Eucharistie: 1 mars 2026
2ème dimanche de Carême
Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé. C’est lui en qui je trouve ma joie. Écoutez-le ! » (Mt 17,5)
Première lecture
La première lecture est une page du livre de la Genèse, une petite page mais très importante. C’est le récit de la vocation d’Abram. En effet, Dieu appelle Abram et lui dit : « Va ». Mais où aller ? Le texte nous le dit avec une expression spéciale : « Va vers toi-même » [1]. En effet, Abram pourrait penser que son pays lui appartient ; il pourrait penser être dépendant de sa famille et de sa maison paternelle. Mais il est invité à se séparer de tout ça[2] : « Va hors de ton pays et hors de ta famille et hors de la maison de ton père ! ». En suivant cette indication et en allant vers le pays que Dieu va lui montrer, Abram va… vers soi-même, Abram réalise soi-même.
La suite du texte nous présente le but prévu dans le projet de Dieu : la bénédiction. Dieu promet à Abram la bénédiction : « je te bénirai ». Dieu insiste sur la bénédiction : à côté de ce substantif, le verbe « bénir » revient quatre fois dans les versets 2 et 3. Et, dans le plan de Dieu, cette bénédiction transforme Abram et va se diffuser partout : c’est comme une lumière qui part d’Abram et atteint toutes les frontières de l’univers[3]. Les personnes qui vont accueillir Abram et vont le bénir seront bénies par Dieu. C’est ainsi que de l’homme béni jaillit une force de bénédiction sur les personnes qui sont autour de lui[4].
Voilà comment Dieu fait confiance à Abram, à chacune et à chacun de nous.
Lecture du livre de la Genèse (12,1-4)
1 Et dit, Yahvéh, à Abram : « Va vers toi-même, hors de ton pays et hors de ta famille et hors de la maison de ton père ! Va vers le pays que je vais te montrer. 2 Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai ; je ferai grand ton nom, et tu seras une bénédiction (pour les autres). 3 Je bénirai ceux qui te béniront, mais celui qui te refuse, je vais le rejeter. Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ».
4 Et s’en va, Abram, comme Yahvéh lui a dit. Et va avec lui son neveu Loth. Et Abram a 75 ans quand il quitte Haran.
Parole du Seigneur.
Psaume
Le psaume 33 est un hymne à Dieu. Et, pour célébrer Dieu, le poète a besoin de tout l’alphabet : voilà pourquoi il compose un texte « alphabétique » : le premier verset commence par la première lettre de l’alphabet, le deuxième par la deuxième lettre, et ainsi de suite jusqu’au verset 22 qui commence avec la vingt-deuxième et dernière lettre de l’alphabet hébraïque.
De ce psaume, nous lirons seulement trois strophes.
La première (vv. 4-5) annonce le thème de la louange : Dieu agit selon les justes dispositions qu’il a lui-même fixées ; sa parole est justice et toute son œuvre s’accomplit dans la fidélité. Enfin, en terminant sa strophe, le poète mentionne trois caractéristiques de Dieu : d’abord la justice, qui est une justice qui sauve, ensuite l’équité qu’il nous donne comme orientation pour notre vie ; enfin l’amour, un amour qui nous prend totalement et qui remplit toute la terre.
La partie centrale, qu’on ne va pas lire ce matin, célèbre Dieu comme créateur et seigneur de l’univers. Dieu a choisi un peuple comme sa propriété, mais il est très proche de chaque être humain ; en effet c’est lui qui a modelé notre cœur et qui nous accompagne dans nos œuvres. Dieu seul – et non le pouvoir et la force des armes – Dieu seul peut nous sauver.
Enfin, les deux strophes finales.
L’avant-dernière (vv. 18-19) s’ouvre avec le mot « voici ». Et à travers ce mot, le poète révèle une surprise : à nous qui sommes tenté(e)s de nous enfermer dans la résignation, le poète rappelle : « l’œil de Yahvéh est vers ceux qui le respectent, vers ceux qui attendent, intensément, la manifestation de son amour »[5]. A nous, donc, l’invitation à attendre intensément : Dieu va intervenir et nous délivrer de la mort, il va nous « faire vivre » même dans des temps de famine.
Dans la dernière strophe (vv. 20-22), le poète revient sur son invitation : de toute notre vie, nous devons espérer, passionnément, en Yahvéh (v. 20)[6]. En effet, ceux et celles qui mettent leur confiance en Dieu vont devenir une vraie communauté, une communauté qui peut prier : « Que ton amour, Yahvéh, soit sur nous ».
