsi mon âme est comme un enfant rassasié et heureux sur moi.

Refr. : Garde mon âme dans la paix

près de toi, Seigneur.

3 Israël, attends Yahvéh avec espoir,

dès maintenant et pour toujours !

Refr. : Garde mon âme dans la paix

près de toi, Seigneur.

 

Deuxième lecture

Comme nous l’avons constaté il y a deux semaines, la Première lettre aux Thessaloniciens s’ouvre avec un remerciement. En effet, Paul commençait sa lettre en écrivant : « Nous rendons toujours grâce à Dieu pour vous tous, et nous faisons mémoire de vous dans nos prières » (1,2). Et son remerciement est lié au fait que les Thessaloniciens ont accueilli Paul : sa personne, sa façon de vivre, son message. C’est ce que nous avons lu il y a une semaine : « Vous savez comment nous avons vécu parmi vous pour vous. Et vous, vous nous avez imités, nous et le Seigneur : vous avez accueilli la Parole au milieu de bien des épreuves » (vv. 5-6). Et, dans la suite de la lettre, Paul rend grâce encore une fois à Dieu en rappelant avec commotion sa rencontre avec les Thessaloniciens[15].

C’est ce qu’on va écouter dans la page de ce matin. Elle s’ouvre en évoquant comment Paul a vécu à Thessalonique : « Nous nous sommes faits tout petits au milieu de vous » (v. 7). Les mots de Paul sont vraiment surprenants. Un peu comme le poète du Psaume 131, Paul présente soi-même et les deux autres missionnaires, Silvain et Timothée, avec le terme grec « nêpioi » qui signifie « nourrissons », « tout petits » [16]. Malgré leur “autorité” comme apôtres du Christ, ils sont devenus comme des petits enfants, des personnes très simples au milieu des Thessaloniciens[17].

Toujours en évoquant le travail à Thessalonique, Paul utilise aussi une image différente, celle de la maman qui « prend soin et réchauffe[18] ses enfants qu’elle nourrit » (v. 7). Cette image, Paul la complète en évoquant non seulement un enseignement plein de « tendresse » (v. 8) mais aussi la disponibilité à donner la vie. L’apôtre écrit : « Nous aurions voulu vous donner non seulement l’évangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers » (v. 8). Et les chrétiens de Thessalonique peuvent bien se rappeler les « peines » et les « fatigues » vécues par les missionnaires afin de leur annoncer « l’évangile de Dieu » (v. 9). En effet, dans leur annonce, les apôtres voulaient éviter d’être à la charge des Thessaloniciens.

Et la page se termine avec une nouvelle action de grâce ; et ça parce que les Thessaloniciens ont bien accueilli la parole de Dieu. En utilisant trois fois le mot « parole », Paul écrit : « quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l’avez accueillie, non comme une parole humaine, mais comme parole de Dieu » (v. 13). La parole annoncée par les missionnaires est devenue active chez les croyants ; ils l’ont « reçue » et « accueillie ». Ils l’ont accueillie comme parole de Dieu, une parole qui « agit[19] en vous, les croyants » (v. 13).

 

Lecture de la Première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (2,7b-9.13)

7b Nous nous sommes faits tout petits au milieu de vous. Comme une maman prend soin et réchauffe ses enfants qu’elle nourrit, 8 nous étions pleins de tendresse envers vous. Nous aurions voulu vous donner non seulement l’évangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers.

9 En effet, mes frères et sœurs, vous vous souvenez de nos peines et de nos fatigues. Nous avons travaillé nuit et jour pour n’être à charge à aucun de vous ; et c’est ainsi que nous vous avons annoncé l’évangile de Dieu.

13 Voici pourquoi, de notre côté, nous rendons sans cesse grâce à Dieu : quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l’avez accueillie, non comme une parole humaine, mais comme parole de Dieu. Oui, elle vient vraiment de Dieu et elle agit en vous, les croyants.

Parole du Seigneur.

 

Alléluia. Alléluia.