En écoutant passionnément la lecture du psaume, nous pouvons donc faire nôtre la dernière phrase du poète (v. 22). Je vous invite donc à intervenir, à la fin de chaque strophe, avec ces mots comme refrains :
Que ton amour soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
Psaume 33 (versets 4-5 ; 18-19 ; 20-22)
4 Oui, elle est droite, la parole de Yahvéh
et toute son œuvre s’accomplit dans la fidélité.
5 Il aime la justice et l’équité ;
de l’amour de Yahvéh la terre est remplie.
Refr. : Que ton amour soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
18 Voici : l’œil de Yahvéh est vers ceux qui le respectent,
vers ceux qui attendent, intensément, la manifestation de son amour,
19 pour délivrer leur être de la mort
et pour les faire vivre pendant la famine.
Refr. : Que ton amour soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
20 Notre vie espère, passionnément, en Yahvéh,
il est notre secours, et notre protection c’est lui.
21 Oui, notre cœur se réjouit en lui,
car nous avons mis notre confiance en son nom sacré.
22 Que ton amour, Yahvéh, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
Refr. : Que ton amour soit sur nous,
comme notre espoir est e toi !
Deuxième lecture
Dans la Deuxième lettre à Timothée, Paul – ou un de ses disciples – adresse à Timothée une exhortation affectueuse : « n’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur ». Et à la fin du même verset, on a une seconde exhortation. Mais, au lieu d’un impératif négatif, il y a maintenant un impératif positif : « prend part avec moi aux souffrances pour la cause de l’Évangile ». Et cette phrase a une densité extraordinaire : annoncer l’Évangile ce n’est pas ‘dire’ quelque chose ; au contraire, c’est participer aux souffrances que Jésus lui-même a vécues jusqu’au Calvaire[7]. Mais où trouver la force pour annoncer et vivre l’Évangile de cette manière ? L’auteur le dit en commençant son exhortation : cette force, cette puissance est « donnée par Dieu ».
Dans la suite de la page, l’auteur ne s’adresse plus à Timothée. Il s’unit à Timothée en utilisant le pronom personnel « nous ». Ce pronom englobe l’écrivain et son destinataire et … tous les croyants : « Dieu nous a sauvés », il nous a adressé un saint appel, c’est-à-dire un appel « pour que nous soyons à lui »[8]. Cette intervention de Dieu dans nos vies, nous dit encore la lettre, c’est un don totalement gratuit, un don que Dieu « nous a fait dans le Christ Jésus ». Cette décision, Dieu l’a prise depuis l’éternité. Mais cette décision est devenue visible, manifeste, « quand notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté ». Notre point de référence est donc dans l’histoire humaine de Jésus qui, en mourant, « a réduit à rien la mort et, à travers l’Évangile, il a fait briller la vie qui ne meurt pas ». Que ce regard vers la vie qui ne meurt, ce regard qui a motivé et réconforté Paul et Timothée[9] dans leurs souffrances, puisse illuminer aussi nos jours et nos angoisses.
De la Deuxième lettre à Timothée (1,8-10)
Mon fils bien-aimé, 8 n’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi qui suis en prison pour lui. Mais, conformément à la puissance donnée par Dieu, prend part avec moi aux souffrances pour la cause de l’Évangile.
9 Dieu nous a sauvés et il nous a appelés pour que nous soyons à lui. Il n’a pas fait cela à cause de nos actions, mais parce qu’il l’a décidé. C’est un don gratuit qu’il nous a fait dans le Christ Jésus, avant que le monde existe. 10 Maintenant, ce don est devenu manifeste quand notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté. C’est lui qui a réduit à rien la mort et, à travers l’Évangile, il a fait briller la vie qui ne meurt pas.
Parole du Seigneur.
Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.
De la nuée lumineuse, la voix du Père a retenti :
« Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé, écoutez-le ! » (cf. Mt 17, 5)
Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.
Évangile
La page de l’Évangile de ce matin a une structure très claire. Elle s’ouvre avec Jésus qui monte sur la montagne avec trois disciples et elle termine avec Jésus et les disciples qui descendent. Mais, en parlant de la montée et de la descente, Matthieu souligne l’intimité entre Jésus et les trois. Dans la montée, Jésus conduit les disciples « à l’écart » (v. 1). Dans la descente, Jésus exhorte les trois : « Ne dites à personne ce que vous avez vu » (v. 9). Les trois ne doivent rien dire « jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit relevé d’entre les morts ». En effet, ce que les disciples ont vu sur la montagne est, pour ainsi dire, un regard vers l’avenir final vers lequel Jésus est en chemin : la résurrection d’entre les morts.
Quant à l’événement central du récit, c’est-à-dire la transfiguration de Jésus, la narration de Matthieu nous donne d’abord trois éléments : le visage de Jésus brillant comme le soleil, ses vêtements blancs comme la lumière, et la rencontre de Jésus avec Moïse et Élie. Et cette rencontre est riche de sens. En effet Moïse et Élie ont vécu, dans leur vie, le refus et la persécution, donc un chemin semblable à celui de Jésus. Quant à leur fin, la tradition juive nous dit que Moïse et Élie ont été ravis au ciel[10]. Et ces deux personnages, qui représentent la Loi et les Prophètes de la tradition juive, « parlent avec Jésus ». D’autre part, pour ce qui en est de Jésus, il a fréquemment enseigné comment doit-on interpréter la Loi et les Prophètes.
Dans notre page de l’Évangile, la conversation de Moïse et Élie avec Jésus est interrompue par l’intervention de Pierre. D’abord, il considère Jésus comme « Seigneur » (v. 4), donc au niveau de Dieu lui-même. Ensuite, Pierre propose la construction de trois cabanes ; Pierre semble donc vouloir fixer sur terre cette révélation ‘céleste’.
Mais, immédiatement après l’intervention de Pierre, la narration continue avec le mot « voici », un mot qui sert pour introduire un événement surprenant. En effet, un nuage brillant couvre les disciples de son ombre. Dieu se révèle et, en même temps, comme un nuage et comme une ombre, Dieu se cache, il se présente comme insaisissable. « Et voici : une voix, venant du nuage ». Le Dieu qui se cache comme dans un nuage se révèle : il parle de soi-même et de Jésus en même temps : « Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé. C’est lui en qui je trouve ma joie ». Quant aux disciples, devant le mystère de Dieu, ils n’ont qu’une seule possibilité. Et c’est encore la voix de la nuée qui l’indique : « Écoutez-le ! ». Donc écouter Jésus.
Pour ce qui en est des disciples, la voix céleste les bouleverse : « ils tombent, face contre terre, saisis de peur, intensément ». Mais Jésus, avec un geste d’immense tendresse, s’approche des disciples, il les touche de sa main, il les encourage[11] et leur dit : « Relevez-vous et n’ayez pas peur ! ».
Laissons-nous prendre par cette parole de Jésus qui, devant le mystère de Dieu et de son Fils, vient nous prendre, nous aussi, par sa main pour nous encourager.
De l’Évangile selon Matthieu (17,1-9)
1 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques. Il les conduit sur une montagne haute, à l’écart. 2 Devant eux, Jésus est transfiguré. Et brille, son visage, comme le soleil, et ses vêtements deviennent blancs comme la lumière. 3 Et voici : aux trois disciples, apparaissent Moïse et Élie qui parlent avec Jésus.
4 Alors Pierre intervient et dit à Jésus : « Seigneur, c’est beau, pour nous, d’être ici. Si tu le veux, je vais faire ici trois cabanes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie ».
5 Pendant qu’il parle, voici : un nuage brillant les couvre de son ombre. Et voici : une voix, venant du nuage, dit : « Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé. C’est lui en qui je trouve ma joie. Écoutez-le ! » 6 Quand les disciples entendent cela, ils tombent, face contre terre, saisis de peur, intensément. 7 Et Jésus s’approche, il les touche et leur dit : « Relevez-vous et n’ayez pas peur ! » 8 Les disciples lèvent les yeux, et ils ne voient plus que Jésus, lui seul.
9 Et, pendant qu’ils descendent de la montagne, Jésus leur donne cet ordre : « Ne dites à personne ce que vous avez vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit relevé d’entre les morts ».
Acclamons la Parole de Dieu.
Prière d’ouverture
Nous te remercions, Seigneur Jésus, parce que tu nous appelles, chacun à sa façon.
Toi, qui nous connais, interviens afin que nous aussi
nous pouvions nous connaître à travers les Écritures.
Donne-nous d’être tous tendus vers toi
en sachant que chaque notre parole est déjà dans ton cœur
et que, avant même de la prononcer,
tu l’as déjà écoutée et exaucée dans ton amour infini.
Fais, ô Seigneur, que notre prière puisse monter vers toi
comme l’encens dans la liturgie sainte.
Nous nous adressons à toi, ô Père,
toi qui, à travers la parole de ton Fils, tu as créé, dans ce lieu,
une oasis de silence et d’écoute, de fraternité et de paix, à image de ton Royaume.
Nous désirons que la nôtre ne soit pas une expérience passagère,
mais que le silence et la communion fraternelle que nous vivons ici
puisse inonder aussi nos quartiers, pendant ce carême et pour toujours[12].