Vous n’avez qu’un seul Père,

celui qui est aux cieux ;

vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. (cf. Mt 23, 9b.10b)

Alléluia.

 

Evangile

Un peu comme dans la page de Malachie mais avec encore plus de dureté, dans l’Evangile nous avons Jésus qui dénonce le mauvais comportement des chefs religieux[20]. De cette prise de position (Mt 23,1-24,2), la liturgie nous propose seulement la première partie. Ici, Jésus parle de l’hypocrisie des scribes et des pharisiens, des personnes habitées par le désir d’être honorées.

Notre page est composée de deux sections, précédées d’une petite introduction. Dans l’introduction (v. 1), Matthieu nous présente Jésus qui parle aux foules et aux disciples. Jésus veut donc que celles et ceux qui le suivent évitent le mauvais comportement des scribes et des pharisiens[21].

Après cette introduction, la première section (vv. 2-7) de notre page nous présente Jésus qui critique le comportement des scribes et des pharisiens. Il évoque d’abord leur activité dans l’enseignement : ils « se sont assis sur la chaire de Moïse » (v. 2). L’expression « la chaire de Moïse » indique une chaise, présente dans beaucoup de synagogues, sur laquelle le maître de la Loi était assis – devant l’assemblée – et enseignait[22]. De ces personnes qui enseignent, Jésus souligne l’incohérence. Il s’agit d’une incohérence totale : en effet, « ils disent et ne font pas » (v. 3). Ils présentent la Loi de Moïse comme un ensemble « des charges très lourdes et difficiles à porter[23], et ils les mettent sur les épaules des gens » (v. 4). En effet, on voyait dans la Loi de Moïse 613 préceptes : 365 actions prohibées et 248 actions à accomplir[24]. De cette manière, ces théologiens juifs opprimaient, à travers leur autorité, les consciences et rendaient impossible la vie des croyants ; mais eux-mêmes… s’abstenaient de tout engagement spirituel ![25]

Après avoir mentionné les normes que ces guides spirituels imposaient aux autres, Jésus s’arrête sur leurs comportements. « Toutes leurs actions, ils les font pour que les gens les regardent » (v. 5). Jésus évoque aussi leur façon de montrer aux autres leur amour pour les paroles sacrées. Mais il s’agit seulement d’un amour… de façade : derrière il n’y a absolument rien. Jésus mentionne aussi leur plaisir à être appelés “Rabbi”, un terme qui dérive de l’adjectif “rab”, c’est-à-dire “grand”, dans le sens de “grand maître”.

Après ces critiques aux guides juifs, dans la deuxième section (vv. 8-12) de notre texte Jésus s’adresse aux disciples et à celles et ceux qui veulent le suivre. A ces personnes Jésus donne trois indications négatives : « ne vous faites pas appeler “Rabbi” » (v. 8) ; « n’appelez personne votre “père” » (v. 9) ; « ne vous faites pas non plus appeler “guides” » (v. 10). Et à chacune de ces trois dispositions, Jésus donne une motivation. C’est à travers ces motivations que Jésus donne à sa communauté ses trois caractéristiques fondamentales. La communauté a un seul Enseignant (v. 8), un seul Guide : le Christ (v. 10). La communauté a un seul Père, celui qui est dans les cieux (v. 9). Dans la communauté, tous sont des frères (v. 8).

Et la page termine en montrant que tous les frères, dans leurs différences, sont sur le même plan : et chaque sœur et chaque frère doit se mettre au service des autres. On ne doit pas avoir peur de se faire « petits » : se faire petits pour servir les autres et en faisant confiance, comme le psaume nous l’a rappelé, à Dieu qui est – en même temps – notre Père et notre maman, une maman sur le dos de laquelle nous pouvons nous abandonner comme des petits enfants.

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (23,1-12)

1 Alors Jésus parla aux foules et à ses disciples 2 en disant :

« Pour enseigner, les scribes et les pharisiens se sont assis sur la chaire de Moïse. 3 Donc, tout ce qu’ils pourront vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas selon leurs actes, car ils disent et ne font pas. 4 Ils rassemblent des charges très lourdes et difficiles à porter, et ils les mettent sur les épaules des gens. Mais eux, ils refusent de les remuer, même avec un seul doigt !