[Carlo Maria Martini, bibliste, cardinal, Italie, 1927-2012]
Prière des fidèles
* La première lecture nous a présenté Abram qui reçoit un message extraordinaire : partir vers le pays que tu lui montrais. Et, en allant vers ce pays, Abram va… vers soi-même, il va se réaliser. Donne-nous, Seigneur, la force d’écouter ta parole et de la suivre jour après jour. C’est ainsi que nous pourrons être nous-mêmes, tes filles, tes fils.
* Seigneur Dieu, nous savons que tu aimes « la justice et l’équité » et que de ton amour « la terre est remplie ». Que cette connaissance puisse transformer notre vie et l’orienter toujours vers toi. Que nous puissions avouer, comme le psaume nous l’a appris, « Notre vie espère, passionnément, en Yahvéh ». Seulement ainsi nous pourrons affronter avec confiance les difficultés que chaque jour nous présente.
* La deuxième lecture nous parle de Timothée – son nom signifie « celui qui honore Dieu » – et aussi de chacune et de chacun de nous. Comme Timothée, nous sommes invité(e), parfois même dans les souffrances, à nous engager « pour la cause de l’Évangile ». Si nous nous engageons pour la cause de l’Évangile, nous allons découvrir notre intimité avec Dieu. En effet, la lettre a Timothée nous assure : « Dieu nous a sauvés et il nous a appelés pour que nous soyons à lui ». Que cette intimité nous encourage, jour après jour, dans notre engagement à vivre l’Évangile.
* Sur la montagne, Seigneur, tu nous as révélé l’identité de Jésus : « Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé. C’est lui en qui je trouve ma joie. Écoutez-le ! » En effet, tu trouves en lui ta joie et tu nous invites à l’écouter. Donne nous cette attention – une attention constante – à sa parole. Et alors nous pourrons constater que celui en qui tu trouves ta joie est, en même temps, celui dans lequel nous trouvons notre joie, notre joie chaque jour.
[1] Pour cette expression qu’on peut qualifier comme “dativus ethicus”, cf. L. Koehler – W. Baumgartner, Lexicon in Veteris Testamenti libros, Brill, Leiden, 1958, p. 462ss, sous la voix « le ».
[2] Cf. A. Wénin, Da Adamo ad Abramo o l’errare dell’uomo. Lettura narrativa e antropologica della Genesi. I, Genesi 1,1-12,4, EDB, Bologna, 2008, p. 169s.
[3] La Bibbia di Gerusalemme. Antico Testamento. Il Pentateuco (Parte I). Genesi. Esodo, Commenti di G. Ravasi, Edizione speciale per il Corriere della Sera, Milano, 2006, p. 478.
[4] C. Westermann, Genesi, Edizioni PIEMME, Casale Monferrato, 1989, p. 110.
[5] Le verbe « attendre » utilisé aux versets 18 et 22, comme le verbe « espérer » du v. 20, est utilisé avec une conjugaison intensive. Pour la valeur de cette conjugaison, cf. P. Joüon, Grammaire de l’hébreu biblique, Institut biblique, Rome, 1947, p. 115s. Cf. aussi H. Bauer – P. Leander, Historische Grammatik der hebräischen Sprache des Alten Testaments, Olms Verlag, Hildesheim . Zürich . New York, 1991, p. 323ss.
[6] Pour ce verbe, cf. G. Ravasi, Il libro dei Salmi. Commento e attualizzazione. Volume 1. Salmi 1-50, EDB, Bologna, 2015, p. 607. Cf. aussi Ch. Barth, hâkah, dans Theologisches Wörterbuch zum Alten Testament, in Verbindung mit G. W. Anderson… [et al.], hrsg. von G. J. Botterweck, H. Ringgren und H.-J. Fabry, Kohlhammer, Stuttgart, Band II, 1977, col. 916s.
[7] Cf. C. Spicq, Saint Paul. Les épîtres pastorales, Gabalda, Paris, 1969, p. 712.
[8] Pour l’expression « pour que nous soyons à lui », cf. La Bible. Ancien Testament, intégrant les livres deutérocanoniques, et Nouveau Testament. Parole de vie, Alliance biblique universelle, Villiers-le-Bel, 2000, p. 282.
[9] Cf. M. Gourgues, Les deux lettres à Timothée. La lettre à Tite, Cerf, Paris, 2009, p. 255.
[10] Pour Élie, cf. 2 Rois 2,11. Pour Moïse, cf. Flavius Joseph, Antiquités bibliques 4, 323-324. Cf. S. Grasso, Il Vangelo di Matteo: commento esegetico e teologico, Città Nuova, Roma, 2014, p. 520.
[11] Ibid., p. 522.
[12] C. M. Martini, Invocare il Padre. Preghiere, EDB, Bologna, 2012, p. 175.