5 Toutes leurs actions, ils les font pour que les gens les regardent. Ainsi, ils agrandissent les petites boîtes qu’ils portent sur le front et sur le bras pour les paroles sacrées. Ils allongent aussi les franges de leurs vêtements. 6 Ils aiment les premières places dans les grands repas, et les premiers sièges dans les maisons de prière. 7 Ils aiment qu’on les salue sur les places de la ville et que les gens les appellent “Rabbi”, c’est-à-dire “Grand maître”.

8 Mais vous, ne vous faites pas appeler “Rabbi”. En effet, un seul est l’Enseignant que vous avez, et vous êtes tous frères.

9 Et, sur la terre, n’appelez personne votre “père”. En effet, un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.

10 Ne vous faites pas non plus appeler “guides”. En effet, un seul est votre Guide, le Christ.

11 Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. 12 Quiconque élèvera soi-même sera abaissé, et quiconque abaissera soi-même sera élevé.

 

Acclamons la Parole de Dieu.

 

Prière d’ouverture

Seigneur Jésus, fais que je sache toujours recevoir,

avec attention et avec respect, tes paroles

pour entrer – à travers elles – ,

dans le mystère saint de Dieu,

et pour marcher dans les sentiers du silence

sous la guide et le soutien de l’Esprit.

Aide-moi à puiser continuellement

l’eau vive de ta grâce

aux sources sacramentelles de l’Église

et donne-moi l’humilité et la docilité de cœur

pour que j’accepte de me laisser conduire

avec confiance et amour

par la personne que tu m’offres comme maitre et berger

dans les voies de la foi. Amen

(Carlo Maria Martini, cardinal : Italie, 1927-2012)[26]

 

Prière des fidèles

* Le livre de Malachie nous souligne – d’une façon très claire – la relation de chaque croyant avec Dieu et avec les frères. En effet, la personne qui « trahit son frère » rompt, en même temps, l’alliance de Dieu et sa relation intime avec Dieu. Seigneur Dieu donne-nous la force de ne pas endommager nos relations avec nos frères et nos sœurs ; c’est ainsi que nous pourrons vivre notre relation intime avec toi.

* Avec une grande tendresse, le poète du Psaume nous invite à vivre, de jour en jour, notre relation d’amour par rapport à Dieu et à nous abandonner à lui « Comme un enfant, qui n’est plus allaité par sa maman, s’abandonne sur le dos de sa maman ». Que ce comportement que nous avons vécu avec notre maman puisse nous guider dans notre relation avec Dieu.

* La lettre aux chrétiens de Thessalonique nous présente le comportement de cette ancienne communauté grecque. Que ce comportement puisse devenir un modèle pour nous : que nous puissions accueillir la parole de Dieu qui nous est annoncée semaine après semaine « non comme

une parole humaine, mais comme parole de Dieu ». Et que cette parole puisse vraiment agir en nous, les croyants.

* Jésus notre frère aimé, que les considérations que tu as faites sur le comportement des scribes et des pharisiens puissent nous aider à vivre notre foi d’une façon correcte. En effet, tu es le seul Enseignant que nous avons et qui fait de nous des frères. Et que nous puissions t’accueillir comme notre « Guide, le Christ ». Et que nous puissions reconnaître Dieu vraiment comme notre « Père, celui qui est dans les cieux ».

 

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[1] Cf. E. Zenger, Il libro dei Dodici profeti, dans E. Zenger (ed.), Introduzione all’Antico Testamento, Queriniana, Brescia, 2008, p. 879. Pour d’autres informations, cf. R. Kessler, Maleachi. Übersetzt und ausgelegt, Herder, Freiburg – Basel – Wien, 2011, pp. 10s (à propos de Mal 1,1) et p. 228 (à propos de Mal 3,1).

[2] Comme nom propre, « Malachie » est utilisé dans une inscription du 7ème siècle. Cf. Kessler, o. cit., p. 100.

[3] Cf. L. Alonso Schökel – J.L. Sicre Diaz, I profeti, Borla, Roma, 1989, p. 1379ss.

[4] La Bible. Ancien Testament, intégrant les livres deutérocanoniques, et Nouveau Testament. Parole de vie (Alliance biblique universelle, Villiers-le-Bel, 2000, p. 1379) donne ce titre à la section que nous allons lire ce matin : « Le Seigneur avertit les prêtres de ce qui va leur arriver ».

[5] Cf. 2 Rois 18,19 et Isaïe 36,4.

[6] Kessler, o. cit., p. 160s.

[7] Pour cette traduction des derniers mots du v. 9, cf. R. Kessler, Maleachi. Übersetzt und ausgelegt, Herder, Freiburg – Basel – Wien, 2011, p. 177s.

[8] Ainsi J.-L. Vesco, Le psautier de David traduit et commenté, Cerf, Paris, 2006, p. 1226.

[9] Cf. C. M. Martini, Il desiderio di Dio. Pregare i salmi, Centro ambrosiano, Milano, 2002, p. 146.

[10] Cf. Vesco, o. cit., p. 1229.

[11] Ainsi D. Barthélemy, Critique textuelle de l’Ancien Testament. Tome 4. Psaumes, Academic Press – Vandenhoeck & Ruprecht, Fribourg – Göttingen, 2005, p. 812.

[12] G. Ravasi, Il libro dei salmi. Commento e attualizzazione. Vol. III (Salmi 101-150), EDB, Bologna, 2015, p. 660.

[13] Ainsi Ravasi, o. cit., p. 661.

[14] J.-L. Vesco, Le psautier de David traduit et commenté, Cerf, Paris, 2006, p. 1231.

[15] Cf. G. Barbaglio, Le lettere di Paolo. Traduzione e commento. Volume 1, Borla, Roma, 1980, p. 100s.

[16] Les manuscrits les plus importants ont ici le terme « nêpioi ». D’autres manuscrits ont « êpioi » qui signifie « pleins de douceur ». Ce changement permet d’éviter, à propos de la conduite des missionnaires, qu’on passe brusquement de la métaphore du petit enfant à celle de la nourrice qu’on lit dans le verset suivant. Voilà un argument qui pousse des biblistes à préférer le mot « êpioi ». Ainsi S. Légasse, Les épîtres de Paul aux Thessaloniciens, Cerf, Paris, 1999, p. 124.    

[17] Ainsi R. Fabris, 1-2 Tessalonicesi. Nuova versione, introduzione e commento, Paoline, Milano, 2014, p. 85.

[18] Pour les différentes significations du verbe grec « thalpo », cf. C. Spicq, Notes de lexicographie néo-testamentaire. Tome I, Éditions universitaires – Vandenhoeck & Ruprecht, Fribourg – Göttingen, 1978, p. 365s.

[19] Dans le texte grec, le sujet grammatical du verbe « agir » est, près probablement, la « parole » et non « Dieu ». Cf. E. von Dobschütz, Die Thessalonicher-Briefe, Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 1974, p. 105.

[20] Cf. S. Cipriani, Convocati dalla Parola. Riflessioni biblico-liturgiche. Ciclo A, Paoline, Roma, 1980, p. 459s.

[21] Cf. S. Grasso, Il Vangelo di Matteo: commento esegetico e teologico, Città Nuova, Roma, 2014, p. 662.

[22] Cf. U. Luz, Vangelo di Matteo. Volume 3. Commento ai capp. 18-25, Paideia, Brescia, 2013, p. 377s.

[23] L’expression « kai dysbastakta », c’est-à-dire « et difficiles à porter » manque dans certains manuscrits.

[24] Cf. S. Grasso, o. cit., p. 649.

[25] Ainsi O. Da Spinetoli, Matteo. Il vangelo della chiesa, Cittadella editrice, Assisi, 1983, p. 607.

[26] Carlo Maria Martini, Invocare il Padre. Preghiere, EDB, Bologna, 2012, p. 48s.